Airports of Mauritius Ltd : Johnny Dumazel poussé vers la sortie

Par Thierry Laurent O commentaire
L’aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR) à Plaisance

La direction d’Airports of Mauritius Ltd s’apprête à vivre des chamboulements après la démission imminente de son Chairman Johnny Dumazel. Sa performance, dit-on au Bureau du Premier ministre, laissait à désirer.

Nommé au poste de président du conseil d’administration d’Airports of Mauritius Ltd (AML) le 11 mars 2017, Johnny Dumazel est sur la liste de départ.  Une source proche de la direction d’AML explique qu’il n’y a rien d’officiel en ce sens pour le moment, « mais c’est dans l’air » car il s’agit du Talk of the Town. Du côté de l’Hôtel du gouvernement, on laisse entendre que la démission de Johnny Dumazel était attendue depuis le vendredi 2 février.

« Le message a été passé pour qu’il prenne la porte de sortie », confie-t-on au Défi Quotidien. Cette même source ne manque pas de faire ressortir que ce « départ forcé » de Johnny Dumazel s’inscrit dans la logique du discours prononcé par Pravind Jugnauth, Premier ministre et ministre des Finances, le 24 janvier dernier, à Le Hochet. C’était dans le cadre de la cérémonie de pose de la première pierre d’un projet résidentiel.

Le Premier ministre n’avait pas manqué d’exprimer son mécontentement concernant la performance de certains nominés politiques qui ne parvenaient pas, selon lui, à réaliser les objectifs fixés par le gouvernement. On avait annoncé, après ce discours, que plusieurs têtes dans les institutions gouvernementales tomberaient. Johnny Dumazel est le premier à en faire les frais.

Si au niveau du Prime Minister’s Office (PMO) on préfère, pour l’heure, rester évasif sur les raisons de ce « départ forcé », du côté des employés et des syndicats, on affirme que les agissements de Johnny Dumazel ont régulièrement été dénoncés auprès du PMO. On lui reprocherait notamment de vouloir s’impliquer dans l’exécutif, ce qui ne serait pas dans son mandat.

«Mauvais signal»

Atma Shanto, président du Front des travailleurs unis et négociateur syndical chez AML, explique que la nomination de Johnny Dumazel était déjà un mauvais signal « car il s’agissait d’une simple et pure nomination politique ». Et d’ajouter qu’AML se transformait peu à peu en une institution au service du Mouvement socialiste militant, ce qui est un mauvais signal pour la santé de l’établissement. Le Défi Quotidien a tenté, à travers plusieurs moyens, d’obtenir les explications de Johnny Dumazel, mais en vain.