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En attendant le test du 1er-mai
- By Subash Gobine
- Published 29th March, 2008
- Politique
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Face à ce souci stratégique, il y a quand même la nécessité tactique de participer à la bataille des foules du 1er-Mai. Car suivant l’épreuve du 1er-Mai, le poids électoral de chaque parti sera pesé et analysé minutieusement comme article de marchandage dans une future alliance. Il y a donc l’impératif pour chacun de réunir une ‘grande foule’.
Dans le passé, au temps où sir Anerood Jugnauth dirigeait le pays, la campagne du 1er-Mai débutait en janvier même, avec une série de congrès et autres réunions dans les 20 circonscriptions du pays. Toute la campagne de mobilisation débouchait sur le grand rassemblement du 1er-Mai. La campagne du MSM invitait une vive réplique de la part de ses adversaires.
La campagne du 1er-Mai 2008 a semblé connaître un moment de vive excitation quand le MMM a lancé sa campagne de déstabilisation de l’Alliance sociale. En effet, en opérant une brèche dans l’alliance gouvernementale, le MMM a créé l’impression que Navin Ramgoolam était en difficulté, contesté dans le gouvernement même, avec son alliance en voie de désintégration. Les rencontres avec Reza Issack et la révocation de Madan Dulloo étaient des événements annonciateurs d’une déstabilisation du gouvernement.
Puisque le Parlement se rencontrait dans le sillage de la révocation de Dulloo, on s’attendait à des étincelles, avec le Premier ministre et les ministres assaillis par l’Opposition. Or, on a assisté à un véritable anticlimax ce mardi 25 mars. Un Dulloo aussi modeste que Balkissoon Hookoom a pris place entre Ashock Jugnauth et Maurice Allet. On a été donc privé d’un spectacle Dulloo, casseur de baraque. Quant à la Private Notice Question du leader de l’Opposition lui-même, Paul Bérenger, a plutôt donné
l’occasion au Premier ministre d’agir et de parler comme un véritable homme d’État, à la fois rassembleur et réformateur historique. Le ton adopté par Paul Bérenger, l’utilisation des expressions gentilles comme “I beg the Prime Minister”, tout cela a simplement fait perdre leurs illusions à ceux qui avaient cru voir le MMM engagé dans une campagne de déstabilisation réelle de Navin Ramgoolam.
Le MSM, de son côté, a évité des coups d’éclat et joué ses cartes avec prudence. Navin Ramgoolam aurait eu des soucis à se faire si jamais une alliance avait réuni le MMM et le MSM et que ces deux partis s’étaient mis à alimenter une campagne d’agitation contre l’Alliance sociale. Ce n’est pas les munitions qui manquent. La grande réussite de Navin Ramgoolam aura été de maintenir une profonde division dans les rangs de l’Opposition. Le MMM, tout comme le MSM, évite encore d’affronter directement et personnellement le chef de file de l’Alliance sociale.
Changer la donne
Les inondations tragiques du jeudi 27 mars vont changer la donne, avec des attaques musclées venant de l’Opposition. Mais, encore une fois, c’est Dharam Gokhool qui en sortira endommagé. Pas Navin Ramgoolam. L’épreuve du 1er-Mai sera loin d’être l’apothéose d’une vigoureuse campagne de mobilisation des troupes. Tout se résumera à la capacité de chaque parti d’organiser le transport des fidèles vers le lieu de rassemblement. Tout succès d’affluence dépend surtout des incitations qui sont utilisées pour convaincre les partisans à se déplacer. Quant aux ‘battère-bus’ sans loyauté politique déterminée, les rabatteurs trouveront les astuces nécessaires à les inciter à monter prendre place dans le bus, retrouver son véhicule particulier après le meeting, sinon on risque de rater la fête à la plage.
Dans le passé, au temps où sir Anerood Jugnauth dirigeait le pays, la campagne du 1er-Mai débutait en janvier même, avec une série de congrès et autres réunions dans les 20 circonscriptions du pays. Toute la campagne de mobilisation débouchait sur le grand rassemblement du 1er-Mai. La campagne du MSM invitait une vive réplique de la part de ses adversaires.
