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Escalade des prix : Le consommateur assommé
- By Christina Vilbrin
- Published 5th April, 2008
- Category: Actualités
- Views: 297
- Unrated
Consommateurs, préparez votre porte-monnaie ! La note sera salée en ce mois d’avril. Le Central Electricity Board (CEB) a revu, mardi, ses tarifs à la hausse. Pour les particuliers, l’augmentation s’élève à 21 %. La majoration est de 25 % pour les commerçants et de 20 % pour les industriels.
Le CEB réclamait beaucoup plus, soit 36 %, pour pouvoir combler ses dépenses additionnelles avec l’envolée des coûts d’approvisionnement. Patrick Assirvaden, président du CEB, évoque cinq facteurs : la flambée de l’huile lourde, la majoration des prix du charbon, la fluctuation des devises étrangères, le coût du fret et le taux d’intérêt sur les dettes contractées par le CEB.
Un poisson d’avril
Une décision que les consommateurs ont du mal à accepter. Car elle entraîne dans son sillage une escalade des prix. Les boissons gazeuses et les produits frigorifiés (viande, poulet, poisson, les produits à base de lait) sont appelés à augmenter. Une chopine de boisson gazeuse coûtera Re 1 de plus. Alors qu’une bouteille de 1,5 ou 2 litres sera vendue Rs 2 plus cher. Les produits frigorifiés coûteront entre 5 et 10 % plus cher. Une façon pour les commerçants de protéger leur marge. “En cinq ans, nos frais d’électricité ont grimpé de 25 % à 50 %. Certaines boutiques dépensent Rs 30 000 mensuellement en électricité. Cette augmentation complique davantage une situation déjà difficile avec la cherté de la vie. Nous n’avons d’autre choix que de passer la note aux consommateurs”, explique Santosh Ramnauth, président de la Shop Owners Association.
Au niveau de la Mauritius Export Association (MEXA), on ne s’attendait pas à pareille décision du CEB. “20 %, c’est exorbitant ! J’ai même cru que c’était un poisson d’avril”, ironise Danielle Wong, directrice de la MEXA. Avec ces nouveaux tarifs, les entreprises de la zone franche devront débourser Rs 4 millions de plus sur le tricotage. De même, elles auront à prévoir une somme additionnelle Rs 10 millions et Rs 15 millions sur la filature et le tissage. Une inquiétude qui est partagée par François de Grivel, ex-président de la MEXA. “Cela ne va pas seulement affecter nos coûts de production, mais aussi la rentabilité des entreprises à une époque où les devises s’affaiblissent par rapport à la roupie. Nos produits risquent
d’être moins compétitifs.”
Le consommateur n’est, toutefois, pas au bout de ses peines. D’autres hausses sont prévues dans les jours qui viennent car le coût de transport des conteneurs a aussi grimpé. En cause : la flambée du prix du baril de pétrole. En effet, depuis mardi, Maersk Line applique une surcharge (Bunker Adjustment Factor – BAF) de 336 euros (environ Rs 13 900 contre Rs 12 000 il y a quelques jours) pour les conteneurs de 20 pieds et 672 euros (Rs 28 000 contre Rs 24 000) pour ceux de 40 pieds en provenance d’Europe. Les prix des conteneurs en provenance des États-Unis s’élèvent aujourd’hui à 440 dollars (Rs 11 600) pour le 20 pieds et le double pour le 40 pieds.
Quant à la Mediterranean Shipping Company (Mauritius) Ltd (MSC), elle a augmenté ses tarifs il y a deux semaines. Elle applique une surcharge de 333 euros (environ Rs 13 800) pour les conteneurs en provenance d’Europe (20 pieds) et le double pour ceux de 40 pieds. Pour Varen Andee, président de l’Association professionnelle des transitaires, cette hausse affectera les exportations tout comme les importations. “Cela entraînera une majoration des coûts qui sera répercutée sur le consommateur.”
Les légumes aussi
Les légumes se vendront aussi plus cher à partir de ce samedi. Avec les récentes inondations, 50 % des plantations ont été affectées. Conséquence : les légumes ont accusé une hausse moyenne de 30 %. La pomme d’amour se vend entre Rs 45 et Rs 50 le demi-kilo. “La situation devra retourner à la normale d’ici 25 à 30 jours”, rassure Kreepalloo Sunghoon, secrétaire de la Small Planters Association. Pour Eric Ng, si la hausse des prix des légumes n’a pas d’impact sur l’inflation, les nouveaux tarifs d’électricité et les incidences du coût du fret risquent d’éroder sérieusement le pouvoir d’achat. Seul point positif : l’allègement du coût de l’endettement avec la réduction du taux directeur de 50 points de base. Le consommateur, estime l’économiste, se montre aujourd’hui plus prudent en effectuant ses achats. “Les gens vont dépenser plus utile et feront certaines restrictions. Il faut souligner que Maurice, comme tous les pays, est confrontée à une situation exceptionnelle où les produits alimentaires et les carburants ne cessent de grimper à l’échelle mondiale.” S’approvisionner convenablement pour le consommateur moyen relève aujourd’hui de l’exploit avec l’inflation et la vie chère qui pendent comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du consommateur.
