Le Défi Media Group

Malvoyant, le chef de famille souffre d’une tumeur au cerveau : L’appel de détresse des Medon
http://www.defimedia.info/articles/1747/1/Malvoyant-le-chef-de-famille-souffre-dune-tumeur-au-cerveau--Lappel-de-detresse-des-Medon/Page1.html
Christina Vilbrin
 
By Christina Vilbrin
Published on 19th April, 2008
 
C’était une famille heureuse. En janvier, tout a basculé. Le père de famille, qui est malvoyant comme son épouse, apprend qu’il souffre d’une tumeur au cerveau...
 

 
C’était une famille heureuse. En janvier, tout a basculé. Le père de famille, qui est malvoyant comme son épouse, apprend qu’il souffre d’une tumeur au cerveau.

Malvoyants, Jean-Claude Medon et Claudette se sont rencontrés au Centre Lizié dan Lamé. Un coup de foudre. Depuis, ils ne sont plus quittés. En onze ans de mariage, ils ont eu trois enfants, deux garçons Donovan (11 ans) et Andy (10 ans) et une fille, Ancella (6 ans).

Ils affichent l’image même d’une famille comme les autres à qui la vie sourit. Une bataille où l’amour a triomphé de l’handicap. Un exemple pour beaucoup de couples. Mais, voilà qu’une tache d’ombre est venue tout gâcher.

Nous sommes en novembre 2007. Depuis quelque temps, Jean-Claude, la quarantaine, n’est plus le même. Il a souvent mal à la tête et est parfois pris de vertige. Il maigrit à vue d’œil. Commencent alors des fréquents va-et-vient entre l’hôpital et sa maison, située à Cité Bassin, Quatre-Bornes. Son médecin traitant le soumet à une série d’examens. Les résultats tombent en janvier. Ils sont accablants. Jean-Claude souffre d’une tumeur au cerveau. Une maladie qu’il ne  connaît que trop bien. Il avait 21 ans quand il s’est fait opérer d’une tumeur au cerveau en Afrique du Sud. Il s’en est sorti. Du moins, le croyait-il.

Une deuxième intervention chirurgicale n’est pas sans risque. “Le médecin m’a prévenu. Si je me fais opérer, je risque d’être handicapé à vie ”. Le médecin a opté pour un traitement moins risquant. “Mo faire chauffé depuis janvier”.

Mais, comme dit le dicton, un malheur ne vient jamais seul. Depuis janvier, les Medon n’arrivent plus à joindre les deux bouts. “Avec notre pension, ajouté à l’argent que je touchais en vendant des paniers et autres produits artisanaux, je pouvais subvenir au besoin de ma famille. Mais, depuis que je suis malade – il est constamment fatigué et pris de vertiges —, je ne fabrique plus de paniers. Les allocations mensuelles que nous percevons de la Sécurité sociale ne sont pas suffisantes. Entre les factures d’eau, d’électricité, le téléphone, le magasin et acheter de quoi manger, il ne nous reste pratiquement rien”, explique Jean-Claude. D’ailleurs, depuis presque trois mois, les Medon n’ont pu s’acquitter des factures d’électricité et d’eau. Ils n’arrivent même pas à payer les leçons particulières de leur fils aîné qui est en CPE.

Claudette a les traits tirés et les yeux cernés. Rongée par l’inquiétude et le chagrin, Claudette a même perdu le sommeil. D’un côté, son époux est gravement malade. De l’autre, ses enfants qui commencent à manquer de tout.  “Avec la rentrée scolaire, ils devront aller à l’école avec des souliers cassés... Je n’ai pas les moyens de les en acheter des neufs. Avant les vacances, je les ai envoyés à l’école avec seulement du pain, du beurre et de l’eau… Ça me fend le cœur de ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins comme auparavant !”