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Un faux billet provoque des tumultes à Sainte-Croix
- By Reshad Toorab
- Published 17th May, 2008
- Réalités
- Unrated
Une boutiquière arrêtée
Un faux billet de Rs 500 a failli mettre Sainte-Croix à feu et à sang à la fin de la semaine dernière. Il a fallu l’intervention musclée de la police, avec usage de gaz lacrymogènes, pour ramener le calme dans ce quartier.
Deux nuits de suite, jeudi et vendredi, sur la route principale de Cité-Briqueterie, une foule hostile a affronté les forces de l’ordre. A l’origine de ces heurts : un faux billet qu’aurait tendu une boutiquière à un habitant de la localité.
Ce jeudi 8 mai, Louis Serge Boudeuse se voit dire par un bookmaker du Champ-de-Mars que le billet de Rs 500 qu’il lui a remis est un faux. Ne pouvant digérer cet affront – il dit l’avoir reçu en allant faire ses provisions à la boutique Good Heart, ce matin là – Louis se rend au poste de police de la rue Pope Hennessy pour consigner une déposition.
Mal lui en a pris. Il est arrêté sur-le- champ. Aux policiers, l’homme tente d’expliquer la provenance du faux billet. La nouvelle de son arrestation se répand comme une traînée de poudre à Ste-Croix. Les proches de Louis ne cachent pas leur mécontentement. “Louis est une victime, la vraie coupable c’est la boutiquière”, s’indignent-ils. La commerçante, elle, nie que le billet vient de chez elle.
La colère gronde chez les proches de Louis qui s’en prennent à la boutiquière et à son époux. Le couple se réfugie à l’intérieur et baisse les rideaux métalliques de la boutique et demande à l’aide à la police.
Un véhicule se pointe sur les lieux. Il est pris à partie par la foule hostile. Entre les insultes et les projectiles, les policiers battent en retraite, appelant des renforts. Il fallut plusieurs heures avant que l’ordre ne soit rétabli.
Dans la soirée de vendredi, la boutique est à nouveau prise d’assaut. Les proches de Louis sont mécontents que la boutiquière ne soit toujours pas arrêtée par la police. Des panneaux vitrés volent en éclats à l’étage de la boutique où vit le couple de commerçants.
Ce n’est que lundi que la boutiquière, Leelawtee Goodar, 44 ans, est arrêtée. Elle a retrouvé sa liberté après avoir fourni une caution de Rs 2 000. Elle répond à une accusation provisoire de ‘remise de fausse coupure’.
“Mo sûre et certaine ki ça fausse billet-là
pas sorti dépi mo la boutik”, déclare Leelawtee. Elle confirme que jeudi, vers 10 h 30, Louis Serge Boudeuse s’est présenté à sa boutique, une coupure de Rs 1 000 à la main.
Il a acheté deux cigarettes, dit-elle, deux cartes prépayées de Rs 50 et Rs 100 respectivement, un jus et Rs 3 de petits gâteaux, ce qui fait un total d’environ Rs 193. “Mo fine remette li Rs 7 et 3 trois billets de Rs 100, ainsi qu’une coupure de Rs 500. Mo éna deux détecteurs de billets pour tout casse ki rente dans mo la caisse. Mo vérifié surtout gros billets si li fausse. Et ça billet Rs 500 mo fine remette li là, li impossible ki li fausse !” souligne Leelawtee.
Une foule hostile
La boutiquière nous raconte le calvaire qu’elle a vécu jeudi et vendredi derniers. “Je m’occupe de ma boutique avec mon mari depuis plus de 10 ans. Une foule est venue nous insulter et a tenté de nous agresser. Des manifestants ont brûlé des pneus en caoutchouc devant la porte et lancé des projectiles sur la maison.”
Elle dit ne pas comprendre : “La seule chose que je leur ai dite, quand ces gens sont venus réclamer des explications, jeudi, c’est d’aller voir la police”. “Zotte dire moi ki mo done M. Louis ène fausse billet. Mo dire zotte ki li impossible et nous alle la police, si mo en tort mo accepté mo responsabilité. Zotte en colère, zotte coumence insulté moi et rode batte nous. Vendredi soir, zotte ti éna l’intention mettre di feu dans mo la boutique. Rezman la police fine vini”, ajoute Leelawtee. Elle précise que, vendredi soir, elle était seule à la maison, son mari ayant été intoxiqué par la fumée des pneus brûlés et des produits nocifs lancés par la foule devant sa porte. Aujourd’hui, Leelawtee dit croire en la justice de son pays.
“L’enquête policière déterminera si la fausse coupure provient bien de ma boutique ou pas. Une chose est sûre, affirme-t-elle, plusieurs personnes se sont présentées avec des faux billets dans ma boutique, mais une fois que j’en détecte, je leur demande de se rendre à la police.”
