Sur Radio Plus : La punition corporelle condamnée
- By Eshan Dinally
- Published 25th May, 2008
- Category: Actu
- Views: 1508
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Raffick Foondun, directeur du School Management au ministère de l’Education, Ajay Thacoor, Senior Educational Psychologist, Mariam Gopaul, de l’Observatoire des droits des enfants, Soondress Sawmynaden, président de l’Association des assistants recteurs, Ismael Bawamia du bureau de l’Ombudsperson for Children et Gérard Lafitte, enseignant au collège St-Mary’s, sont unanimes. Peu importe les circonstances, un enseignant ne doit pas recourir à la violence en réaction à la provocation d’un élève.
Raffick Foondun a souligné que l’Education Act et la Child Protection Act interdisent la punition corporelle sur un enfant. Mariam Gopaul soutient qu’une salle de classe ne peut pas être transformée en scène de rue. Selon elle, le personnel éducatif doit s’évertuer à discipliner l’enfant. Elle estime que la médiation aurait pu assainir la situation.
Ainsi, elle suggère l’organisation des Peer Support parmi les étudiants et la mise à la disposition de l’école d’un School Councellor. Ismaël Bawamia abonde dans ce sens, en faisant ressortir que la violence n’est pas une solution. Au contraire, la violence apporte plus de violence. Il insiste sur le fait qu’un enfant ne peut pas être traité comme un animal.
Indiscipline
Dans un cas de provocation venant de la classe, le psychologue Ajay Thacoor estime que l’enseignant aurait dû quitter la classe pour aller rapporter le cas au recteur. « À partir de là, une solution peut être trouvée à travers les instances disciplinaires ou en ayant recours aux services d’un psychologue », affirme-t-il. Il assure que, dès que sa section reçoit un cas pareil, un travail social ou un psychologue est dépêché à l’école pour aider à trouver une solution.
À une question de Nawaz Noorbux, Ajay Thacoor affirme qu’un enseignant ne doit pas non plus utiliser l’arme du dénigrement contre un élève.
De son côté, Soondress Sawmynaden également considère que l’enseignant aurait dû référer ce cas au recteur. Tout de même, cet assistant recteur trouve insensé de faire le procès de l’enseignant que sur la base de ce vidéoclip. À son avis, il faut être en présence des tenants et aboutissants de cette affaire. « Ce clip ne nous propose que la fin du contentieux. C’est un clip conçu avec préméditation
pour piéger l’enseignant », constate-t-il.
Le ministère de l’Education semble au courant de ce cas, car Raffick Foondun a déclaré avoir eu l’impression que ce problème était réglé. Soondress Sawmynaden relève une contradiction dans le règlement des problèmes dans le secteur de l’éducation. « Récemment, un élève avait agressé un enseignant. Il n’avait pas été suspendu mais soumis à un programme de réhabilitation. Dans le cas de l’enseignant qui a giflé un élève à la suite d’une provocation, il est suspendu avant même que soit conduite une enquête », fait-il remarquer.
Double visage des enfants
Cet assistant recteur pense qu’il ne faut pas perdre de vue l’indiscipline régnant dans les établissements scolaires. « Qu’est-ce qu’on fait des récalcitrants ? Dans la plupart des cas, leurs parents ne coopèrent pas avec l’école. Leurs convocations à l’école restent lettres mortes », dénonce-t-il.
Gérard Lafitte a remué le couteau dans la plaie. Alors que tout le débat était centré sur la punition corporelle dans les collèges, ce responsable de la discipline au collège St-Mary’s livre un constat effrayant. « Contrairement aux collèges, une culture de violence existe dans le cycle primaire, avec pour conséquence que les enfants sont habités d’un traumatisme. Quand je m’approche d’un élève de la Form I pour corriger son devoir, instinctivement, il prend une position de défense. Il met sa main dans une position pour parer aux gifles », explique-t-il.
Par ailleurs, cet enseignant avec 36 ans d’expérience lance un appel aux parents pour qu’ils suivent de très près et objectivement leurs enfants. « Certains enfants ont un double visage. à la maison, ils se comportent comme des anges. Alors qu’à l’école ou dans la rue en compagnie des amis, ils sèment le trouble », témoigne-t-il.
Soondress Sawmynaden impute la friction entre enseignants et élèves à l’absence de formation et de préparation : « On devient enseignant du secondaire et des Prevoc sans aucune préparation psychologique. Voilà où le bât blesse ». Prenant cette remarque au rebond, Raffick Foondun, du ministère de l’Education a révélé que, bientôt, une Teachers’ License sera introduite. Seuls les détenteurs de cette licence pourront enseigner. Mieux, cette licence ne sera délivrée qu’après une formation.
