Le ministère de la Santé a suspendu deux autres employés de l'hôpital SSR cette semaine, dans le cadre de l’affaire Selvee Ghengadoo. Il s'agit d'une Medical Records Officer et d'un Registered Medical Officer.

La Medical Records Officer est accusée de complicité pour falsification de documents. Elle venait de rejoindre le service depuis trois mois seulement. Elle reprenait du service après un congé de maternité. Elle nie toutes les accusations portées contre elle par le ministère. Elle affirme n’être au courant de rien dans cette affaire.

Quant au médecin, le ministère l’accuse également de falsification de documents. C'est lui qui avait vu la fillette qui avait été emportée aux urgences à 22 heures, ce 10 avril. Il a vainement tenté de réanimer Selvee. Sur une première carte médicale, le médecin en question aurait initialement inscrit : « brought in dead ».

Cependant, il aurait par la suite écrit « unconscious » sur une nouvelle fiche. Il aurait aussi mentionné une série de tests et d'examens qui auraient officiellement été faits, mais qui, cependant, n’ont jamais été effectués vu que la fillette était déjà
décédée. C’est ce qui explique l'accusation de falsification de documents qui pèse sur lui.

Dans l'entourage des trois médecins suspendus, nous apprenons qu'ils sont très déçus de l'absence de soutien de la Medical and Health Officers Association (MHOA). Il faut savoir que c'est une nouvelle équipe de jeunes médecins qui en assure la direction. Ces derniers estiment qu'ils ne doivent pas les soutenir parce que ces médecins sont mêlés à une affaire policière.

Du côté de la police, les éléments de la CID ont interrogé les parents de Selvee, cette semaine, avant de procéder à l’interrogatoire des trois médecins suspendus la semaine dernière.
 
Pour rappel, Selvee, 10 ans, avait un problème d'allergie aux médicaments à base de paracétamol, entre autres produits. Le jeudi 10 avril, elle avait mal à la gorge. Ses parents emportent à l'hôpital SSR de Pamplemousses. Les médecins la renvoient à la maison malgré les insistances des parents qui voulaient voir leur fille hospitalisée.

La fillette devait décéder le même jour, vers 22 h 30, à la suite d’une autre crise. L'autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin a attribué sa mort à un oedème pulmonaire.