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Rémunération des concepteurs de cours : Le Dr Seetulsingh-Goorah réclame l’égalité à l’UoM
- By Eshan Dinally
- Published 5th July, 2008
- Dessous
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Un sentiment de révolte anime le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah. Cette Associate Professor s’insurge contre ce qu’elle estime être une «politique de deux poids, deux mesures» de l’administration de l’Université de Maurice (UoM). «C’est inacceptable que seuls quelques concepteurs de cours soient rémunérés. Cette politique, qui institutionnalise l’inégalité entre les concepteurs de cours, est source de frustration. Elle instaure un climat malsain au sein du personnel académique», tempête-t-elle.
Pour lutter contre cette politique, le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah ne cherche l’aide d’aucun collègue. Bien que, si sa cause est entendue, sa démarche profite à tous les concepteurs de cours à l’UoM. Sa stratégie est simple : faire une demande officielle de rémunération. Au fait, deux mois de cela, tout juste après que son cours eut été approuvé, elle a fait une réclamation en bonne et due forme à l’administration. «J’attends toujours une réponse. Je suis consciente à quel point je gêne l’administration. Mais, mon combat est basé sur une question de principe et non pour des sous», précise-t-elle.
Cette réclamation, précise-t-elle, est un moyen de remettre en question la pratique de rémunération des concepteurs de cours à l’UoM. D’habitude, le personnel académique conçoit des cours sans aucune rémunération supplémentaire. «De tout temps, nous avons conçu des cours gratuitement en croyant que cela faisait partie de notre tâche», fait-elle ressortir. Cependant, depuis quelque temps, les donnes ont changé sur le campus. Car ceux qui conçoivent des cours à distance et sous l’UoM Trust reçoivent une rémunération supplémentaire. «J’ai appris que, pour les cours en ligne, Rs 60 000 sont payées par module», déclare-t-elle.
Rs 1,8 million
En se basant sur ce tarif, Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah peut espérer obtenir jusqu’à Rs 1,8 million pour son cours en Pharmacie, qu’elle a préparé toute seule. D’ordinaire, un cours comporte un minimum de 30 modules. «Cela me paraît déraisonnable de ne pas toucher un seul sou pour avoir conçu ce cours», considère-t-elle. Auparavant, elle a aussi conçu une licence en physiothérapie, une licence en Occupational Therapy et une licence en Biomedical Sciences avec la collaboration des confrères de certaines universités sud-africaines et britanniques. Ces cours sont offerts depuis 2002.
Le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah affirme ne pas s’être engagée tête baissée dans ce combat. «Je me suis renseignée auprès de l’administration. Je me suis alors rendu compte que la conception des cours ne figure pas sur la liste des tâches des chargés de cours», précise-t-elle. Par ailleurs, elle compte exploiter comme il se doit un message du vice-chancelier aux académiciens dans lequel il disait qu’il fallait récompenser le travail individuel dans la conception d’un cours. «Je ne peux qu’espérer que cette récompense s’appliquera indistinctement à tous les concepteurs de cours», souhaite-t-elle.
Nous avons recherché des explications auprès de la direction de l’Université de Maurice. Mais, le vice-chancelier, le Pr Indur Fagoonee, n’est pas au pays. Personne d’autre n’a pu nous donner la version de l’institution.
Système bancal de distribution de médicaments
Pour le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah,
la distribution des médicaments pose problème. «Le système est bancal. La loi prévoit la présence obligatoire d’un pharmacien dans les pharmacies privées pour la vente des médicaments sur ordonnance. Mais, dans le secteur public, ces mêmes médicaments peuvent être distribués par des ‘dispensers’. Pourtant, le secteur public a une clientèle beaucoup plus élargie», déplore-t-elle. Des études, poursuit-elle, démontrent que le manque de conseil d’utilisation et d’information sur les médicaments pose un problème énorme pour les malades. Ainsi, elle souhaite que la loi soit modifiée pour exiger la présence d’un pharmacien à tous les points de distribution ou de vente (publics et privés) de tous les médicaments et pas seulement de ceux servis sur ordonnance. «Ceci est d’autant plus nécessaire car dans le service public, les médicaments sont achetés en gros. Ils ne sont donc pas accompagnés du pamphlet d’information lorsqu’ils sont distribués aux malades. Les médicaments sont mis dans des sachets en plastique. Parfois sans instructions écrites ou, des fois, avec une instruction illisible», explique-t-elle.
