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Budget : le social dans le développement
- By Christina Vilbrin
- Published 10th May, 2008
- Actualités , Politique
- Unrated
Dans moins d’un mois, le ministre des Finances, Rama Sithanen, présentera le Budget 2008/09. Avec la crise alimentaire et celle de l’énergie, le gouvernement doit revoir ses priorités.
Pour Deven Padiachy, Manager de KPMG Advisory Services, la priorité des priorités demeure la croissance économique. “Il faut s’assurer que la croissance ne ralentit pas comme c’est le cas dans les pays développés et émergents. Le cap de la réforme doit être maintenu. Nous devons viser l’efficience économique”. Il faut, estime-t-il, créer encore plus d’opportunités pour que les gens, surtout les femmes et les jeunes moins éduqués, deviennent économiquement actifs. “Il faut aussi offrir des incitations pour qu’il y ait plus de créations d’entreprises.”
Le Budget doit être axé autour de quatre priorités, estime pour sa part Eric Ng, directeur du cabinet PluriConseil. Il les énumère: le coût de la vie, la crise alimentaire et énergétique, les infrastructures et le soutien au secteur textile. “Le coût de la vie n’a cessé de grimper ces deux dernières années. L’inflation tourne autour de 9 %. Pour la stabilité sociale du pays, il faut des mesures pour alléger le porte-monnaie du consommateur”. L’économiste est en faveur d’une baisse de la taxe à la valeur ajoutée (TVA) vu que les recettes sur cet impôt sont supérieures aux prévisions. “Plus le taux de l’inflation est fort, plus les recettes augmentent. C’est un genre de Windfall Gain”, analyse-t-il.
Vu l’ampleur qu’a prise la crise alimentaire ces dernières semaines, le gouvernement doit revoir son budget de manière significative pour le secteur agricole, soutient Eric Ng. “Il faut une politique de diversification agricole poussée au niveau local et régional. Il faut surtout aller très vite et voir comment pousser les entreprises du secteur agricole à se délocaliser. Les incitations fiscales sont une possibilité à considérer”, soutient-il. Deven Padiachy est, lui, pour une bonne stratégie à long terme
et un plan d’action définissant les priorités en matière de production agricole.
Autre priorité : les infrastructures. Dans son dernier rapport, MCB Focus tire la sonnette d’alarme. L’insuffisance des infrastructures, selon le rapport, risque de mettre en péril nos objectifs de croissance. “Il ne faut pas se voiler la face. L’insuffisance des infrastructures est un fait stylisé dans tous les pays en voie de développement. On ne peut pas tout avoir et il y aura toujours des compromis à faire”, relativise Deven Padiachy. Tout en reconnaissant les “énormes améliorations” de ces 15 à 20 dernières années. “Le tout-à-l’égout uniquement coûte des milliards chaque année. Il y a certes urgence à investir davantage. D’où l’idée de l’Aid for Trade qui vise principalement à aider les pays comme Maurice à améliorer les infrastructures pour qu’ils soient plus compétitifs face à la mondialisation. Il faut aussi démarrer les chantiers visant à réduire la congestion routière.”
Quels sont les défis qui seront relevés dans le Budget 2008/09 ? La réponse dans vingt-huit jours.
En Bref
C’est quoi un Budget ?
Le Budget est l’ensemble des comptes qui décrivent pour une année toutes les ressources et toutes les charges de l’État. C’est un exercice d’équilibre entre ses revenus et dépenses.
Qu’est-ce qui changera cette année ?
Le principal changement sera la mise en oeuvre du système de gestion Programme-Based Budgeting (PBB). Ce nouveau système revoit le mode d’allocation des fonds accordés aux ministères. Objectif : assurer une meilleure utilisation des ressources de l’État et éviter les gaspillages.
Pourquoi y aura-t-il deux Budgets en 2009 ?
