Affaire Soornack - Sanjive Oogarah : «Je prendrai des actions légales»

Par Le Défi Quotidien O commentaire
Nandanee Soornack

Les allégations de Nandanee Soornack lors de sa conférence de presse ont touché plusieurs personnes et institutions. Son ex-époux pense notamment contre-attaquer à travers la justice.

Après l’État Mauricien, c’est l’ex-époux de Nandanee Soornack qui devrait la traîner en justice. C’est du moins ce qu’a affirmé Sanjive Oogarah au Défi Quotidien. La raison ? Les propos tenus par son ex-femme à son égard, lors de sa conférence de presse le mercredi 19 avril, notamment concernant le fait qu’il était principal responsable de leur divorce et qu’il s’était remarié un mois après, sans compter que c’est lui qui avait payé pour les travaux Gamma Civic pour leur maison.

« Cela fait dix ans et je me suis remarié, confie Sanjive Oogarah. J’ai refais ma vie. Je consulterai mes avocats et je prendrai des actions légales. Mon passé est derrière moi. J’en ai fini avec elle (Nandanee Soornack , NdlR). Pourquoi elle me traîne dans tout cela et fourre son nez dans ma vie privée ? » Sanjive Oogarah indique qu’après avoir consulté sa femme sur la question, ils ont décidé ensemble de contre-attaquer.

« Je suis tranquille dans ma maison et elle commence à l’ouvrir. Je vais la poursuivre pour diffamation », ajoute l’ex-époux de Nandanee Soornack.

« C’est faux de dire que c’est moi qui ai payé pour les travaux à notre maison, explique Sanjive Oogarah. J’ai encore les reçus avec sa signature pour prouver le contraire. » Mais il n’a pas été en mesure de produire les reçus en question au Défi Quotidien. Par contre, d’autres réfutations sont documentés.

Nandanee Soornack avait affirmé que son ex-compagnon s’était remarié deux mois après leur divorce. Pourtant, le divorce a été prononcé par le juge Balgobin le 4 juin 2008 et Sanjive Oogarah, acte de mariage faisant foi, ne s’est remarié que le 23 mars 2009, soit neuf mois après.

« Elle dit que je suis responsable de la rupture et que je connaissais ma deuxième épouse depuis le collège, déclare Sanjive Oogarah. Ce sont des mensonges. »


Terres de l’État : une réponse parlementaire corrobore la version de la femme d’affaires

Showkutally Soodhun a-t-il repris de force les 30 arpents octroyés à Nandanee Soornack et à Rakesh Gooljaury à Palmar ou ces derniers les ont-ils retournés de leur plein gré ? La femme d’affaires a donné une version diamétralement opposée à celle de Showkutally Soodhun. Elle a affirmé avoir retourné ces terres en 2013, faute d’avoir pu les développer à cause de l’absence de routes d’accès. 

Une réponse donnée au Parlement, le 23 avril 2013, par Abu Kasenally, alors ministre du Logement, corrobore sa version : « Mr Speaker, Sir, the company was getting difficulty in obtaining all the necessary permits as well as the access issue and they decided in April 2012 to withdraw from the project and returned the land to the State. » 

Deux jours après sa prestation de serment, Showkutally Soodhun avait dit à la presse qu’il avait « arraché » des terres de l’État à des agents du Parti travailliste. Parmi : les 30 arpents de Pride Bridge, société liée au tandem Gooljaury–Soornack. Le ministère avait dit que c’est en se prévalant des conditions non respectées qu’il avait agi.

Par ailleurs, le fait que Pride Bridge, qui avait obtenu le bail, ait été dissoute en janvier 2014 brouille davantage les pistes. Une demande de winding up pour Pride Bridge avait été faite au Registrar le 20 janvier 2014, avant même que la firme ait eu le temps d’opérer.

Samad Goolamally nie être un intermédiaire

L’avocat Samad Goolamally aurait contacté Nandanee Soornack pour la convaincre de faire des révélations sur Navin Ramgoolam. C’est du moins ce que la femme d’affaires a dit à la presse à Milan. Dans une déclaration à Radio Plus, l’homme de loi réfute les allégations de la femme d’affaires. Il affirme que c’est l’inverse qui s’est produit par personne interposée : « Je ne connais pas Nandanee Soornack. C’est totalement faux de dire que je l’ai encouragée à faire de fausses déclarations. C’est un membre de sa famille qui m’a contacté. Mais je ne peux pas en dire plus à cause du devoir de secret d’avocat. Mais si elle est vraiment innocente, qu’elle rentre à Maurice ! »

La réaction de Ramgoolam attendue ce vendredi

Navin Ramgoolam prolonge toujours le silence après la conférence de presse de Nandanee Soornack. Le Défi Quotidien a vainement tenté d’obtenir sa réaction. Le leader du Parti travailliste animera un congrès dans la circonscription numéro 2 ce vendredi 21 avril, à 20 h 15, à la rue Crimea, Vallée-Pitot. Selon son entourage, il pourrait intervenir sur la question et sur l’allocation du contrat de la Tropical Times.