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Sida à Rodrigues : Plus d’une vingtaine de personnes porteuses du virus...
- By Le Défi Sexo
- Published 1st April, 2008
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- Unrated
La majorité des jeunes interrogés sont unanimes. Même s’ils reconnaissent que les autorités ainsi que les ONG effectuent un effort méritoire pour sensibiliser la population à la maladie du sida, ils estiment que ces efforts doivent être plus conséquents.
Beaucoup de jeunes sont exposés au risque de contamination mais il est triste de constater que bon nombre d’entre eux font preuve d’indifférence devant les conseils dispensés par les autorités leur demandant d’avoir des rapports sexuels protégés. D’où la nécessité d’une campagne de sensibilisation plus intense”, lâche une adolescente de18 ans d’origine rodriguaise.
Comme elle, ils sont nombreux les Rodriguais à être en faveur d’une campagne de prévention et de sensibilisation d’une plus grande envergure.
La Commission de la Femme, la Mauritius Family Planning Association, l’AIDS Unit, les Forces Vives et les Organisations Non Gouvernementales ( ONG), à en croire la Commissaire de la Femme et de la Sécurité sociale de Rodrigues, Marie-Thérèse Claire, sont à pied d’oeuvre afin de combattre le virus. Les mesures préventives ont été expliquées à la population. “Rodrigues étant ce qu’elle est, on ne peut faire l’impasse sur la réalité. Le tabou sur la sexualité, tant chez les jeunes que chez les parents, complique davantage la situation. On ne peut que constater l’augmentation graduelle du nombre de personnes souffrant de la maladie du sida. Cela malgré les campagnes de sensibilisation effectuées à différents niveaux. Il reste encore un gros travail à abattre et je suis confiante qu’avec la collaboration de tout un chacun, la situation va évoluer de manière positive".
Notre interlocutrice rappelle que quelques années de cela, on n’entendait même pas parler du sida à Rodrigues. Mais, aujourd’hui, les données ont changé. Si, en 2003, une dizaine de personnes étaient porteuses du virus, en revanche le nombre a presque doublé aujourd’hui. Les statistiques démontrent clairement une augmentation dans le nombre de cas de personnes souffrant de la
maladie du Sida...
La Commissaire de la Femme et de la Sécurité sociale, Marie-Thérèse Claire, est d’avis que la plupart des personnes porteuses du virus qui habitent Rodrigues aujourd’hui ont dû contracter le virus lors d’un séjour à Maurice. Il se peut que ces gens-là se soient adonnés à des activités liées à la prostitution ou à la drogue...
Mais, une fois à Rodrigues, leur quotidien n’est pas sans risque. Tout de même, notre interlocutrice est d’avis que les Rodriguais ne sont pas grandement conscients de la présence de la maladie dans l ’île...Beaucoup sont d’avis que le sida est géographiquement loin de nous. Notre interlocutrice adopte un tout autre ton : “Les Rodriguais doivent comprendre que ce ne sont pas uniquement les drogués, prostituées ou homosexuels, entre autres, qui encourent le risque d’être contaminés. La menace nous guette, c’est comme un volcan qui sommeille”, lâche-t-elle d’emblée. “Il est important que la population adopte un comportement sexuel responsable, chacun doit assumer ses responsabilités et faire preuve de vigilance”, dit-elle encore.
Plus que jamais, pense-t-elle, les Rodriguais doivent se protéger lors des rapports sexuels. Marie-Thérèse Claire souligne que, pour encourager les jeunes à avoir des rapports protégés, des préservatifs sont mis à la disposition du public à la sortie des boîtes de nuit ou dans d’autres endroits stratégiques régulièrement.
Stigmatisation
Si à Maurice de nombreux sidéens se plaignent de la stigmatisation, la situation semble être tout autre à Rodrigues. Avec le peu de cas connus officiellement, notre interlocutrice estime qu’on ne peut utiliser le terme “stigmatisation”. “Les personnes atteintes de la maladie ne sont en général pas connues du grand public, à l’exception bien entendu des employés de la Aids Unit”, indique-t-elle.
