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Décès d’un nourrisson au Centre cardiaque : ses parents crient à l’erreur médicale
- By Radha Rengasamy
- Published 21st June, 2008
- Category: Réalités
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Les Vythelingum sont consternés. Non seulement ils ont perdu leur petit bébé, Darmen et Joëlle ne comprennent toujours pas comment cela est-il arrivé. Leurs interrogations restent sans réponse et ils sont dans l’impression qu’on leur cache la vérité.
C’est le 22 mars dernier que le petit Jorddy vient au monde à l’hôpital Victoria, à Candos. Douze jours plus tard, commence son calvaire. Vers une heure du matin, le nourrisson est pris de vomissements. Ses parents, Darmen et Joëlle, l’emmènent dans une clinique privée mais quand ils constatent qu’aucun pédiatre n’est disponible, ils se rendent aussitôt à l’hôpital Victoria où Jorddy est admis à la ‘Nursery’.
Une hospitalisation rendue nécessaire en raison du teint livide que présente le bébé. Le médecin prescrit des tests qui révéleront que le nourrisson est atteint de la ‘maladie bleue’ (Tethralogy of Fallot). Il s’agit d’une maladie congénitale caractérisée par une mauvaise distribution de l’oxygène à travers le corps.
Le pédiatre conclut que l’enfant doit subir une opération. Hélas, cette opération ne peut être pratiquée à Maurice; de plus, il faut attendre que le bébé atteigne le poids de 10 kilos avant de pratiquer l’intervention. Le pédiatre réfère donc le cas au Centre cardiaque de Pample-mousses pour un suivi médical.
L’examen d’un cardiologue établira que le nourrisson doit être opéré en Inde. Pour se rassurer, les parents consultent un médecin du privé pour confirmer le diagnostic. Le praticien du privé leur expliquera exactement de quoi il en retourne… contre le paiement de Rs 500 d’honoraires ! «Ce cardiologue nous a même appelés à plusieurs reprises pour nous tenir informés de l’évolution du dossier et quand Jorddy serait opéré», précise Darmen, le père. « Le cardiologue du privé suggérera, lui aussi, d’attendre que le bébé ait un poids raisonnable avant de l’opérer. Pour l’instant, le nourrisson ne pèse que 2,6 kilos», ajoute-t-il.
Le vendredi 30 mai, c’est avec surprise que ce couple de Roches- Brunes reçoit un appel du Centre cardiaque lui demandant d’emmener le bébé le lundi 2 juin car «une équipe de médecins étrangers est présente à Maurice». Le nourrisson est admis au Centre cardiaque de Pamplemousses. Une angiographie (radiographie des vaisseaux après injection de substances opaques aux rayons X) est prévue le lendemain.
Le bébé restera à jeun de 5 heures du matin à 13 h 30. Ensuite contre-ordre : une infirmière informe la maman qu’elle peut l’allaiter car l’angiographie ne sera pas pratiquée. Le lendemain, de nouveau, le nourrisson restera à jeun de 5 heures du matin à 12 h 30, avant de subir l’angiographie. L’opération durera une heure et demie.
Quinze minutes plus tard, coup de théâtre : un préposé avertit le couple que Jorddy filait en salle d’opération. «J’étais inquiète car
Jorddy venait de subir une angiographie, raconte Joëlle. Ce médecin ou cet infirmier nous a expliqués que l’intervention était nécessaire. Je déplore l’absence d’explications du médecin sur la procédure suivie ou à suivre. D’autant moins que nous n’avons pas du tout rencontré ces médecins étrangers pour avoir leur avis», relate Darmen, le papa, ‘Custom Clerk’ de son état.
