Performance Based Budget : pas le bébé de Sithanen
Le Performance Based Budget (PBB) n'est pas une création de Rama Sithanen, car la réforme financière a été enclenchée sous l'ancien régime avec le Medium Term Infrastructure Framework en 2004-05.
C'est ce qu'a affirmé Pravind Jugnauth lors d'un point presse, samedi. Pour le leader du MSM, la réforme a commencé alors qu'il était ministre des Finances et touchait deux ministères, à savoir l'Éducation et la Formation : « Le processus pour le PBB a commencé alors et même la Banque mondiale a salué cet effort. et il est bon que le gouvernement continue le travail commencé sous le MSM-MMM ».
Toutefois, il met en garde le Grand argentier du fait « que le PBB est complexe et qu'il y a un gros travail à abattre en amont, alors que le bureau de l'Audit a tiré la sonnette d'alarme quant à l'absence de stratégies formulées par l'actuel gouvernement ».
Des dangers
Pour Pravind Jugnauth, les amendements proposés pour les deux lois votées mardi dernier comportent des dangers : « Auparavant, quand le ministère des Finances utilisait de l'argent du Contingencies Fund, il avait le devoir de venir avec un projet de loi au Parlement. Mais maintenant, le ministre des Finances pourra le faire sans passer par la maison du peuple. Tandis que le deuxième amendement lui permettra de prendre des emprunts selon le montant qu'il veut, après quoi il devra déposer les détails au Parlement et faire circuler une mention note au Cabinet. Où est la transparence ? »
De plus, a ajouté le leader du MSM, le rôle de la Banque centrale est réduite,
du fait que ce sera un agent qui sera responsable de gérer les instruments financiers du gouvernement. « C'est révoltant, cette culture d'opacité », dit-il. C'est pour cela que le leader du MSM demande au ministre des Finances de faire un inventaire des ministères avant de mettre en place le PBB.
Quant au rapport du PRB, il estime que le gouvernement peut soutenir le financement « avec l'excès de Rs 3 milliards obtenues sur les taxes ». Il dit espérer que le gouvernement reverra les taux d'imposition pour que les fonctionnaires ne tombent pas dans les filets de l'Income Tax et la NRPT.
Dans la foulée, Pravind Jugnauth a dénoncé deux scandales liés à des permis pour bookies de foot. Il s’en est également pris au ministre Jeetah pour son incompétence. Selon lui, de la farine en provenance de la Turquie a été acheminée dans de mauvaises conditions : ce qui fait que de l'eau de mer a été mélangée au produit et des hommes de la STC sont en train de tamiser la farine avant qu'elle ne soit mise sur le marché.
Inflexible
À une question de L'Hebdo quant à son changement d'attitude par rapport au primeministership, le leader du MSM dit être inflexible sur sa position. Sans toutefois entrer dans les détails. « Jamais, je n’ai fléchi ma position. Dans une alliance, il faut la confiance et non l'intérêt personnel. Contrairement à ce que pense Bérenger, qui a cassé mon parti en faisant partir Ashock Jugnauth avant d'orchestrer le départ de Shekar Naidu. Et on veut me faire agir comme si de rien n'était et m'asseoir pour travailler avec lui. Ce n'est pas ma façon de faire », a-t-il conclu.
C'est ce qu'a affirmé Pravind Jugnauth lors d'un point presse, samedi. Pour le leader du MSM, la réforme a commencé alors qu'il était ministre des Finances et touchait deux ministères, à savoir l'Éducation et la Formation : « Le processus pour le PBB a commencé alors et même la Banque mondiale a salué cet effort. et il est bon que le gouvernement continue le travail commencé sous le MSM-MMM ».
Toutefois, il met en garde le Grand argentier du fait « que le PBB est complexe et qu'il y a un gros travail à abattre en amont, alors que le bureau de l'Audit a tiré la sonnette d'alarme quant à l'absence de stratégies formulées par l'actuel gouvernement ».
