À un moment où la population essuie de plein fouet une augmentation de 21 % du tarif d'électricité, où les commerces sont touchés par une hausse 25 % et les industries par 20 %, les employés du CEB ont réclamé que leur soit payé leur bonus de productivité.
Il est vrai qu'un accord, signé entre l'ancienne direction et les trois syndicats qui défendent les intérêts des quelque 2 000 employés de l'organisme, fait effectivement état de ce paiement annuellement. La nouvelle direction du CEB a, en une seule occasion depuis son avènement en 2005, payé ce bonus. Et là aussi, il l’a fait par tranches.
Avant la récente augmentation, le CEB avait estimé ses pertes à quelque Rs 2,1 milliards. Mais, avec l'entrée d'argent du changement tarifaire, ces pertes avoisineront Rs 870 millions.
Or, si le CEB avait payé, fin mars dernier, le bonus de productivité (14e mois), il aurait eu à débourser quelque Rs 50 millions. Le bonus est accordé à toutes les catégories d'employés, allant du simple planton aux cadres supérieurs. À l’exception de ceux employés sous contrat.
À souligner que le CEB a adopté une politique de réduction des dépenses, surtout au niveau des heures supplémentaires. Rien que cet item bouffait Rs 100 millions annuellement.
Dès que le conseil d'administration de l’organisme parapublic a rejeté la demande des représentants syndicaux, concernant l’octroi de ce 14e mois, ces derniers ont porté l’affaire devant le ministère du Travail pour non respect de contrat. Cela risque de durer.