Situé face au port de la capitale, le Caudan Waterfront possède pas moins d'une soixantaine de boutiques, également des agences de voyages, des bureaux de change, un marché artisanal “Craft Market”, un musée, des restaurants et des bars, un hôtel, des cafés et des cybercafés, un cinéma et enfin un casino. Vous l'avez compris, ce qui fait l'originalité du Caudan Waterfront, c'est le nombre incroyable de services qu'il propose.
Le Caudan Waterfront est le complexe mauricien à la mode, vous y trouverez des bijoux détaxés. Le pays étant un gros producteur de produits textiles, vous découvrirez dans les boutiques d'usines des vêtements des plus grandes marques, à des prix vraiment abordables.
Le Caudan Waterfront est une étape incontournable, vivante, touristique et culturelle. Il est aussi le rendez-vous des artistes, la pause-gourmande, un espace de loisirs en famille ou encore une marina qui accueille les voyageurs.
Vous pouvez tout voir au Caudan. Mais ce que vous ne verrez pas, ce sont les nids d’amour. Ils sont là pourtant. Enfouis dans les coins et recoins les plus sombres. Il vous suffit de savoir les repérer. Pourtant aussi, les amoureux du Caudan n’ont pas peur de se faire remarquer. Ils ne s’inquiètent pas des regards d’autrui. Jeunes couples et adultes
roucoulent sans s’embarrasser. Sans pudeur et sans honte!

Il est lundi vers les 11 heures. Nous sommes à l’arrière de l’hôtel Le Labourdonnais, sur la face qui donne sur la mer. C’est l’endroit le plus prisé par les couples, bien souvent de jeunes adolescents. Le mouvement était encore timide avec la présence d’un seul couple de jeunes. Ils sont rejoints quelques minutes plus tard par d’autres amoureux.
Après quelques minutes d’observation, nous décidons d’aborder un couple. Jenny et Jonathan (prénoms fictifs) sont tous deux mineurs. L’un est âgé de 17 et sa dulcinée aura 15 ans en décembre. Ils sont tous deux issus d’un collège de Curepipe et habitent dans les parages de Vacoas. En ce premier jour de la semaine, ils ont simplement fait l’école buissonnière...
Jonathan, un peu réticent au départ, finit par déclarer : "On vient à Caudan parce que c’est un endroit ‘safe’. Jamais la police ne vient ici! Contrairement au Jardin de Balfour où on a déjà eu des problèmes. On peut passer une journée sans risquer d’avoir des ennuis. D’ailleurs, chaque semaine on est là!" Ce jeune couple n’hésite pas à s’échanger un baiser profond au vu et au su de tous. Jenny un peu plus bavarde s’explique: "On se fiche des gens car on n’est pas en train de se droguer ou de commettre des bêtises. On ne peut aller nulle part faute de carte d’identité et on ne se met pas à poil ici. Même si ça peut choquer certains, on respecte les passants", déclare cette étudiante en Form 4.
Tout est permis15 heures pile. Après les heures de classe, les coins et recoins de Caudan grouillent de monde. Ou plutôt de tourtereaux. Les bancs à l’arrière des restaurants sont déjà occupés et certains couples sont assis à même le sol sur des perrons à l’entrée d’un parking. Les scènes sont plus chaudes et risquent de choquer les âmes sensibles. De longues embrassades

sur la bouche, des bisous sur le cou sans oublier toutes les formes de caresses. Une dizaine de couples sont présents. Tout entiers à leur désir, ils se laissent aller. Derrière un petit arbre, toujours à côté de cet hôtel de Caudan, une jeune fille pousse des petits gémissements. On aperçoit son petit copain en train de lui tripoter les seins. Jetant un regard rapide de gauche à droite, la jeune fille n’hésite pas à être plus entreprenante. Les deux amoureux changent d’endroit quelques minutes après. Ils se dirigent au fond d’un parking. Les scènes sont torrides. Les vigiles, eux, ne voient rien. On remarque le jeune homme qui ne cesse de se frotter à elle. Ce n’est pas tout! Un ouvrier venant de la Grande Péninsule est aussi sur place avec ses amis. Muni d’un téléphone portable avec caméra, il donne l’impression de prendre des clichés de la mer. Mais surprise, surprise! En nous approchant de lui de quelques mètres, nous voyons se défiler sur l’écran de son téléphone les images des tourtereaux du Caudan. Ayant remarqué qu’on a découvert son petit manège, le voyeur quitte l’endroit discrètement. Pour éviter d’être pris à partie par les amoureux.

Vers 17 heures, alors que Caudan commence à se désemplir, un couple, toujours des jeunes, prend place contre le mur. Après plusieurs séances de caresses et autres câlins, le jeune homme tourne son regard pour s’assurer qu’il n’aura pas de problème. Discrètement, sa copine va le satisfaire. Le jeune homme en veut plus. Après maintes hésitations, sa copine accepte de lui faire plaisir. La scène, qui dure quelques minutes, est entrecoupée de cris de plaisir. Lui garde un œil sur les vigiles.
Ce n’est pas tout! Après avoir été le témoin privilégié de tout ce spectacle, on prend un café au food court. A cet endroit, les jeux d’amour sont plutôt discrets. Jusqu’à ce que notre regard se pose sur une jeune fille qui, d’un coup, a embrassé sa copine sur les lèvres dans la plus grande discrétion. Au bout de quelques instants, elles quittent le food court et font du lèche-vitrines main dans la main. On les suit de loin. Elles se dirigent à l’arrière du Craft Market à côté du pont où elles s’assoient sur le marbre. Les deux lesbiennes commencent elles aussi à se faire des petits bisous.
Des adultes en voitureAlors que les adolescents, faute de moyens, donnent libre cours à leur jeu de drague en pleine nature au Caudan, notre attention est attirée par une voiture de couleur blanche garée

au fond du parking. Un homme est assis derrière le volant. A première vue, il n’y a rien d’anormal. Mais, au bout de quelques minutes, on se rend compte qu’il n’est pas seul. Le conducteur n’a pas pris grand soin de garer sa voiture très loin des autres bagnoles pour rien. Tout à coup, on remarque une femme qui prend place sur le conducteur.
Nous abordons un chauffeur de taxi qui ne cache pas sa colère vis-à-vis de ce qu’il appelle " cinéma " dans certaines voitures de jour comme de nuit.
Nous remarquons une autre présence insolite au Caudan, cette fois, au rez-de-chaussée du bâtiment d’IBL. C’est un voyeur qui prend son pied. On suit des yeux un homme d’une cinquantaine d’années modestement vêtu. Il joue à cache-cache avec un couple qui ne fait que s’embrasser. Ne sachant pas qu’il est observé, ce voyeur se caresse. Il accepte d’échanger quelques mots avec nous sans connaître notre vraie identité. Il se présente comme un habitant de la capitale. Père de famille, sa vie conjugale bat de l’aile. C’est tout! Il repart à la chasse.
Les vigiles, eux, donnent l’impression que ce n’est pas leur métier de protéger cet espace public luxueux de ces embrassades ou autres ébats sexuels dans certaines voitures. On a fait un tour à l’envers dans le décor du Caudan.