Des dangers
Pour Pravind Jugnauth, les amendements proposés pour les deux lois votées mardi dernier comportent des dangers : « Auparavant, quand le ministère des Finances utilisait de l'argent du Contingencies Fund, il avait le devoir de venir avec un projet de loi au Parlement. Mais maintenant, le ministre des Finances pourra le faire sans passer par la maison du peuple. Tandis que le deuxième amendement lui permettra de prendre des emprunts selon le montant qu'il veut, après quoi il devra déposer les détails au Parlement et faire circuler une mention note au Cabinet. Où est la transparence ? »
De plus, a ajouté le leader du MSM, le rôle de la Banque centrale est réduite,
Quant au rapport du PRB, il estime que le gouvernement peut soutenir le financement « avec l'excès de Rs 3 milliards obtenues sur les taxes ». Il dit espérer que le gouvernement reverra les taux d'imposition pour que les fonctionnaires ne tombent pas dans les filets de l'Income Tax et la NRPT.
Dans la foulée, Pravind Jugnauth a dénoncé deux scandales liés à des permis pour bookies de foot. Il s’en est également pris au ministre Jeetah pour son incompétence. Selon lui, de la farine en provenance de la Turquie a été acheminée dans de mauvaises conditions : ce qui fait que de l'eau de mer a été mélangée au produit et des hommes de la STC sont en train de tamiser la farine avant qu'elle ne soit mise sur le marché.
Inflexible
À une question de L'Hebdo quant à son changement d'attitude par rapport au primeministership, le leader du MSM dit être inflexible sur sa position. Sans toutefois entrer dans les détails. « Jamais, je n’ai fléchi ma position. Dans une alliance, il faut la confiance et non l'intérêt personnel. Contrairement à ce que pense Bérenger, qui a cassé mon parti en faisant partir Ashock Jugnauth avant d'orchestrer le départ de Shekar Naidu. Et on veut me faire agir comme si de rien n'était et m'asseoir pour travailler avec lui. Ce n'est pas ma façon de faire », a-t-il conclu.
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3 Responses to "Performance Based Budget : pas le bébé de Sithanen" 
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said this on 15 May 2008 9:39:42 AM MUT
Ouf! Bravo Joel pour cette perspective. Moi fatiqué de ces postures partisanes sous le couvert de l'intérêt général. Moi, comme tous citoyens progressistes certes, vouloir des solutions locales à nos nombreux problèmes. Pour le reste je dis m****!
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said this on 14 May 2008 10:50:27 AM MUT
Cela peut-être le bébé de n'importe qui!
Ma préoccupation c'est que cela fonctionne et que Maurice avance. Pas le temps pour faire des palabres... |
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said this on 14 May 2008 3:57:22 AM MUT
Pravind a raison : le ministre des Finances aime s’approprier les bébés d’autrui. Sithanen se donne de grands airs de technocrate, mais il ne fait rien de nouveau en matière économique, si ce n’est de rendre les pauvres plus pauvres et les riches plus riches. Il parle de récolte précoce en termes de résultats économiques, mais tous les projets qui ont contribué à la reprise économique furent lancés par l’ancien gouvernement MMM-MSM, notamment les Integrated Resort Schemes, lesquels furent qualifiés d’apartheid économique par les travaillistes, le « seafood hub », la cybercité et d’autres projets encore. Quand il ne pique pas les idées de ses adversaires, il emprunte volontiers à la Banque Mondiale et au FMI les recettes éculées telles que la réduction de l’impôt des particuliers et des sociétés au taux uniforme de 15%, la réduction des subventions sociales pour réduire le déficit budgétaire et la simplification des procédures pour les investisseurs étrangers. L’approche budgétaire de Sithanen n’a rien d’original parce que le concept du « programme-based budgeting » fut introduit par son prédécesseur. Au contraire, il est en retard en ce qui concerne la mise en œuvre de cette technique de budgétisation. Sithanen est non seulement coupable de plagiat, mais aussi il s’y prend mal pour appliquer les idées volées. Après avoir combattu l’idée du ciblage de la pension de vieillesse pendant les dernières élections, il a voulu expérimenté le concept du ciblage dans son budget sans l’approbation des travaillistes qui croient dans l’universalité des prestations sociales. Finalement, sous les pressions de Deerpalsingh et autres, il a capitulé et abandonné l’idée.
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