Joseph John Robertson, 62 ans, aura suffisamment de temps pour réfléchir sur son crime. Il a été condamné, mardi, à 30 ans de prison par le juge Paul Lam Shang Leen siégeant aux assises pour le meurtre de sa concubine, Marie-Anne Edouard.
C’est avec les larmes aux yeux que les proches de Robertson ont quitté la salle d’audience. Ils affirment qu’ils ne s’attendaient pas à une peine aussi lourde car le condamné est déjà un homme âgé.
Il y a quatre ans, Joseph Robertson a poignardé sa compagne Marie-Anne Edouard. Le crime a été commis le 11 mai 2004 à leur domicile à Baie-du-Tombeau. À l’ouverture de son procès, il a plaidé coupable. Il était défendu par Me Ravin Chetty alors que la poursuite était assurée par Me (Mme) Priya Chitto, ‘Senior State Law Officer’, assistée de Me (Mme) Rehnu Gowry-Bhurrut, ‘State Law Officer’.
«Votre Honneur, je vous présente mes excuses ainsi qu’à la famille de la victime. Je regrette ce que j’ai fait», a lancé Joseph Robertson depuis le box des accusés. Dans sa déposition, il raconte qu’il n’avait que 17 ans lorsqu’il est tombé amoureux de sa concubine, Marie-Anne Edouard. Cependant, celle-ci est allée vivre à Rodrigues après qu’elle a appris qu’il sortait avec une autre femme.
Marie-Anne s’est mariée à Rodrigues et a donné naissance à quatre enfants. Joseph Robertson a, entre-temps, courtisé une autre femme, qui lui a donné quatre enfants. Mais le destin a voulu que Joseph et Marie-Anne se retrouvent en 1991. Ils décident de partager leur vie. Ils éliront domicile à Baie-du-Tombeau. Mais les disputes seront légion au sein du couple. Joseph précise qu’il ne supportait pas le comportement d’Eric, le fils de Marie-Anne. Le jour du drame, le couple a eu une énième dispute au sujet d’Eric. Joseph a tabassé Marie-Anne avec son sac dans lequel il avait dissimulé un couteau. L’arme est tombée. Joseph la ramassera pour poignarder sa concubine.
Après son crime, Joseph s’est lavé les mains et a pris la fuite. Il s’est caché chez sa fille. Accompagné de son gendre, il devait par la suite se constituer prisonnier au poste de police d’Abercrombie. Il a expliqué qu’il a déjà suivi une cure de désintoxication en 1986 pour un problème d’alcool.