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Affaire Dufry et coffres-forts : Ramgoolam au tribunal de Curepipe ce mardi

Les déboires de l’ancien chef du gouvernement sont loin d’être terminés. Navin Ramgoolam comparaîtra en cour de Curepipe, ce mardi 18 octobre, pour répondre à une accusation de blanchiment d’argent et deux autres charges dans l’affaire Dufry.

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Il est poursuivi sous une charge provisoire de blanchiment d’argent dans le cadre de la saisie de Rs 220 millions dans des coffres-forts à son domicile. L’ancien Premier ministre fait aussi l’objet de poursuite sous deux charges provisoires de «bribery for procuring contracts» et «conspiracy to commit money laundering» dans l’affaire Dufry.

Ramifications internationales

Lors d’une précédente audience, le chef inspecteur Dharmendra Nutchetrum, affecté au Central Criminal Investigation Department avait été assigné pour indiquer où en était l’enquête concernant la saisie de Rs 220 millions dans les coffres-forts de Navin Ramgoolam, en février 2015, et l’affaire Dufry. Il avait souligné que ces deux enquêtes sont complexes. Il avait aussi avancé que ces deux affaires ont des ramifications internationales et que la police fait tout pour boucler l’enquête dans un délai raisonnable.

Selon l’accusation, il est reproché à Navin Ramgoolam d’avoir été en possession de plus de Rs 4 millions, en roupies mauriciennes et en devises étrangères, et d’une somme de Rs 200 millions, soupçonnée d’être le produit de la corruption et de pots-de-vin. Ces montants ont été saisis lors d’une perquisition effectuée à son domicile à Riverwalk, Floréal, le 6 février 2015.

Dans l’affaire Dufry, Navin Ramgoolam est provisoirement accusé de « bribery for procuring contracts » et « conspiracy to commit money laundering ». Sous la première charge, Navin Ramgoolam est accusé d’avoir, entre août 2011 et décembre 2014, et en sa capacité de Premier ministre, sollicité des pots-de-vin pour le compte d’autres personnes. Sous la deuxième charge, il lui est reproché d’avoir comploté avec la femme d’affaires Nandanee Soornack et d’autres personnes pour blanchir Rs 100 millions.

Rappelons que Navin Ramgoolam est toujours poursuivi pour entente délictueuse dans l’affaire Roches-Noires. L’ancien Premier ministre fait aussi l’objet de poursuite sous les charges provisoires d’entente délictueuse et de ‘influencing public official’ dans l’affaire Betamax. Il est reproché à Navin Ramgoolam d’avoir exercé des pressions sur l’ancien ministre Mahen Gowressoo pour qu’il favorise Veekram Bhunjun, directeur de Betamax, pour l’obtention d’un contrat passé avec la State Trading Corporation pour le transport de produits pétroliers. Par contre, les charges provisoires retenues contre l’ex Premier ministre dans les affaires Bramer House et d’allocation de terres de l’Etat à des proches ont été rayées.

 

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