Raffick Foondun a souligné que l’Education Act et la Child Protection Act interdisent la punition corporelle sur un enfant. Mariam Gopaul soutient qu’une salle de classe ne peut pas être transformée en scène de rue. Selon elle, le personnel éducatif doit s’évertuer à discipliner l’enfant. Elle estime que la médiation aurait pu assainir la situation.
Ainsi, elle suggère l’organisation des Peer Support parmi les étudiants et la mise à la disposition de l’école d’un School Councellor. Ismaël Bawamia abonde dans ce sens, en faisant ressortir que la violence n’est pas une solution. Au contraire, la violence apporte plus de violence. Il insiste sur le fait qu’un enfant ne peut pas être traité comme un animal.
Indiscipline
Dans un cas de provocation venant de la classe, le psychologue Ajay Thacoor estime que l’enseignant aurait dû quitter la classe pour aller rapporter le cas au recteur. « À partir de là, une solution peut être trouvée à travers les instances disciplinaires ou en ayant recours aux services d’un psychologue », affirme-t-il. Il assure que, dès que sa section reçoit un cas pareil, un travail social ou un psychologue est dépêché à l’école pour aider à trouver une solution.
À une question de Nawaz Noorbux, Ajay Thacoor affirme qu’un enseignant ne doit pas non plus utiliser l’arme du dénigrement contre un élève.
De son côté, Soondress Sawmynaden également considère que l’enseignant aurait dû référer ce cas au recteur. Tout de même, cet assistant recteur trouve insensé de faire le procès de l’enseignant que sur la base de ce vidéoclip. À son avis, il faut être en présence des tenants et aboutissants de cette affaire. « Ce clip ne nous propose que la fin du contentieux. C’est un clip conçu avec préméditation
Le ministère de l’Education semble au courant de ce cas, car Raffick Foondun a déclaré avoir eu l’impression que ce problème était réglé. Soondress Sawmynaden relève une contradiction dans le règlement des problèmes dans le secteur de l’éducation. « Récemment, un élève avait agressé un enseignant. Il n’avait pas été suspendu mais soumis à un programme de réhabilitation. Dans le cas de l’enseignant qui a giflé un élève à la suite d’une provocation, il est suspendu avant même que soit conduite une enquête », fait-il remarquer.
Double visage des enfants
Cet assistant recteur pense qu’il ne faut pas perdre de vue l’indiscipline régnant dans les établissements scolaires. « Qu’est-ce qu’on fait des récalcitrants ? Dans la plupart des cas, leurs parents ne coopèrent pas avec l’école. Leurs convocations à l’école restent lettres mortes », dénonce-t-il.
Gérard Lafitte a remué le couteau dans la plaie. Alors que tout le débat était centré sur la punition corporelle dans les collèges, ce responsable de la discipline au collège St-Mary’s livre un constat effrayant. « Contrairement aux collèges, une culture de violence existe dans le cycle primaire, avec pour conséquence que les enfants sont habités d’un traumatisme. Quand je m’approche d’un élève de la Form I pour corriger son devoir, instinctivement, il prend une position de défense. Il met sa main dans une position pour parer aux gifles », explique-t-il.
Par ailleurs, cet enseignant avec 36 ans d’expérience lance un appel aux parents pour qu’ils suivent de très près et objectivement leurs enfants. « Certains enfants ont un double visage. à la maison, ils se comportent comme des anges. Alors qu’à l’école ou dans la rue en compagnie des amis, ils sèment le trouble », témoigne-t-il.
Soondress Sawmynaden impute la friction entre enseignants et élèves à l’absence de formation et de préparation : « On devient enseignant du secondaire et des Prevoc sans aucune préparation psychologique. Voilà où le bât blesse ». Prenant cette remarque au rebond, Raffick Foondun, du ministère de l’Education a révélé que, bientôt, une Teachers’ License sera introduite. Seuls les détenteurs de cette licence pourront enseigner. Mieux, cette licence ne sera délivrée qu’après une formation.
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8 Responses to "Sur Radio Plus : La punition corporelle condamnée" 
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Rocky Devanand
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said this on 30 May 2008 2:50:44 PM MUT
moi mo dir eleve la in gagne seki li ti p rode.
well done Sir. U r a hero. Thousands of people are getting mad to see you in the video. No action should be taken against the teacher. Mobile phones should be destroyed in used in class. Today's students are very close to devils. Students have double personality. Parents think they are angels but outside the home, they are demons. |
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what is there in a name
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said this on 30 May 2008 12:23:05 AM MUT
dans moris ban zenfants zot tellement bon ki mo fine aret prier bon dieu. mo prefere prier sa banne zenfan la.
from an education officer of a state school |
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A. CA-USA
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said this on 30 May 2008 12:10:24 AM MUT
I am glad that this topic came out finally. It would be great if higher authorities can read this comment. Student beatings has been prevalent in Mauritius since the very early days. For students and treachers alike, this is a normal happening in classes, so nobody really cared to bring this issue upfront for so long. When I was in primary school back in the 1980's/1990's, our school teacher would beat pupils up for no understandable reasons. The same thing was happening to all the classes. Teachers did not have the patience to explain something that a student would not understand, even simple things like if you were not able to spell something out correctly, they would beat you instead of explaining it a second time. How do you call this? Violence or abuse? And is this how they were getting trained to be a teacher? Was that allowed as part of school discipline? Did they ever seek permission or was that written anywhere and approved by the principal and parents? Or was it beacause most primary schools were public and they can do what they wanted?
