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Anjalee Dabee condamne : « L’utilisation des charmes féminins fait gravir les échelons »
- By Javed Sobah
- Published 30th March, 2008
- Category: Interview , Cahier Fam
- Views: 281
- Unrated
Quelles sont vos fonctions au United Nations Development Programme (UNDP) et au ministère de la Femme ?
Je ne suis pas uniquement au UNDP et au ministère de la Femme, mais je coordonne également la ‘Gender Politics’ au sein de différents ministères. En fait, je fais des analyses. Au UNDP, je suis coordinatrice d'un projet qui s'appelle Capacity Building for Gender Equality and Empowerment of Women in Mauritius.
Ne pensez-vous pas que célébrer la femme une fois l'an ne lui rend finalement pas service ?
On ne peut dire cela. Car, que ce soit à Maurice ou sur le plan international, il y a toujours ce besoin de promouvoir l'image de la femme, de mettre en valeur ses qualités acquises au fil du temps et célébrer son progrès au sein de la société. Ce que les organisations qui militent pour la cause féminine essaient de faire, c'est d'éliminer les barrières qui empêchent l'évolution de la femme moderne. Le système est dirigé par les hommes. C’est ainsi. L'idée derrière ces campagnes est de motiver ces femmes à se mettre en avant et montrer leurs capacités. Mais, il faudra beaucoup de patience. Il y a toute une rééducation à faire.
Il y a un débat sur le projet éducatif. Êtes-vous de ceux qui pensent qu'il faut attaquer le mal dès le pré-primaire ?
Il faut employer les grands moyens dès le début. Je suis de cet avis. Car c'est l'éducation, au niveau pré-primaire, qui est la base de l'avenir de ces enfants. Les instituteurs ont un grand rôle à jouer dans ce processus. En même temps, ces mêmes instituteurs ne doivent pas oublier que ce ne sont que des gamins et qu'il ne leur faut pas uniquement une éducation académique, mais aussi artistique et physique. Ce suivi pédagogique est nécessaire. Je pense que tout cela fait partie de l'éducation pré-primaire dont le programme doit être revu. Les enfants, de nos jours, ont la capacité d'apprendre plus vite. Je souhaite que le gouvernement intervienne pour utiliser cette qualité de la nouvelle génération à bon escient.
Quel est votre avis sur les médias ?
Les médias jouent un rôle important dans notre vie d’aujourd’hui. Je pense qu'ils doivent rester libres afin de dénoncer tout ce qu'il y a de négatif dans la société. La population a le droit d'avoir des informations. Mais toujours est-il que
ces informations doivent être vérifiées avant d'être diffusées. Aussi, les médias doivent éviter tout sensationnalisme.
Que pensez-vous des deux incidents où des policiers ont débarqué dans des radios privées ?
Je n'ai pas connaissance de ces deux incidents. Mais si tel est le cas, je pense que la police a mal agi. Elle n'a pas fait preuve de professionnalisme. La presse doit être libre et doit diffuser les informations comme elles sont. Qu’elles concernent un politicien ou un homme religieux.
Vous êtes dans plusieurs organisations féminines et vous avez travaillé dans le social dans deux pays étrangers, qu'avez-vous envie de démontrer ?
J'ai l'intention de promouvoir l'égalité entre les genres, que ce soit dans le Women In Networking ou à la Jeune chambre internationale ou à Genève et Gambie, cela a été mon ultime but. Il faut changer cette mentalité qui veut que les femmes soient inférieures aux hommes. L'égalité n'est pas une utopie. Nous voulons faire comprendre que le sommet que doit viser la femme n'est pas le middle management. Pour accomplir cela, nous avons comme arme l'éducation sociale.
Quelle est votre opinion sur ces femmes qui utilisent leurs charmes comme arme ultime pour atteindre leur but ?
Il est vrai qu'il y a des femmes qui le font. C’est négatif et ce n’est pas professionnel. Vu que nous vivons dans un monde rempli d'arrivistes, certaines femmes utilisent leur corps comme atout pour arriver à leurs fins. Les hommes aussi font tout pour arriver au sommet. Pas en utilisant leurs corps, mais en exploitant les réunions, les cocktails et même en se liant d’amitié – hypocritement – avec leurs patrons. Même si ce n'est pas professionnel, l’utilisation des charmes féminins fait gravir rapidement les échelons. L'ascension sociale et professionnelle est une guerre. Et comme dit le dicton, « everything is fair in war ».
Comment trouvez-vous les manoeuvres de Madan Dulloo ?
Je ne suis pas au courant des erreurs qu'il a pu faire pour être révoqué. Mais je pense qu'il a accompli une tâche très difficile au sein du ministère des Affaires étrangères. Il y a un hidden agenda quelque part. Concernant ses manœuvres politiciennes, il y a un dicton qui dit : « A man is free to do whatever he wants ». Donc, il peut changer de camp quand il veut. Surtout s'il voit que ses convictions, ses idéologies et sa politique ne sont pas respectées par les autres membres de l'alliance à laquelle il appartient. Mais aussi quand il voit qu'il n'aura aucun avantage à rester au sein de cette alliance.
