Le désert lybien
L'Egypte est un très vaste pays : sa superficie atteint le million de kilomètres carrés. Toutefois, 90% de la population se concentre sur l'étroite bande de terre fertile des berges du Nil. Le fleuve traverse le pays du nord au sud.

De part et d'autre de cette frontière naturelle, le désert domine : lybien à l'ouest, arabique à l'est. Formé principalement de hautes dunes de sable de 300 à 400 m de hauteur, le désert lybien couvre les deux-tiers du pays. C'est un espace vierge parsemé de cinq oasis. Habitées par des berbères, Siwa, Bahariya, Farafra, Dhakhla et Kharga vivent principalement de la culture des dattes. Depuis Farafra, incursion dans le désert Blanc, des kilomètres de drôles de concrétions calcaires en forme de pyramides.

La vallée du Nil
Entre le désert lybien et le désert arabique, la vallée du Nil est le poumon vert de l'Egypte : une bande de terre fertile longue de 1 500 km et large de 1 à 20 km, terminée au nord (au-dessus du Caire) par une immense plaine marécageuse en forme de delta, d'Alexandrie à Port-Saïd. La vallée du Nil est un précieux jardin, planté de blé, de cannes à sucre, de fruits et de légumes, est le bien des fellahs, les paysans.

Les côtes
La côte de la mer Rouge s'étend sur plus de 800 kilomètres : de Suez au nord, au village de Bir Shalatein, au sud. Célèbre pour ses récifs coralliens, ses eaux turquoises et sa faune exotique, elle est devenue un haut lieu touristique.

Hurghada
Hurghada compte parmi les stations les plus réputées de la mer Rouge. Situé au sud de l'entrée du golfe de Suez, elle s'étend sur plus de 20 kilomètres longés par des hôtels de qualité proposant de nombreuses activités sportives ainsi que des animations variées.

Le Caire et les pyramides
Capitale hypertrophiée et infatigable, le Caire héberge le quart de la population du pays, soit 17 millions d'habitants. Ses mosquées anciennes, son vieux quartier copte et ses musées méritent que l'on s'y attarde
4 ou 5 jours. Ne manquez pas le musée d'Art égyptien : 5 000 ans d'art pharaonique, dont le fascinant trésor de Toutankhamon. Le musée d'Art islamique et le musée Mahmoud-Khalil à la belle collection de tableaux impressionnistes. Le grand soukh Khan el-Khalili : un millier de boutiques dans des ruelles du XIVe siècle. La mosquée al-Azhar (Xe siècle) et ses derviches tourneurs qui tournent et tournent, imperturbables, au son des tambours.

à visiter : les mosquées Ibn Tulun, la plus ancienne du Caire (IXe siècle), et Sultan Hassan (XIVe siècle), le Vieux Caire, le quartier copte, avec ses discrètes églises parmi lesquelles Saint-Serge (XIe siècle), qui a été bâtie à l'endroit où la Sainte Famille aurait trouvé refuge, et son Musée copte. à voir également : le Caire moderne, du côté de Soliman Pacha Square, avec ses immeubles XIXe, ses boutiques bourgeoises, ses librairies et ses pâtisseries d'avant-guerre. Incontournables : les pyramides de Gizeh (Khéops, Képhren et Mykérinos) et le sphinx, à 3/4 d'heure de route du Caire. Un peu plus loin, la célèbre pyramide à degrés de Djoser, sur le plateau de Saqqarah, ayant fait l'objet d'une importante restauration.

Assouan
Quelques heures passées à Assouan et l'on gagne en sérénité. Sans doute est-ce là l'effet conjugué des felouques qui glissent en silence sur le Nil, toutes voiles blanches déployées, et du désert environnant, étonnamment apaisant.Une semaine de séjour aux portes de l'Antique Nubie permet de découvrir l'obélisque inachevé  et le temple tout proche de Philae. N'oubliez pas, de retour sur l'autre rive, de visiter le musée Nubien et ses très beaux jardins, et de courir le soukh où se côtoient statuettes d'Anubis et masques africains en provenance du proche Soudan.

Alexandrie
Alexandrie, la belle méditerranéenne du XIXe siècle, mondaine et cosmopolite, a conservé de cette glorieuse époque, des immeubles cossus aux façades défraîchies et un air d'antan, charmant. De l'Antique cité d'Alexandre, il faut visiter le Musée gréco-romain  et les catacombes de Kom esh-Shuqafa (trois niveaux de galeries funéraires des Ier et IIe siècles, unique exemple de syncrétisme des arts égyptiens et gréco-romains). La ville d'aujourd'hui est au bout de la Corniche.