Aucune explication
Après quatre heures d’intervention, aucun médecin ne viendra expliquer au couple si tout s’était bien passé. «Un infirmier m’a dit que son état était ‘stable’ avant de le transporter en unité des soins intensifs», souligne la maman qui n’est toutefois pas autorisée à le voir…
Joëlle apprendra, par la suite, que son bébé faisait de la fièvre. Elle monte se coucher. Le lendemain, à 5 h 30, on lui demande de passer à l’unité des soins intensifs... pour allaiter son bébé, croyait-elle. «J’ai reçu le choc de ma vie quand ce médecin ou cet infirmier m’a signifié la mort de mon Jorddy chéri. Sur les circonstances de sa mort, aucune explication n’a été fournie. La personne s’est contentée de dire que l’opération était très difficile», relate-t-elle très amère. « La maman d’un enfant hospitalisé à l’ICU m’a raconté : « To baba, so le coeur ti pé batte faible. Zot fine tire l’appareil avec li et zot fine pompe so le coeur mais li fine mort.» Le couple désespéré, écrasé par la douleur, demeurera au Centre cardiaque de 8 heures à 11 h 30. A aucun moment, un médecin n’a jugé bon d’exposer les circonstances de ce décédé. «Même ce cardiologue qui m’appelait auparavant, je ne l’ai pas revu. Encore moins ces médecins étrangers qui auraient pu nous rencontrer pour répondre à nos questions. Mon fils a-t-il servi de cobaye à ces médecins ? Ne fallait-il pas l’envoyer en Inde, comme prévu et éviter tout risque ? Jorddy, qui pesait 2,6 kg, était-il en état de subir une angiographie plus une opération le même jour ? Si son cas n’était pas aussi urgent, pourquoi l’avoir opéré si vite ? Est-ce pour économiser de l’argent qu’il a été opéré au Centre cardiaque et non en Inde? Et pourquoi donc le certificat de décès ne mentionne-t-il pas la cause de cette disparition subite ?»
Autant de mystères pour les Vythelingum. Le couple n’admet toujours pas la disparition de son premier enfant. «Li ti pé riyé et li ti pé gazouiller kan li fine alle l’hôpital. Mais c’est so cadavre ki fine retourne lacase», lâche Joëlle Vythelingum, la voix cassée par le chagrin.
Du côté du Centre cardiaque, on affirme que le petit Jorddy a reçu tous les soins nécessaires, mais que son cas était très complexe. Le Centre récuse toute allégation d’erreur médicale. «Les risques étaient grands pour le nourrisson, vu la gravité de son état. Les médecins étrangers ont fait de leur mieux pour tenter de le sauver. Malheureusement, il est décédé», nous a-t-on déclaré.
C’est le 22 mars dernier que le petit Jorddy vient au monde à l’hôpital Victoria, à Candos. Douze jours plus tard, commence son calvaire. Vers une heure du matin, le nourrisson est pris de vomissements. Ses parents, Darmen et Joëlle, l’emmènent dans une clinique privée mais quand ils constatent qu’aucun pédiatre n’est disponible, ils se rendent aussitôt à l’hôpital Victoria où Jorddy est admis à la ‘Nursery’.
Une hospitalisation rendue nécessaire en raison du teint livide que présente le bébé. Le médecin prescrit des tests qui révéleront que le nourrisson est atteint de la ‘maladie bleue’ (Tethralogy of Fallot). Il s’agit d’une maladie congénitale caractérisée par une mauvaise distribution de l’oxygène à travers le corps.
Le pédiatre conclut que l’enfant doit subir une opération. Hélas, cette opération ne peut être pratiquée à Maurice; de plus, il faut attendre que le bébé atteigne le poids de 10 kilos avant de pratiquer l’intervention. Le pédiatre réfère donc le cas au Centre cardiaque de Pample-mousses pour un suivi médical.
L’examen d’un cardiologue établira que le nourrisson doit être opéré en Inde. Pour se rassurer, les parents consultent un médecin du privé pour confirmer le diagnostic. Le praticien du privé leur expliquera exactement de quoi il en retourne… contre le paiement de Rs 500 d’honoraires ! «Ce cardiologue nous a même appelés à plusieurs reprises pour nous tenir informés de l’évolution du dossier et quand Jorddy serait opéré», précise Darmen, le père. « Le cardiologue du privé suggérera, lui aussi, d’attendre que le bébé ait un poids raisonnable avant de l’opérer. Pour l’instant, le nourrisson ne pèse que 2,6 kilos», ajoute-t-il.