A partir de 2010, le Budget ne sera plus présenté au mois de juin. Il sera axé sur la période allant du 1er janvier au 31 décembre. Rama Sithanen présentera, donc en 2009, deux Budgets, celui de l’année financière 2009-10 en juin et celui de 2010-11 en novembre.
Pour Deven Padiachy, Manager de KPMG Advisory Services, la priorité des priorités demeure la croissance économique. “Il faut s’assurer que la croissance ne ralentit pas comme c’est le cas dans les pays développés et émergents. Le cap de la réforme doit être maintenu. Nous devons viser l’efficience économique”. Il faut, estime-t-il, créer encore plus d’opportunités pour que les gens, surtout les femmes et les jeunes moins éduqués, deviennent économiquement actifs. “Il faut aussi offrir des incitations pour qu’il y ait plus de créations d’entreprises.”
Le Budget doit être axé autour de quatre priorités, estime pour sa part Eric Ng, directeur du cabinet PluriConseil. Il les énumère: le coût de la vie, la crise alimentaire et énergétique, les infrastructures et le soutien au secteur textile. “Le coût de la vie n’a cessé de grimper ces deux dernières années. L’inflation tourne autour de 9 %. Pour la stabilité sociale du pays, il faut des mesures pour alléger le porte-monnaie du consommateur”. L’économiste est en faveur d’une baisse de la taxe à la valeur ajoutée (TVA) vu que les recettes sur cet impôt sont supérieures aux prévisions. “Plus le taux de l’inflation est fort, plus les recettes augmentent. C’est un genre de Windfall Gain”, analyse-t-il.
Vu l’ampleur qu’a prise la crise alimentaire ces dernières semaines, le gouvernement doit revoir son budget de manière significative pour le secteur agricole, soutient Eric Ng. “Il faut une politique de diversification agricole poussée au niveau local et régional. Il faut surtout aller très vite et voir comment pousser les entreprises du secteur agricole à se délocaliser. Les incitations fiscales sont une possibilité à considérer”, soutient-il. Deven Padiachy est, lui, pour une bonne stratégie à long terme
Autre priorité : les infrastructures. Dans son dernier rapport, MCB Focus tire la sonnette d’alarme. L’insuffisance des infrastructures, selon le rapport, risque de mettre en péril nos objectifs de croissance. “Il ne faut pas se voiler la face. L’insuffisance des infrastructures est un fait stylisé dans tous les pays en voie de développement. On ne peut pas tout avoir et il y aura toujours des compromis à faire”, relativise Deven Padiachy. Tout en reconnaissant les “énormes améliorations” de ces 15 à 20 dernières années. “Le tout-à-l’égout uniquement coûte des milliards chaque année. Il y a certes urgence à investir davantage. D’où l’idée de l’Aid for Trade qui vise principalement à aider les pays comme Maurice à améliorer les infrastructures pour qu’ils soient plus compétitifs face à la mondialisation. Il faut aussi démarrer les chantiers visant à réduire la congestion routière.”
Quels sont les défis qui seront relevés dans le Budget 2008/09 ? La réponse dans vingt-huit jours.
En Bref
C’est quoi un Budget ?
Le Budget est l’ensemble des comptes qui décrivent pour une année toutes les ressources et toutes les charges de l’État. C’est un exercice d’équilibre entre ses revenus et dépenses.
Qu’est-ce qui changera cette année ?
Le principal changement sera la mise en oeuvre du système de gestion Programme-Based Budgeting (PBB). Ce nouveau système revoit le mode d’allocation des fonds accordés aux ministères. Objectif : assurer une meilleure utilisation des ressources de l’État et éviter les gaspillages.
Pourquoi y aura-t-il deux Budgets en 2009 ?
A partir de 2010, le Budget ne sera plus présenté au mois de juin. Il sera axé sur la période allant du 1er janvier au 31 décembre. Rama Sithanen présentera, donc en 2009, deux Budgets, celui de l’année financière 2009-10 en juin et celui de 2010-11 en novembre.







