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Se dirige-t-on vers une société de violeurs?
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Irshaad Olitte
bienvenu a tous n'hesitez pas a me contacter irshaadolitte@gmail.com 
By Irshaad Olitte
Published on 1st May, 2008
 
Révolte et frayeur. Sentiment exprimé depuis un certain temps par plusieurs personnes, dont des femmes et jeune filles. Elles n'ont pas tort. Car pas mal de cas d'agression liés à la sexualité ont été rapportés à la police ces derniers temps.  Attentat à la pudeur, harcèlement sexuel, sodomie et viol, tout y passe !
 

 
“Nous peur pou marche lor simin”. C'est une phrase que l’on ne cesse d’entendre ces jours-ci. Les membres du sexe faible vivent dans la crainte de se faire agresser sexuellement. Le dernier cas qui a choqué le pays remonte à quelques jours seulement. Dans le Nord du pays, à Baie-du-Tombeau pour être exact, deux personnes âgées ont vécu les moments les plus atroces de leur vie dans la soirée de lundi dernier. Le gardien d'un campement, 68 ans, vivait sur place en compagnie de son épouse, 56 ans. Arrivés presque au crépuscule de leir vie, ils entendaient couler des jours paisibles dans un bungalow situé dans un coin isolé à Petit-Gamin. Ils étaient à mille lieux de s’imaginer qu’ils avaient rendez-vous avec l'horreur le lundi 21 avril à 23h00.

Un individu masqué et armé d’un couteau devait forcer la porte d'entrée pour accéder à l'intérieur et agresser sauvagement le gardien à coups de tuyau d'arrosage et de gourdin. Les  victimes devaient sans cesse hurler “Pas touye nous, pas touye nous!” à l’adresse de leur agresseur. Le suspect devait placer une arme sous la gorge du gardien en le sommant de lui livrer tout l'argent en sa possession. Une somme de Rs 3 000 ainsi qu'un téléphone cellulaire lui ont été remis par l'épouse du gardien. Mais cela n’a pas suffi pas au malfaiteur. Sous les yeux sidérés du gardien, qu’il avait pris soin de ligoter, il allait traîner son épouse jusqu’au lit pour la violer à quatre reprises en buvant au goulot de grandes rasades de bière.Vers 1h30 du matin, le malfaiteur avait terminé sa sale besogne.

Très vite cependant, la police et la CID devaient tirer cette affaire au clair et écrouer trois hommes qui n’ont pas tardé à avouer leur forfait.

Ignace Jacksony, 55 ans, employé précédemment comme gardien au bungalow, avait demandé à un certain Jean Michael Labelle, un aide-chauffeur de 30 ans, de ‘corriger’ le vieux couple, tenu par Jacksony pour responsable de sa mise à pied.

Lors d'une fouille au domicile du suspect Labelle, un jean, un slip, une cagoule, un sabre, une pince, un gourdin et sept VCD pornographiques ont été retrouvés sur le toit de sa maison. Jacksony et Labelle avaient un complice, le SDF Noël Victorien. L'enquête policière devait établir que Ignace Jacksony, ancien gardien du bungalow, était le commanditaire de l’agression. Il n'avait pas digéré le fait que le vieil homme l'a remplacé pour un salaire moindre.

Viol collectif d’une adolescente
L'autre cas qui a défrayé la chronique remonte au dimanche 30 mars dernier. Ce jour là, le pays s'était réveillé avec effroi en apprenant qu’une adolescente de 17 ans avait été violée par quatre individus sur la plage de Flic-en-Flac aux petites heures du matin. Après une soirée dansante dans une boîte de nuit de la localité plus tôt, la jeune fille et son petit copain de 16 ans devaient décider de terminer leur belle sortie sur la plage . Quatre hommes allaient transformer en cauchemar cette escapade romantique. Ils cherchaient de l'argent. Mécontents de s’être fait remettre seulement une somme de  Rs 25 qui se trouvait sur le couple, les quatre individus se sont transformés en assoiffés de sexe. Le petit ami était impuissant devant un cutter pointé sous sa gorge. La jeune fille a été violée à tour de rôle par les quatre individus et abandonnée sur place. Quelque temps plus tard, son petit copain, qui a assisté à la toute la scène, devait la conduire au poste de police de la localité. Les quatre violeurs n'ont pu savourer bien longtemps leur satisfaction d’avoir obtenu les faveurs sexuelles d’une adolescente (contre son gré, il est vrai)  car quelques jours plus tard ils ont été arrêtés. Une caméra de surveillance installée sur le toit d'une station-service devait aider à l’identification des suspects. Après leur forfait, les violeurs se sont enfuis en empruntant un champ de canne situé à proximité de la station-service. L'enquête policière a abouti à l’arrestation de Johnson Edouard, Wendy Carré , Jean Cursley Marie et Jean Wins Legoff, tous des habitants de Cité Florida, Baie-du-Tombeau.