Le vendredi 30 mai, c’est avec surprise que ce couple de Roches- Brunes reçoit un appel du Centre cardiaque lui demandant d’emmener le bébé le lundi 2 juin car «une équipe de médecins étrangers est présente à Maurice». Le nourrisson est admis au Centre cardiaque de Pamplemousses. Une angiographie (radiographie des vaisseaux après injection de substances opaques aux rayons X) est prévue le lendemain.
Le bébé restera à jeun de 5 heures du matin à 13 h 30. Ensuite contre-ordre : une infirmière informe la maman qu’elle peut l’allaiter car l’angiographie ne sera pas pratiquée. Le lendemain, de nouveau, le nourrisson restera à jeun de 5 heures du matin à 12 h 30, avant de subir l’angiographie. L’opération durera une heure et demie.
Quinze minutes plus tard, coup de théâtre : un préposé avertit le couple que Jorddy filait en salle d’opération. «J’étais inquiète car
Aucune explication
Après quatre heures d’intervention, aucun médecin ne viendra expliquer au couple si tout s’était bien passé. «Un infirmier m’a dit que son état était ‘stable’ avant de le transporter en unité des soins intensifs», souligne la maman qui n’est toutefois pas autorisée à le voir…
Joëlle apprendra, par la suite, que son bébé faisait de la fièvre. Elle monte se coucher. Le lendemain, à 5 h 30, on lui demande de passer à l’unité des soins intensifs... pour allaiter son bébé, croyait-elle. «J’ai reçu le choc de ma vie quand ce médecin ou cet infirmier m’a signifié la mort de mon Jorddy chéri. Sur les circonstances de sa mort, aucune explication n’a été fournie. La personne s’est contentée de dire que l’opération était très difficile», relate-t-elle très amère. « La maman d’un enfant hospitalisé à l’ICU m’a raconté : « To baba, so le coeur ti pé batte faible. Zot fine tire l’appareil avec li et zot fine pompe so le coeur mais li fine mort.» Le couple désespéré, écrasé par la douleur, demeurera au Centre cardiaque de 8 heures à 11 h 30. A aucun moment, un médecin n’a jugé bon d’exposer les circonstances de ce décédé. «Même ce cardiologue qui m’appelait auparavant, je ne l’ai pas revu. Encore moins ces médecins étrangers qui auraient pu nous rencontrer pour répondre à nos questions. Mon fils a-t-il servi de cobaye à ces médecins ? Ne fallait-il pas l’envoyer en Inde, comme prévu et éviter tout risque ? Jorddy, qui pesait 2,6 kg, était-il en état de subir une angiographie plus une opération le même jour ? Si son cas n’était pas aussi urgent, pourquoi l’avoir opéré si vite ? Est-ce pour économiser de l’argent qu’il a été opéré au Centre cardiaque et non en Inde? Et pourquoi donc le certificat de décès ne mentionne-t-il pas la cause de cette disparition subite ?»
Autant de mystères pour les Vythelingum. Le couple n’admet toujours pas la disparition de son premier enfant. «Li ti pé riyé et li ti pé gazouiller kan li fine alle l’hôpital. Mais c’est so cadavre ki fine retourne lacase», lâche Joëlle Vythelingum, la voix cassée par le chagrin.
Du côté du Centre cardiaque, on affirme que le petit Jorddy a reçu tous les soins nécessaires, mais que son cas était très complexe. Le Centre récuse toute allégation d’erreur médicale. «Les risques étaient grands pour le nourrisson, vu la gravité de son état. Les médecins étrangers ont fait de leur mieux pour tenter de le sauver. Malheureusement, il est décédé», nous a-t-on déclaré.
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2 Responses to "Décès d’un nourrisson au Centre cardiaque : ses parents crient à l’erreur médicale" 
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fanna
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said this on 21 Jun 2008 5:06:13 PM MUT
Manque de communication entre medecin ek patient.
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Raffick Moos
Rating:
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said this on 21 Jun 2008 2:38:01 PM MUT
Banne docteur poule pe jouer avec la vie dimoune. Faugoo to bisin mette l'orde. Qui faire pas mette banne mauricien a la tete banne institution au lieu banne cabri dans l'inde. Mauricien faire bien a l'etranger.
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