Agression : il tente d’étrangler sa femme pour une histoire de nourriture

Par Reshad Toorab O commentaire
Amrita

Il y a plus de larmes et de tristesse que de joie dans le foyer d’Amrita, 45 ans, habitant un faubourg de la capitale. Depuis qu’elle s’est mariée il y a seize ans, son mari lui en a fait voir de toutes les couleurs. Ensemble, ils ont eu deux enfants.

Amrita, 45 ans, a porté plainte pour la énième fois contre son époux pour agression et menaces de mort. L’incident s’est produit le mardi 23 janvier dernier après qu’elle a préparé un curry de poisson. L’aide-chauffeur de 46 ans, qui est porté sur la bouteille et qui partage la couche de la quadragénaire, a été arrêté le lendemain et placé en détention.

La Portlouisienne l’a accusé d’avoir tenté de l’étrangler. Les deux enfants, âgés de 15 ans et 10 ans, n’ont pas hésité à porter plainte eux aussi contre leur père, l’accusant de se balader nu devant eux et d’avoir uriné dans la maison. Les querelles sont fréquentes su sein du couple, mettant en alerte les voisins. Ces derniers n’osent toutefois pas intervenir à cause du mauvais caractère du mari.

« Mo bolom pa donn kas nanie dan lakaz. Ena zour li les nou san manze. Bizin al rode ar bann pros pou kapav kwi kit soz. Kas ki li gagne li fini al bwar rom », déplore la quadragénaire.

Elle raconte qu’il était environ 16 heures, le mardi 23 janvier, lorsque son mari lui a demandé de lui servir sa nourriture. Insatisfait de la portion qui lui a été offerte, il a demandé à Amrita de lui en apporter une nouvelle. Mais quand cette dernière lui a répondu qu’il n’y en avait pas suffisamment et que ce qui restait du mets serait servi pour le repas du soir, le conjoint s’est fâché. Il a commencé à la frapper.

Diabétique

« Linn zet mwa anba ek linn rod trangle mwa. Apre linn dir mwa ek bann zanfan sort dan lakaz ale. Linn tir so linz ek linn mars touni dan lakaz devan zanfan. Linn mem fer pipi dan lakaz », confie Amrita. Elle a porté plainte. Des policiers se sont, par la suite, rendus au domicile du couple. Ils ont parlé au mari, mais ne l’ont pas appréhendé. Le même jour, vers minuit, ce dernier a ouvert la porte pour laisser la quadragénaire et les enfants entrer. Il avait mangé seul tout le repas. « Trwa ou kat fwa par semenn, li met nou dormi deor. Li tro violan pou koz avek li », poursuit Amrita.

Selon Amrita, elle avait été forcée de se marier avec l’homme qui est la cause de tous ses tourments aujourd’hui. Le jour même du mariage, dit-elle, elle a subi la violence de son époux. Elle avait même voulu mettre fin à ses jours. Dépitée, elle aimerait bien vivre ailleurs avec ses enfants, mais les moyens lui font défaut. La maison dans laquelle elle vit appartient à son époux qui l’a obtenue en héritage.

Au lendemain de l’incident, Amrita s’est rendue à la Child Development Unit (CDU) et au Family Support Bureau où elle a porté plainte. À la suite de l’intervention de la CDU, l’époux a été arrêté. Amrita, qui est diabétique, perçoit une allocation sociale pour ses deux enfants. Elle a été plusieurs fois hospitalisée après avoir été frappée par son mari. Elle lance un appel à tous ceux qui voudraient bien lui venir en aide pour qu’elle puisse faire ses provisions et offrir du matériel scolaire ainsi que des chaussures à ses enfants.

50 ans de l’Indépendance

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