La pharmacovigilance
Le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah dit être disposée à mettre ses connaissances en pharmacovigilance à la disposition des autorités. Mais, elle met déjà en garde contre les visées d’un Mauricien, établi en France depuis les années 60, qui veut accaparer cet outil de contrôle pharmaceutique. Selon elle, la pharmacovigilance est appelée à jouer un rôle prépondérant à Maurice dans l’éventualité où des essais cliniques seraient effectués sur des patients mauriciens. «Si Maurice veut attirer des investisseurs pour les essais cliniques, il faut absolument mettre en place un système de pharmaco-vigilance. J’ai travaillé sur un projet concernant le statut de la pharmaco-vigilance et l’utilisation des médica-ments à Maurice. Les résultats préliminaires, que nous avons eus, sont très intéressants», fait-elle ressortir. La pharmacovigilance, explique-t-elle, est l’affaire de tout le monde, du manufacturier au malade, en passant par les proches du malade, les médecins, les pharmaciens, les administrateurs et les chercheurs. «Elle concerne l’évaluation de la balance entre les bénéfices et les risques des médicaments. Ce qui pourrait affecter leur sécurité d’emploi. Ce n’est pas seulement une évaluation de la qualité du médicament, mais aussi son efficacité, et ses effets indésirables parmi les utilisateurs», précise-t-elle.
Une battante
Le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah dit être habituée à mener des combats en solo à l’UoM. Quelques mois de cela, elle s’était battue, bec et ongles, pour que son cours en pharmacie soit approuvé. «Quand on est convaincu qu’on a raison et qu’on agit pour le bien-être des autres, il ne faut pas avoir peur de se retrouver seule, ou presque, dans une bataille. J’ai eu presque tout l’état-major de l’Université de Maurice, y compris certains représentants de l’Union des académiciens, contre moi», déclare-t-elle. Il y a deux motifs derrière son combat pour faire adopter le cours en pharmacie. D’abord, elle a voulu mater «certains vested interests qui ont tout entrepris pour tuer dans l’œuf ce cours.» Ensuite, elle a voulu que les jeunes Mauriciens puissent obtenir une formation en pharmacie gratuite-ment à l’UoM : «Il faut que les études tertiaires soient aussi accessibles que l’éducation secondaire. Beaucoup de parents n’ont pas les moyens d’offrir des études universitaires à leurs enfants à l’étranger.»
Pour lutter contre cette politique, le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah ne cherche l’aide d’aucun collègue. Bien que, si sa cause est entendue, sa démarche profite à tous les concepteurs de cours à l’UoM. Sa stratégie est simple : faire une demande officielle de rémunération. Au fait, deux mois de cela, tout juste après que son cours eut été approuvé, elle a fait une réclamation en bonne et due forme à l’administration. «J’attends toujours une réponse. Je suis consciente à quel point je gêne l’administration. Mais, mon combat est basé sur une question de principe et non pour des sous», précise-t-elle.
Cette réclamation, précise-t-elle, est un moyen de remettre en question la pratique de rémunération des concepteurs de cours à l’UoM. D’habitude, le personnel académique conçoit des cours sans aucune rémunération supplémentaire. «De tout temps, nous avons conçu des cours gratuitement en croyant que cela faisait partie de notre tâche», fait-elle ressortir. Cependant, depuis quelque temps, les donnes ont changé sur le campus. Car ceux qui conçoivent des cours à distance et sous l’UoM Trust reçoivent une rémunération supplémentaire. «J’ai appris que, pour les cours en ligne, Rs 60 000 sont payées par module», déclare-t-elle.
