Accidents sur nos routes : la cause aux insouciants, aux indifférents et aux irresponsables !

Par DEFIMEDIA.INFO . O commentaire
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Les accidents sur nos routes s’enchaînent et la liste des victimes s’allongent de jour en jour. Mais les accidents n’impliquent pas que les automobilistes, de nos jours, puisque le nombre de piétons tués sur nos routes est en hausse ces dernières années. Il y a quelques semaines de cela,  un habitant de Pailles a été heurté de plein fouet par un van sur la nationale, à Camp-Chapelon, alors qu’il traversait l’autoroute. Il a ainsi laissé derrière lui des enfants âgés de 4 à 16 ans et une compagne enceinte.

Il est vrai que de telles pertes de vie humaines dans des circonstances aussi atroces, soudaines et brutales n’est pas chose facile à surmonter pour les familles et les proches de la (des) victime(s). Mais il serait  également hypocrite et naïf de ne pas soulever l’insouciance et l’indifférence, que ce soit des automobilistes ou même des piétons, quant au respect des mesures et des lois qui les protègent.

Prenons le simple exemple de la région de Pailles, de Guibies et de Camp-Chapelon. Le grillage vert, qui avait été installé en 2012, longeant ainsi l’autoroute M1 sur plus ou moins 2,1 Km entre Pailles et Camp Chapelon et qui aurait coûté la bagatelle de Rs 2,3 millions à l’état, donc aux contribuables, fut vandalisé à plusieurs reprises dans plusieurs endroits, avec d’énormes trous pour permettre aux habitants de passer. Des dommages causés par les habitants même de la région, malgré plusieurs réparations.

Un acte de vandalisme qui pousse, certes, les piétons à ne pas utiliser les flyovers de la région, mais également à une attitude de « JE M’EN FOUTISME », qu’il est impératif de déplorer, à l’égard des autorités et surtout de leur sécurité.

Ceux qui prennent le M1 pour venir vers Port Louis ou monter vers Pailles et Réduit voient chaque jour des piétons inconscients, comme des mères de familles avec leurs enfants dans les bras, qui traversent les six à huit voies composant l’autoroute à cette hauteur.

Alors que des flyovers ont été construit suite à la requête et l’exigence même des habitants, après que des accidents fatals et des émeutes aient eu lieu dans les années 90. Une situation qui cause toujours et chaque jour pas mal d’inconvénients aux automobilistes, mais également aux deux-roues.

Parlons-en des deux-roues, eux qui s’en servent de ces flyovers pour traverser d’une cité à l’autre dans cette périphérie, alors qu’ils ne sont pas autorisés à faire ainsi. Avez-vous remarqué que depuis le début de 2015, la majorité des motocyclistes ne semble plus porter de gilet réfléchissant pendant la soirée ?

Une mesure et une loi dont le gouvernement avait revu la copie au début de 2014, obligeant les motocyclistes - pour les protéger-  à porter des gilets réfléchissants sur la route durant la nuit seulement ; c’est-à-dire à compter d’une demi-heure après le coucher du soleil jusqu’à une demi-heure avant son lever.

Ce qu’on voit depuis ces dernières années donne l’impression, par contre, qu’une partie des conducteurs des deux-roues préfèrent faire les imprudents en sous-estimant les risques quand ils prennent la route. Ainsi, ils font ce qu’ils veulent sur nos routes, qui ressemblent de nos jours à une jungle, alors qu’ils sont les usagers les plus vulnérables.

Alexandre Laridon

Il est clair et net que l’irresponsabilité est en train de primer et les gens ne semblent pas vouloir changer leur comportement et leur attitude. Du début de 2017 à ce jour, plus de 140 personnes ont perdu la vie sur nos routes dans beaucoup d’accidents graves impliquant des motocyclistes, dû au manque de visibilité et surtout, des piétons, avec le cas le plus récent qui est celui de Camp-Chapelon. Pendant la même période l’an dernier, on dénombrait plus ou moins 110 morts, ce qui représente une hausse alarmante des accidents fatals sur nos routes.

Encore combien de morts fatals, d’accidents atroces, de pertes de nos proches, des membres de notre famille, des jeunes pères et des mères devront nous avoir sur notre conscience pour que LE CITOYEN commence à respecter les lois et les règles de la route qui le protègent, à prendre conscience de ses devoirs et ses responsabilités dans la société et à avoir un comportement de civisme dans la vie quotidienne / publique, pour que l’intérêt général puisse l’emporter sur les intérêts particuliers de ces insouciants, de ces indifférents et de ces irresponsables ?  Sinon, l’hécatombe continuera sur nos routes…

Par Alexandre Laridon