La campagne du 1er-Mai 2008 a semblé connaître un moment de vive excitation quand le MMM a lancé sa campagne de déstabilisation de l’Alliance sociale. En effet, en opérant une brèche dans l’alliance gouvernementale, le MMM a créé l’impression que Navin Ramgoolam était en difficulté, contesté dans le gouvernement même, avec son alliance en voie de désintégration. Les rencontres avec Reza Issack et la révocation de Madan Dulloo étaient des événements annonciateurs d’une déstabilisation du gouvernement.
Puisque le Parlement se rencontrait dans le sillage de la révocation de Dulloo, on s’attendait à des étincelles, avec le Premier ministre et les ministres assaillis par l’Opposition. Or, on a assisté à un véritable anticlimax ce mardi 25 mars. Un Dulloo aussi modeste que Balkissoon Hookoom a pris place entre Ashock Jugnauth et Maurice Allet. On a été donc privé d’un spectacle Dulloo, casseur de baraque. Quant à la Private Notice Question du leader de l’Opposition lui-même, Paul Bérenger, a plutôt donné
Le MSM, de son côté, a évité des coups d’éclat et joué ses cartes avec prudence. Navin Ramgoolam aurait eu des soucis à se faire si jamais une alliance avait réuni le MMM et le MSM et que ces deux partis s’étaient mis à alimenter une campagne d’agitation contre l’Alliance sociale. Ce n’est pas les munitions qui manquent. La grande réussite de Navin Ramgoolam aura été de maintenir une profonde division dans les rangs de l’Opposition. Le MMM, tout comme le MSM, évite encore d’affronter directement et personnellement le chef de file de l’Alliance sociale.
Changer la donne
Les inondations tragiques du jeudi 27 mars vont changer la donne, avec des attaques musclées venant de l’Opposition. Mais, encore une fois, c’est Dharam Gokhool qui en sortira endommagé. Pas Navin Ramgoolam. L’épreuve du 1er-Mai sera loin d’être l’apothéose d’une vigoureuse campagne de mobilisation des troupes. Tout se résumera à la capacité de chaque parti d’organiser le transport des fidèles vers le lieu de rassemblement. Tout succès d’affluence dépend surtout des incitations qui sont utilisées pour convaincre les partisans à se déplacer. Quant aux ‘battère-bus’ sans loyauté politique déterminée, les rabatteurs trouveront les astuces nécessaires à les inciter à monter prendre place dans le bus, retrouver son véhicule particulier après le meeting, sinon on risque de rater la fête à la plage.
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2 Responses to "En attendant le test du 1er-mai" 
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said this on 31 Mar 2008 12:54:46 AM MUT
A sa dernière conférence de presse, Bérenger a déclaré qu’il n’avait pas de leçons à prendre du MSM sur les PNQ en réponse à la suggestion de Pravind Jugnauth que la prochaine PNQ soit axée sur les problèmes suivant les inondations. Espérons que Bérenger sera à la hauteur cette fois-ci car il a raté des occasions d’acculer le gouvernement. A ce jour, on peut dire que les PNQ de Bodha étaient plus efficaces que celles de Bérenger. La PNQ de Bodha sur l’Eastern University de Jeetah avait devoilé des pratiques contestables au ministère de l’Education, celui de l’ineffable Gokhool.
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said this on 30 Mar 2008 12:03:29 AM MUT
La rentrée parlementaire de mardi dernier a été une autre occasion ratée pour l’Opposition. Alors que le pays fait face à tant de problèmes, le leader du MMM pose sa PNQ sur la réforme électorale, un sujet étranger aux préoccupations quotidiennes d’une population matraquée par la hausse des prix et les scandales en tous genres. Lorsqu’il avait regagné son poste de leader de l’Opposition, Bérenger choisit de poser sa première PNQ sur Diégo Garcia. C’est la deuxième fois donc que Bérenger opère un anti-climax alors que tout le monde s’attend à ce qu’il mette au pied du mur le gouvernement. Que cache cette stratégie ? Pourquoi le MMM ne veut-il pas pousser Ramgoolam dans ses derniers retranchements ? A-t-il peur qu’une confrontation directe avec le PM ne pousse ce dernier à s’agripper au MSM le plus vite ? Comment le MMM peut-il monter une alternative crédible s’il veut ménager le PM et concentrer ses critiques contre les seconds couteaux comme Jeetah et Gokool ? C’est cette stratégie de toujours garder un pont avec Ramgoolam qui explique le désarroi du MMM car, à ce jeu de clins d’oeil, le PM s’est montré plus rusé que Bérenger, devenu l’éternel dindon de la farce.
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