Selon nos recoupements, plusieurs arrestations sont prévues dans cette affaire. Des fauteurs de troubles ont été reconnus par les officiers de police.
Il s’agit notamment d’une femme et de sa bande qui les auraient insultés et leur ont donné l’ordre de saccager un véhicule de la police.
C’est le Central CID qui mène l’enquête dans cette affaire.
Deux nuits de suite, jeudi et vendredi, sur la route principale de Cité-Briqueterie, une foule hostile a affronté les forces de l’ordre. A l’origine de ces heurts : un faux billet qu’aurait tendu une boutiquière à un habitant de la localité.
Ce jeudi 8 mai, Louis Serge Boudeuse se voit dire par un bookmaker du Champ-de-Mars que le billet de Rs 500 qu’il lui a remis est un faux. Ne pouvant digérer cet affront – il dit l’avoir reçu en allant faire ses provisions à la boutique Good Heart, ce matin là – Louis se rend au poste de police de la rue Pope Hennessy pour consigner une déposition.
Mal lui en a pris. Il est arrêté sur-le- champ. Aux policiers, l’homme tente d’expliquer la provenance du faux billet. La nouvelle de son arrestation se répand comme une traînée de poudre à Ste-Croix. Les proches de Louis ne cachent pas leur mécontentement. “Louis est une victime, la vraie coupable c’est la boutiquière”, s’indignent-ils. La commerçante, elle, nie que le billet vient de chez elle.
La colère gronde chez les proches de Louis qui s’en prennent à la boutiquière et à son époux. Le couple se réfugie à l’intérieur et baisse les rideaux métalliques de la boutique et demande à l’aide à la police.
Un véhicule se pointe sur les lieux. Il est pris à partie par la foule hostile. Entre les insultes et les projectiles, les policiers battent en retraite, appelant des renforts. Il fallut plusieurs heures avant que l’ordre ne soit rétabli.
Dans la soirée de vendredi, la boutique est à nouveau prise d’assaut. Les proches de Louis sont mécontents que la boutiquière ne soit toujours pas arrêtée par la police. Des panneaux vitrés volent en éclats à l’étage de la boutique où vit le couple de commerçants.
Ce n’est que lundi que la boutiquière, Leelawtee Goodar, 44 ans, est arrêtée. Elle a retrouvé sa liberté après avoir fourni une caution de Rs 2 000. Elle répond à une accusation provisoire de ‘remise de fausse coupure’.
“Mo sûre et certaine ki ça fausse billet-là
Il a acheté deux cigarettes, dit-elle, deux cartes prépayées de Rs 50 et Rs 100 respectivement, un jus et Rs 3 de petits gâteaux, ce qui fait un total d’environ Rs 193. “Mo fine remette li Rs 7 et 3 trois billets de Rs 100, ainsi qu’une coupure de Rs 500. Mo éna deux détecteurs de billets pour tout casse ki rente dans mo la caisse. Mo vérifié surtout gros billets si li fausse. Et ça billet Rs 500 mo fine remette li là, li impossible ki li fausse !” souligne Leelawtee.
Une foule hostile
La boutiquière nous raconte le calvaire qu’elle a vécu jeudi et vendredi derniers. “Je m’occupe de ma boutique avec mon mari depuis plus de 10 ans. Une foule est venue nous insulter et a tenté de nous agresser. Des manifestants ont brûlé des pneus en caoutchouc devant la porte et lancé des projectiles sur la maison.”
Elle dit ne pas comprendre : “La seule chose que je leur ai dite, quand ces gens sont venus réclamer des explications, jeudi, c’est d’aller voir la police”. “Zotte dire moi ki mo done M. Louis ène fausse billet. Mo dire zotte ki li impossible et nous alle la police, si mo en tort mo accepté mo responsabilité. Zotte en colère, zotte coumence insulté moi et rode batte nous. Vendredi soir, zotte ti éna l’intention mettre di feu dans mo la boutique. Rezman la police fine vini”, ajoute Leelawtee. Elle précise que, vendredi soir, elle était seule à la maison, son mari ayant été intoxiqué par la fumée des pneus brûlés et des produits nocifs lancés par la foule devant sa porte. Aujourd’hui, Leelawtee dit croire en la justice de son pays.
“L’enquête policière déterminera si la fausse coupure provient bien de ma boutique ou pas. Une chose est sûre, affirme-t-elle, plusieurs personnes se sont présentées avec des faux billets dans ma boutique, mais une fois que j’en détecte, je leur demande de se rendre à la police.”
Selon nos recoupements, plusieurs arrestations sont prévues dans cette affaire. Des fauteurs de troubles ont été reconnus par les officiers de police.
Il s’agit notamment d’une femme et de sa bande qui les auraient insultés et leur ont donné l’ordre de saccager un véhicule de la police.
C’est le Central CID qui mène l’enquête dans cette affaire.








