Le pasteur Lindsay Blackburn, de l'Assemblée de Dieu, trouve normal que les églises chrétiennes possèdent des biens. Car la dîme qu'elles perçoivent, dit-il, ne sont pas de la petite quête.

Expliquez-nous le cheminement de votre église...
Quand nous avions lancé l’Assemblée de Dieu avec les frères Cizeron en 1967, nous avions Rs 220 dans la caisse. Aujourd'hui, nous avons 140 églises et nous possédons 55 immeubles qui abritent ces lieux de culte.

Peut-on dire alors que les églises chrétiennes n'ont pas besoin de l'aide de l'État car elles sont riches ?
C'est évident que nous sommes riches. La dîme n'est pas de la petite quête. En donnant 10 % de leurs salaires, nos fidèles honorent Dieu qui le leur rend bien. Nous sommes financièrement autonomes. Heureusement !

On dit de certains pasteurs qu'ils sont des escrocs, voir des bonimenteurs…
N’oubliez pas qu’on avait aussi pris Jésus
pour un illuminé. Certains veulent donner cette perception pour éviter que d'autres fidèles nous rejoignent.

Comment expliquez-vous cette attirance vers les églises évangéliques ?
Il y a un retour vers la parole de Dieu du fait que les églises traditionnelles sont devenues conformistes. On prêche le même Évangile, mais la représentation est différente. Nos fidèles s'extériorisent dans leur foi. Ils ne restent pas figés.

On parle aussi de guérisons bidon...
C'est une guérison divine. Un coeur heureux est le meilleur médicament contre le mal qui nous ronge. La guérison à travers les prières ne peut s'expliquer, c’est par la grâce de Dieu.

Vos fidèles ne cessent de clamer que la fin du monde est proche. Est-ce un moyen d’attirer d’autres adeptes ?
Pas du tout. La fin du monde est certainement proche. Je prends pour exemple Israël. Dieu a dit que cet État serait une pierre pesante pour toutes les nations. Voyez ce qui se passe autour de nous.