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Gestion municipale : Les Villes-Soeurs donnent le mauvais exemple
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By Annick Daniella Rivet
Published on 19th April, 2008
 
Les travailleurs affectés à la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill pointent du doigt sa gestion. Manque d'équipements, insécurité, découragement, tel est le lot de ces derniers. Depuis le mois dernier, ils ont soumis leurs griefs à la mairie.
 

 
Les publicités abondent en ce moment pour éviter le Chikungunya. Force est de constater que la toiture du marché de Rose-Hill est un repère de moustiques. Celle qui abrite le bureau des inspecteurs est un vrai nid de moustiques. En regardant de plus près, l'on y découvre des restes de matériaux de construction et des mauvaises herbes.

Au premier étage du marché de Rose-Hill, où sont vendues les viandes, se trouve le bureau des inspecteurs. Eux aussi ont une peur bleue pour leur sécurité. Les fils électriques sont dans un état déplorable et constituent un vrai danger pour les individus qui y travaillent.  Durant les grosses pluies, les marchands passent par de gros problèmes. Le toit se transforme en panier percé et ils ne peuvent rien pour conserver leurs légumes.

Un manque d’hygiène
Robert Arcante, le président du syndicat, ne sait à quel saint se vouer pour améliorer le travail de ses membres. Les charpentiers n’ont aucun équipement de protection ni d'outils adéquats pour travailler. Robert Arcante explique qu'une quinzaine de personnes sont entassées dans un atelier qui se trouve au fond de la cour de la mairie. A cause de la promiscuité des toilettes publiques, situées à côté de leur lieu de travail, ils souffrent du manque d’hygiène.

Les deux seuls camions que la mairie possède sont affectés au service transport de la municipalité. Ces véhicules sont chargés de transporter les matériaux utilisés par les travailleurs sur différents sites des Villes-Soeurs. Par manque de planification, explique Robert Arcante, ce sont ces mêmes véhicules qui doivent transporter le matériel de montage des podiums pour des spectacles.

Les travailleurs soulignent qu’ils sont obligés d’exécuter des taches qui ne font pas partie de leurs attributions, sans pour autant être payés.

Ce sont sans doute les femmes laboureurs qui sont les plus mal loties. Elles travaillent sur des sites de 7h à 15h sans disposer d’un un lieu pour manger ou pour aller aux toilettes.
"Beau-Bassin / Rose-Hill se trouve dans une situation lamentable, fait ressortir le syndicaliste.