Allocation des étals à la foire de Flacq : Jean Patrick dénonce l’absence de transparence

Par Reshad Toorab O commentaire
Jean Patrick Arnaud Lieutier.

Il occupe un étal à la foire de Flacq. Cette attribution n’aurait pas respecté les règlements et procédures. Il est sommé de partir. Cet artisan demande justice et respect.

Jean Patrick Arnaud Lieutier est âgé de 34 ans. Cet habitant de Camp-de-Masque confectionne des bijoux artisanaux. Il est inscrit auprès de la Small and Medium Enterprises Development Authority

(Smeda). Il avait entrepris des démarches auprès du conseil de district de Flacq pour obtenir un étal dans la section Handicraft à la foire de Flacq.

« J’ai approché un inspecteur au conseil de district pour m’informer comment obtenir un étal car j’ai constaté que plusieurs étaient vides. L’inspecteur m’a répondu qu’il n’y avait aucune table disponible et m’a suggéré de voir auprès du propriétaire de l’étal No 6** si ce dernier allait me sous-louer son étal… »

Ainsi, depuis 2013, il dit avoir occupé l’étal no 6**. « Je pensais que tout était en règle, jusqu’à ce que j’ai appris que la sous-location d’un étal était illégale. Je suis allé voir l’inspecteur du conseil de district qui m’a recommandé d’aller voir le propriétaire de l’étal 6**. Je me suis douté qu’il y avait anguille sous roche. Après quelques mois, l’inspecteur m’a pris en contravention et m’a demandé de cesser d’occuper cet étal. J’ai refusé d’obtempérer et réclamé le respect de mes droits. Je suis d’autant plus remonté que ce monsieur a tenu des propos racistes. Des propos que j’ai enregistrés pour les communiquer au président du conseil de district, mais je n’ai jamais obtenu de rendez-vous avec ce responsable », soutient Jean Patrick.

Sondage et méritocratie

Cet habitant de Camp-de-Masque ajoute que le conseil de district de Flacq aurait effectué un sondage / étude, en 2017, pour déterminer le nombre et l’identité de ceux qui occupent les étals que le conseil a alloués. « Cette étude, en quelque sorte, visait à promouvoir la méritocratie. L’inspecteur m’a dit que je devais signer une sorte de registre de présence durant trois mois. Une procédure qui permettrait de contrôler qui occupe vraiment ces étals. J’ai suivi les procédures pendant un an et voilà maintenant qu’on vient me dire que je ne pourrais plus occuper cette table au marché parce que le bénéficiaire de cet étal viendrait l’occuper lui-même. C’est injuste. »

Jean Patrick s’estime victime d’une politique de deux poids, deux mesures. Il allègue que « beaucoup de ceux qui ont bénéficié d’un étal dans cette foire n’en ont pas vraiment besoin, ayant déjà un autre business et cela affecte les marchands qui en ont vraiment besoin. Je suis connu dans la vente de colliers et autres bijoux que je fabrique moi-même. Aujourd’hui, je risque de me retrouver à la rue. J’ai soulevé ce problème de sous-location d’étal et je me suis battu pour que cette pratique cesse et je risque maintenant d’être victime d’un abus. »
La rédaction a évoqué ce cas avec le président du conseil de district de Flacq. Vikram Hurdoyal dit ne pas être au courant de ce problème. Il a invité Jean Patrick à venir lui déposer ses doléances et une enquête sera ouverte par la suite.