Dangereux de faire du stop !
A Triolet, une mère de famille de 37 ans a eu la leçon de sa vie. Celle de ne jamais faire de l'auto-stop. En retard pour se rendre au travail, Surekha  devait monter à bord d'une voiture dont le chauffeur devait proposer de la déposer sur son lieu de travail à Balaclava. Mais en cours de route le chauffeur devait emprunter une ruelle menant à un champ de canne en prétextant d'aller jeter un coup d'oeil à son lopin de terre.  Mais ce n'était qu'une mise en scène. “Li vine lor mo direction, li faire sauvage are moi et caresse moi partout”, s’est  lamentée cette mère de famille qui a perdu son époux depuis trois ans.

Touriste droguée
Un autre cas rapporté concerne une ressortissante suisse de 26 ans qui était en vacances chez nous. Elle met à l’index un habitant de Grand-Baie de 36 ans. Selon la victime qui avait porté plainte au poste de police de Grand-Baie, le suspect l'aurait droguée. 

Sadasiven Cooposamy, psychologue : “Nous obligé dire nous pe vive dans ène société violeurs”
Trop c'est trop! Comment faire pour diminuer ou stopper les agressions sexuelles qui sont de jour en jour plus fréquentes? La loi est-elle suffisamment sévère face aux criminels sexuels? Le psychologue Sadasiven Coopoosamy ne mâche pas ses mots.

Les cas de viol et d'autres délits sexuels sont devenus chose courante, ces derniers jours. Selon vous, qu’est-ce qui pousse ces gens à commettre des délits sexuels ?
En géneral, c'est un ensemble de circonstances qui entraîne ce type de comportement sexuel ou criminel. Les facteurs qui très souvent font surface sont le manque d'affection, les enfants non-désirés, la négligence, la maltraitance, les parents irresponsables et la famille éclatée. Pour avoir un peu de soulagement, ils veulent que les autres en souffrent également. Ils n'ont plus peur de rien car ils ont trop perdu en termes d'affection.

Quels sont les moyens pour en finir avec ce genre de délit ?
Les parents doivent assumer leur misision pédagogique mais il est dommage qu’ils croient toujours que l'école peut les remplaçer dans tous les domaines. On ne peut pas se contenter Sadasiven Cooposamydes causeires etc.. Il faut que les parents eux-mêmes éduquent les enfants à se contrôler, à prendre des décisions rapides, à différer la réalisation de certains désirs et à renoncer à d'autres.

Sadasiven Cooposamy, ceux qui commettent ces délits, ne craignent-ils pas nos lois?  Celles-ci sont-elles assez sévères ?
Tous les crimes doivent être sanctionnés à la mesure de leur gravité… La torture, la pendaison en public, l'injection pour les rendre impotents et autres travaux
forcés.

Mais cela ne nous empêche pas de voir ces délits se répéter malgré les peines et autres sanctions existantes. Vous êtes certainement au courant qu'une femme de 56 ans s'est fait violer sous les yeux de son époux à Baie-du-Tombeau…
Je suis obligé de dire qu'on est en train de vivre dans une sociéte de violeurs .Les viol des enfants et autres personnes de troisième âge sont une souffrance perpétuelle qui laisse des profondes cicatrices psychologiques. A  ceux trouvés coupables de ces crimes, il faut leur arracher les ongles ou les tuer. Mais il faut les torturer avant de les tuer car ils doivent endurer cette souffrance .

Mais on pourrait voir monter au créneau des défenseurs des droits de l'homme qui vont certainement faire obstacle à la peine de mort ?
Ah…! Pour ceux qui se présentent comme les grands défenseurs des droits de l'homme, si ce sont eux-mêmes ou leurs proches qui sont victimes de viol  ou d’autres atrocités, je me demande s’ils seront toujours contre la barbarie. Nul n'est à l'abri de nos jours!