Cependant, fait-elle ressortir, les gens, par méconnaissance des modes de transmission du virus du sida, refusent de se rendre à l’enterrement d’un sidéen, par peur de contracter la maladie. D’où son insistance pour une campagne d’information tous azimuts sur la maladie.
Beaucoup de jeunes sont exposés au risque de contamination mais il est triste de constater que bon nombre d’entre eux font preuve d’indifférence devant les conseils dispensés par les autorités leur demandant d’avoir des rapports sexuels protégés. D’où la nécessité d’une campagne de sensibilisation plus intense”, lâche une adolescente de18 ans d’origine rodriguaise.
Comme elle, ils sont nombreux les Rodriguais à être en faveur d’une campagne de prévention et de sensibilisation d’une plus grande envergure.
La Commission de la Femme, la Mauritius Family Planning Association, l’AIDS Unit, les Forces Vives et les Organisations Non Gouvernementales ( ONG), à en croire la Commissaire de la Femme et de la Sécurité sociale de Rodrigues, Marie-Thérèse Claire, sont à pied d’oeuvre afin de combattre le virus. Les mesures préventives ont été expliquées à la population. “Rodrigues étant ce qu’elle est, on ne peut faire l’impasse sur la réalité. Le tabou sur la sexualité, tant chez les jeunes que chez les parents, complique davantage la situation. On ne peut que constater l’augmentation graduelle du nombre de personnes souffrant de la maladie du sida. Cela malgré les campagnes de sensibilisation effectuées à différents niveaux. Il reste encore un gros travail à abattre et je suis confiante qu’avec la collaboration de tout un chacun, la situation va évoluer de manière positive".
Notre interlocutrice rappelle que quelques années de cela, on n’entendait même pas parler du sida à Rodrigues. Mais, aujourd’hui, les données ont changé. Si, en 2003, une dizaine de personnes étaient porteuses du virus, en revanche le nombre a presque doublé aujourd’hui. Les statistiques démontrent clairement une augmentation dans le nombre de cas de personnes souffrant de la
La Commissaire de la Femme et de la Sécurité sociale, Marie-Thérèse Claire, est d’avis que la plupart des personnes porteuses du virus qui habitent Rodrigues aujourd’hui ont dû contracter le virus lors d’un séjour à Maurice. Il se peut que ces gens-là se soient adonnés à des activités liées à la prostitution ou à la drogue...
Mais, une fois à Rodrigues, leur quotidien n’est pas sans risque. Tout de même, notre interlocutrice est d’avis que les Rodriguais ne sont pas grandement conscients de la présence de la maladie dans l ’île...Beaucoup sont d’avis que le sida est géographiquement loin de nous. Notre interlocutrice adopte un tout autre ton : “Les Rodriguais doivent comprendre que ce ne sont pas uniquement les drogués, prostituées ou homosexuels, entre autres, qui encourent le risque d’être contaminés. La menace nous guette, c’est comme un volcan qui sommeille”, lâche-t-elle d’emblée. “Il est important que la population adopte un comportement sexuel responsable, chacun doit assumer ses responsabilités et faire preuve de vigilance”, dit-elle encore.
Plus que jamais, pense-t-elle, les Rodriguais doivent se protéger lors des rapports sexuels. Marie-Thérèse Claire souligne que, pour encourager les jeunes à avoir des rapports protégés, des préservatifs sont mis à la disposition du public à la sortie des boîtes de nuit ou dans d’autres endroits stratégiques régulièrement.
Stigmatisation
Si à Maurice de nombreux sidéens se plaignent de la stigmatisation, la situation semble être tout autre à Rodrigues. Avec le peu de cas connus officiellement, notre interlocutrice estime qu’on ne peut utiliser le terme “stigmatisation”. “Les personnes atteintes de la maladie ne sont en général pas connues du grand public, à l’exception bien entendu des employés de la Aids Unit”, indique-t-elle.
Cependant, fait-elle ressortir, les gens, par méconnaissance des modes de transmission du virus du sida, refusent de se rendre à l’enterrement d’un sidéen, par peur de contracter la maladie. D’où son insistance pour une campagne d’information tous azimuts sur la maladie.










