Administrations régionales : chamboulement à la tête du conseil de district de Moka

Par Cedric Ramasawmy O commentaire

Revirement de situation au District Council de Moka le lundi 5 février. Après son intronisation, le 22 décembre 2016, le président Nunkoomar Balloo a soumis sa démission. Le vice-président Vijay Busawon lui a emboîté le pas.

Le président sortant Nunkoomar Balloo a-t-il subi des pressions pour quitter son poste ? Si certains affirment que c’est vrai et que le vice-président sortant parle d’un arrangement, l'intéressé, lui, refuse de dévoiler les raisons de sa démission. Celui qui a succédé à Renganaden Sooben au poste de président du conseil de district de Moka ne souhaite pas commenter la situation. « Je ne ferai pas de déclaration pour le moment. L’élection du nouveau président aura lieu ce vendredi. »

De son côté, le vice-président sortant Vijay Busawon dément qu’il y a eu des pressions. « Il ne faut pas oublier que Balloo et moi avons été élus à l’unanimité en décembre 2016. Il y avait un arrangement qu’il occuperait le poste de président, en 2017 et 2018, et que je devais lui succèder. Il a tenu sa promesse. »

D’ailleurs, Vijay Busawon, représentant du village de Saint-Pierre, est pressenti pour occuper ce fauteuil présidentiel. « J’ai lutté pour le conseil et pour mon village. Cette année, je devais entamer ma quatrième année à la vice-présidence. Mais il était convenu que j’accède à la présidence en 2018. Si tout se passe comme prévu, je serai le premier conseiller du village de Saint-Pierre qui sera à la présidence du conseil de district de Moka. »

Certains conseillers sont contre cette passation des pouvoirs. Ils ont d’ailleurs déposé une motion de blâme contre Vijay Busawon le 5 février au matin. « Nous n’avons rien contre Vijay Busawon personnellement. Nous sommes contre le fait qu’il occupe toujours un poste-clé depuis quatre ans. Il faut donner la chance aux autres. Malheureusement, le président a subi des pressions pour démissionner alors que notre motion de blâme n’a pas été validée. Ils ont refusé notre lettre, en raison des mots qu’ils jugent inappropriés », déplore un des opposants.