Even though someone might say that this video was a setup whatsoever, but reality remains the same, you can run away from it, but you cannot hide. My primary school was just a traumatizing place to be every single day and i can still recall every single time we used to get beaten. I dared not report to my parents because of fear that the teachers will get back on the beatings once they receive the complains from parents. That how it's been going. This is without any doubt child violence and abuse. We are all humans and we can certainly place in procedures for discipline at school. Imagine if this happens in Europe or the States, teachers cannot even think about violent punishments. I agree that in some cases students are to be blamed as well, and it's most likely out of provocation but the school authority can handle that and take appropriate actions. Teachers are out there as role models and grown up adults who are there to support students in their early teenage and adult lives. By beating the student up, this teacher has showed to be unprofessional and took the whole situation personally.And this shows that this blaming and beating attitude still exists in schools until now. |
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soyez objectif.
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said this on 29 May 2008 4:16:55 PM MUT
moi je trouve ke ni l'eleve ni le prof sont en tord.. le tord c la mauvaise eductaion dans les ecoles publiques. moi je viens d'une ecole privee et y a jamais eu des trucs kom ca entre profs et eleve. et je c ke les gens vont dire ke c parce kon vient d'une ecole de riche.. mais c fo. y a plein de parents ki se privent pour donner une bonne education a leur enfants. donc. moi je dis ke les parents doivent mieux eduker leur enfants. parce ke kan un enfants se bat ek un prof et ke c la fote de l'enfant les parents vont jamais accepter le tord de l'enfant. parce ke c bocou plus facil d'accuser les otres ke de dire kon a petre mal eduker son enfants.
mais g pas oublier les profs.. les profs a maurice manke de formation et de professionalisme. ils devarient prendre d cours de pedagogie parce ke etre profs c facile mais il fo etre fait pour ca pour etre un bon prof... et c rare d'avoir ca.. donc.. je pense ke avant de dire toute sorte de chose sur kelkun il fodrait peut etre accepter ke c nous ki somme en tord.. |
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Jon
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said this on 29 May 2008 3:57:59 PM MUT
Huh, les jeunes d'aujourd'hui sont des 'hopeless cases'. Je suis d'accord avec untitled1, en blamant l'enseignant, on fera plaisir à ce mauvais élève et son idée sera adoptée par d'autres qui feront pareil avec d'autres enseignants/es. Imaginer qu'un jour un étudiant tente de violer son enseignante et qu'après, pour se disculper en prenant un air innocent, il dise: "elle m'a provoqué, elle me faisait du charme, elle s'habillait trop sexy...!" Ou irons nous alors? Reconnaissons que notre société va mal et que la discipline est difficile à maintenir sans petter les plombs comme ce pauvre enseignant. Si les adultes font des crimes atroces, cela vous étonne que les jeunes suivent la tendance???: insulter, provoquer, menacer leur enseignant, tenter de l'empoisonner - Ce sont leurs PREMIERES VICTIMES puisqu'ils se voient tous les jours!!!
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untitled1
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said this on 29 May 2008 11:19:00 AM MUT
zot p exagé lor sa trik la. couma sa lot zelev la conné kiler professer la pou coumans batter ek line fini tir so portab pou filmé tou? Mo pa manz sa boule la moi. sa zelev la ek so camarad cameramen fine install sa professer la, pena doute lor la.
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unkwn
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said this on 28 May 2008 10:26:39 PM MUT
i absolutely dn't agree wth the decision of the ministry of education bekoz he dn't know the reality n he is doing this under the pressure of the public he cnt destroy the career of the student like that am telling this because am also a student of adpsss n i worked wth the teacher last year n i know him very well i agree that he has done a mistake but he is not to be blame as it was the boy to be guilty bekoz he swore at the teacher n thats y he was so furious n slapped the boy like this n the media n the public are talking non-sense they dn't know the real thing that happen so y r they blaming the teacher u must know that to built a teacher career is not easy n as 4 the boy evryday i see him n whenever some1 asks him wat happen he says zat the teacher is to be blame n he starts laughing after saying that so before deciding plz take the right decision
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fanna
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said this on 28 May 2008 8:17:44 PM MUT
once a teacher punched me in the back for nothing in a private tuition at la caverne was so horrible
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Author/Admin)