Je ne suis pas uniquement au UNDP et au ministère de la Femme, mais je coordonne également la ‘Gender Politics’ au sein de différents ministères. En fait, je fais des analyses. Au UNDP, je suis coordinatrice d'un projet qui s'appelle Capacity Building for Gender Equality and Empowerment of Women in Mauritius.
Ne pensez-vous pas que célébrer la femme une fois l'an ne lui rend finalement pas service ?
On ne peut dire cela. Car, que ce soit à Maurice ou sur le plan international, il y a toujours ce besoin de promouvoir l'image de la femme, de mettre en valeur ses qualités acquises au fil du temps et célébrer son progrès au sein de la société. Ce que les organisations qui militent pour la cause féminine essaient de faire, c'est d'éliminer les barrières qui empêchent l'évolution de la femme moderne. Le système est dirigé par les hommes. C’est ainsi. L'idée derrière ces campagnes est de motiver ces femmes à se mettre en avant et montrer leurs capacités. Mais, il faudra beaucoup de patience. Il y a toute une rééducation à faire.
Il y a un débat sur le projet éducatif. Êtes-vous de ceux qui pensent qu'il faut attaquer le mal dès le pré-primaire ?
Il faut employer les grands moyens dès le début. Je suis de cet avis. Car c'est l'éducation, au niveau pré-primaire, qui est la base de l'avenir de ces enfants. Les instituteurs ont un grand rôle à jouer dans ce processus. En même temps, ces mêmes instituteurs ne doivent pas oublier que ce ne sont que des gamins et qu'il ne leur faut pas uniquement une éducation académique, mais aussi artistique et physique. Ce suivi pédagogique est nécessaire. Je pense que tout cela fait partie de l'éducation pré-primaire dont le programme doit être revu. Les enfants, de nos jours, ont la capacité d'apprendre plus vite. Je souhaite que le gouvernement intervienne pour utiliser cette qualité de la nouvelle génération à bon escient.
Quel est votre avis sur les médias ?
Les médias jouent un rôle important dans notre vie d’aujourd’hui. Je pense qu'ils doivent rester libres afin de dénoncer tout ce qu'il y a de négatif dans la société. La population a le droit d'avoir des informations. Mais toujours est-il que
Que pensez-vous des deux incidents où des policiers ont débarqué dans des radios privées ?
Je n'ai pas connaissance de ces deux incidents. Mais si tel est le cas, je pense que la police a mal agi. Elle n'a pas fait preuve de professionnalisme. La presse doit être libre et doit diffuser les informations comme elles sont. Qu’elles concernent un politicien ou un homme religieux.
Vous êtes dans plusieurs organisations féminines et vous avez travaillé dans le social dans deux pays étrangers, qu'avez-vous envie de démontrer ?
J'ai l'intention de promouvoir l'égalité entre les genres, que ce soit dans le Women In Networking ou à la Jeune chambre internationale ou à Genève et Gambie, cela a été mon ultime but. Il faut changer cette mentalité qui veut que les femmes soient inférieures aux hommes. L'égalité n'est pas une utopie. Nous voulons faire comprendre que le sommet que doit viser la femme n'est pas le middle management. Pour accomplir cela, nous avons comme arme l'éducation sociale.
Quelle est votre opinion sur ces femmes qui utilisent leurs charmes comme arme ultime pour atteindre leur but ?
Il est vrai qu'il y a des femmes qui le font. C’est négatif et ce n’est pas professionnel. Vu que nous vivons dans un monde rempli d'arrivistes, certaines femmes utilisent leur corps comme atout pour arriver à leurs fins. Les hommes aussi font tout pour arriver au sommet. Pas en utilisant leurs corps, mais en exploitant les réunions, les cocktails et même en se liant d’amitié – hypocritement – avec leurs patrons. Même si ce n'est pas professionnel, l’utilisation des charmes féminins fait gravir rapidement les échelons. L'ascension sociale et professionnelle est une guerre. Et comme dit le dicton, « everything is fair in war ».
Comment trouvez-vous les manoeuvres de Madan Dulloo ?
Je ne suis pas au courant des erreurs qu'il a pu faire pour être révoqué. Mais je pense qu'il a accompli une tâche très difficile au sein du ministère des Affaires étrangères. Il y a un hidden agenda quelque part. Concernant ses manœuvres politiciennes, il y a un dicton qui dit : « A man is free to do whatever he wants ». Donc, il peut changer de camp quand il veut. Surtout s'il voit que ses convictions, ses idéologies et sa politique ne sont pas respectées par les autres membres de l'alliance à laquelle il appartient. Mais aussi quand il voit qu'il n'aura aucun avantage à rester au sein de cette alliance.
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