Anil Gayan : «Il semblerait que les Mauriciens aiment les dinosaures»

Par Patrick Hilbert O commentaire
Anil Gayan

La dernière conférence de presse du gouvernement pour 2017 était axée sur la partielle dans la circonscription Belle-Rose / Quatre-Bornes (No 18)  qui a été remportée, lundi, par Arvin Boolell, du Parti travailliste.

« Il semblerait que les Mauriciens aiment les dinosaures », a ironisé Anil Gayan, porte-parole du gouvernement et ministre du Tourisme, vendredi après-midi, à son bureau au Paille-en-Queue Court, à Port-Louis. Il ciblait Roshi Bhadain, leader du Reform Party, qui a terminé à la troisième place, très loin derrière Arvin Boolell en matière de nombre de votes recueillis. Pour lui, Roshi Bhadain « est très naïf. Il a payé le prix de son arrogance. Il a choisi de mener campagne contre les dinosaures ».

Pour le ministre du Tourisme, on peut très bien être populaire sur Facebook, mais « une élection se joue sur le terrain et non pas virtuellement ». Le porte-parole du gouvernement souhaite que, dorénavant, Roshi Bhadain continue à faire de la politique, mais « avec un peu plus d’humilité ». Ce dernier, selon le ministre, croyait qu’il allait être le candidat unique de l’opposition contre un candidat du gouvernement.

Les plus grands perdants de cette bataille électorale restent le Mouvement militant mauricien (MMM) et le Parti mauricien social-démocrate (PMSD), selon Anil Gayan. Et de préciser qu’un leader d’un parti de l’opposition, qui n’est plus au parlement depuis 2014, en l’occurrence Navin Ramgoolam, a choisi de ne pas poser sa candidature. « C’est la première fois qu’une autre personne a été désignée comme candidat » dans cette circonstance.

Anil Gayan précise que le gouvernement n’avait absolument aucune raison d’aligner un candidat. Pris par d’autres priorités, faire campagne au No 18 aurait été une perte de temps. « La démocratie est qu’on doit respecter le verdict populaire. Il n’y avait pas d’enjeu pour le gouvernement. Nous avions déclaré dès le départ que nous ne prenions pas part à cette partielle, sinon notre participation aurait été mal interprétée. Mezir ki nou ti pou pran ti pou pass kouma bribe elektoral », explique le ministre du Tourisme.

Dans l'ensemble, Anil Gayan estime qu’il y a eu beaucoup de bonnes notes au niveau de l’action gouvernementale.