Le CEB réclamait beaucoup plus, soit 36 %, pour pouvoir combler ses dépenses additionnelles avec l’envolée des coûts d’approvisionnement. Patrick Assirvaden, président du CEB, évoque cinq facteurs : la flambée de l’huile lourde, la majoration des prix du charbon, la fluctuation des devises étrangères, le coût du fret et le taux d’intérêt sur les dettes contractées par le CEB.
Un poisson d’avril
Une décision que les consommateurs ont du mal à accepter. Car elle entraîne dans son sillage une escalade des prix. Les boissons gazeuses et les produits frigorifiés (viande, poulet, poisson, les produits à base de lait) sont appelés à augmenter. Une chopine de boisson gazeuse coûtera Re 1 de plus. Alors qu’une bouteille de 1,5 ou 2 litres sera vendue Rs 2 plus cher. Les produits frigorifiés coûteront entre 5 et 10 % plus cher. Une façon pour les commerçants de protéger leur marge. “En cinq ans, nos frais d’électricité ont grimpé de 25 % à 50 %. Certaines boutiques dépensent Rs 30 000 mensuellement en électricité. Cette augmentation complique davantage une situation déjà difficile avec la cherté de la vie. Nous n’avons d’autre choix que de passer la note aux consommateurs”, explique Santosh Ramnauth, président de la Shop Owners Association.
Au niveau de la Mauritius Export Association (MEXA), on ne s’attendait pas à pareille décision du CEB. “20 %, c’est exorbitant ! J’ai même cru que c’était un poisson d’avril”, ironise Danielle Wong, directrice de la MEXA. Avec ces nouveaux tarifs, les entreprises de la zone franche devront débourser Rs 4 millions de plus sur le tricotage. De même, elles auront à prévoir une somme additionnelle Rs 10 millions et Rs 15 millions sur la filature et le tissage. Une inquiétude qui est partagée par François de Grivel, ex-président de la MEXA. “Cela ne va pas seulement affecter nos coûts de production, mais aussi la rentabilité des entreprises à une époque où les devises s’affaiblissent par rapport à la roupie. Nos produits risquent
Le consommateur n’est, toutefois, pas au bout de ses peines. D’autres hausses sont prévues dans les jours qui viennent car le coût de transport des conteneurs a aussi grimpé. En cause : la flambée du prix du baril de pétrole. En effet, depuis mardi, Maersk Line applique une surcharge (Bunker Adjustment Factor – BAF) de 336 euros (environ Rs 13 900 contre Rs 12 000 il y a quelques jours) pour les conteneurs de 20 pieds et 672 euros (Rs 28 000 contre Rs 24 000) pour ceux de 40 pieds en provenance d’Europe. Les prix des conteneurs en provenance des États-Unis s’élèvent aujourd’hui à 440 dollars (Rs 11 600) pour le 20 pieds et le double pour le 40 pieds.
Quant à la Mediterranean Shipping Company (Mauritius) Ltd (MSC), elle a augmenté ses tarifs il y a deux semaines. Elle applique une surcharge de 333 euros (environ Rs 13 800) pour les conteneurs en provenance d’Europe (20 pieds) et le double pour ceux de 40 pieds. Pour Varen Andee, président de l’Association professionnelle des transitaires, cette hausse affectera les exportations tout comme les importations. “Cela entraînera une majoration des coûts qui sera répercutée sur le consommateur.”
Les légumes aussi
Les légumes se vendront aussi plus cher à partir de ce samedi. Avec les récentes inondations, 50 % des plantations ont été affectées. Conséquence : les légumes ont accusé une hausse moyenne de 30 %. La pomme d’amour se vend entre Rs 45 et Rs 50 le demi-kilo. “La situation devra retourner à la normale d’ici 25 à 30 jours”, rassure Kreepalloo Sunghoon, secrétaire de la Small Planters Association. Pour Eric Ng, si la hausse des prix des légumes n’a pas d’impact sur l’inflation, les nouveaux tarifs d’électricité et les incidences du coût du fret risquent d’éroder sérieusement le pouvoir d’achat. Seul point positif : l’allègement du coût de l’endettement avec la réduction du taux directeur de 50 points de base. Le consommateur, estime l’économiste, se montre aujourd’hui plus prudent en effectuant ses achats. “Les gens vont dépenser plus utile et feront certaines restrictions. Il faut souligner que Maurice, comme tous les pays, est confrontée à une situation exceptionnelle où les produits alimentaires et les carburants ne cessent de grimper à l’échelle mondiale.” S’approvisionner convenablement pour le consommateur moyen relève aujourd’hui de l’exploit avec l’inflation et la vie chère qui pendent comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du consommateur.
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