Rs 1,8 million
En se basant sur ce tarif, Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah peut espérer obtenir jusqu’à Rs 1,8 million pour son cours en Pharmacie, qu’elle a préparé toute seule. D’ordinaire, un cours comporte un minimum de 30 modules. «Cela me paraît déraisonnable de ne pas toucher un seul sou pour avoir conçu ce cours», considère-t-elle. Auparavant, elle a aussi conçu une licence en physiothérapie, une licence en Occupational Therapy et une licence en Biomedical Sciences avec la collaboration des confrères de certaines universités sud-africaines et britanniques. Ces cours sont offerts depuis 2002.
Le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah affirme ne pas s’être engagée tête baissée dans ce combat. «Je me suis renseignée auprès de l’administration. Je me suis alors rendu compte que la conception des cours ne figure pas sur la liste des tâches des chargés de cours», précise-t-elle. Par ailleurs, elle compte exploiter comme il se doit un message du vice-chancelier aux académiciens dans lequel il disait qu’il fallait récompenser le travail individuel dans la conception d’un cours. «Je ne peux qu’espérer que cette récompense s’appliquera indistinctement à tous les concepteurs de cours», souhaite-t-elle.
Nous avons recherché des explications auprès de la direction de l’Université de Maurice. Mais, le vice-chancelier, le Pr Indur Fagoonee, n’est pas au pays. Personne d’autre n’a pu nous donner la version de l’institution.
Système bancal de distribution de médicaments
Pour le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah,
La pharmacovigilance
Le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah dit être disposée à mettre ses connaissances en pharmacovigilance à la disposition des autorités. Mais, elle met déjà en garde contre les visées d’un Mauricien, établi en France depuis les années 60, qui veut accaparer cet outil de contrôle pharmaceutique. Selon elle, la pharmacovigilance est appelée à jouer un rôle prépondérant à Maurice dans l’éventualité où des essais cliniques seraient effectués sur des patients mauriciens. «Si Maurice veut attirer des investisseurs pour les essais cliniques, il faut absolument mettre en place un système de pharmaco-vigilance. J’ai travaillé sur un projet concernant le statut de la pharmaco-vigilance et l’utilisation des médica-ments à Maurice. Les résultats préliminaires, que nous avons eus, sont très intéressants», fait-elle ressortir. La pharmacovigilance, explique-t-elle, est l’affaire de tout le monde, du manufacturier au malade, en passant par les proches du malade, les médecins, les pharmaciens, les administrateurs et les chercheurs. «Elle concerne l’évaluation de la balance entre les bénéfices et les risques des médicaments. Ce qui pourrait affecter leur sécurité d’emploi. Ce n’est pas seulement une évaluation de la qualité du médicament, mais aussi son efficacité, et ses effets indésirables parmi les utilisateurs», précise-t-elle.
Une battante
Le Dr Sharmila Pamela Seetulsingh-Goorah dit être habituée à mener des combats en solo à l’UoM. Quelques mois de cela, elle s’était battue, bec et ongles, pour que son cours en pharmacie soit approuvé. «Quand on est convaincu qu’on a raison et qu’on agit pour le bien-être des autres, il ne faut pas avoir peur de se retrouver seule, ou presque, dans une bataille. J’ai eu presque tout l’état-major de l’Université de Maurice, y compris certains représentants de l’Union des académiciens, contre moi», déclare-t-elle. Il y a deux motifs derrière son combat pour faire adopter le cours en pharmacie. D’abord, elle a voulu mater «certains vested interests qui ont tout entrepris pour tuer dans l’œuf ce cours.» Ensuite, elle a voulu que les jeunes Mauriciens puissent obtenir une formation en pharmacie gratuite-ment à l’UoM : «Il faut que les études tertiaires soient aussi accessibles que l’éducation secondaire. Beaucoup de parents n’ont pas les moyens d’offrir des études universitaires à leurs enfants à l’étranger.»
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1 Response to "Rémunération des concepteurs de cours : Le Dr Seetulsingh-Goorah réclame l’égalité à l’UoM" 
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said this on 07 Jul 2008 4:11:44 PM MUT
ZOt rode backing pou gagne poste apres zotte plaigner
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