Les discours des uns et des autres ont varié, dépendant de quel côté l'on se trouvait. Le PMSD de Maurice Allet, qui réunissait ses Joes à Curepipe, se dit satisfait de sa foule qu'elle savait être plus « petite » que les autres formations.

Pour le leader des bleus, son parti sera partie prenante du prochain gouvernement et il dit qu’il fera tout pour que le Coq soit présent sur l’emblème de l’alliance, au sein de laquelle le PMSD sera une des composantes. Beaucoup ont tiqué en entendant cela. Mais il semble qu’un accord à ce sujet a déjà été conclu avec le MMM. Les intervenants bleus en ont profité pour faire un appel au MSM de cesser de faire le jeu du PTr.

En revanche, le MSM a voulu frapper un grand coup en faisant placarder des affiches le soir même du 1er Mai pour dire que même si les estimations officielles vont lui être défavorables, comme cela avait été le cas l'année dernière, ses affiches vont apporter un vif démenti.

Selon un des dirigeants du Sun Trust, le MSM a fait un travail systématique en « comptant tous ceux qui descendaient des autobus ». La raison ? Ils ont pu comptabiliser le nombre de gens venus les écouter. Une blague ? Pas du tout. Selon le MSM, « la-haut 14 000 dimounes » se sont déplacés pour lui.

Autre bonne blague : celle de Deva Virahsawmy. Il a pris la peine de faire mesurer la veille, au mètre carré près, l'espace où le MMM devait tenir son meeting, à l'avenue Edward VII, Rose-Hill. Selon l'ex-ministre, l'espace ne pouvait contenir plus de 5 500 personnes. Les mauves étaient prévenus.

Au fait, les mauves avancent qu'ils ont attiré « la-haut 15 000 dimounes », toutes communautés confondues. « Comme en 1982 », précise un dirigeant. Il y a eu des originalités au meeting des mauves, mais ceux venus entendre le leader annoncer qu’il serait le candidat de son parti au poste suprême devront repasser.

Quant au PTr et à ses alliés, ils ont réussi une bonne foule. Malgré le fait qu’ils n’ont pas tenu de congrès, et encore moins de meetings, pour mobiliser leurs troupes. Ils se sont contentés de faire venir leurs die hards, qui répondent toujours présents à l'appel du leader Ramgoolam. Les mauvaises langues diront ce qu’ils voudront sur les moyens utilisés.

Même Cehl Meeah a mis son grain de sel en affirmant que le FSM a attiré quelque 6 000 personnes. Mais Paul Bérenger n’a pas impressionné par son discours. Tandis que Ramgoolam était plus virulent. Il a laissé clairement comprendre qu'il faudra se battre pour lui ravir le pouvoir. Tandis que le MSM mise beaucoup sur sir Anerood Jugnauth après septembre prochain.

Ce qu'il faut retenir dans cette guerre des foules, c'est que l'année prochaine, les leaders vont nous sortir ce même plat, réchauffé.