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Gynéco à la carte : faites votre choix !
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By Le Défi Plus
Published on 19th July, 2008
 
Saviez-vous que si vous n’êtes pas d’accord qu’un médecin vous opère, vous pouvez exiger qu’un autre le fasse ? Non ! Eh bien, détrompez-vous ! C’est possible ! Du moins si vous connaissez un ministre. C’est ce que le personnel de l’hôpital Victoria, Candos, a constaté récemment.
 

 
Saviez-vous que si vous n’êtes pas d’accord qu’un médecin vous opère, vous pouvez exiger qu’un autre le fasse ? Non ! Eh bien, détrompez-vous ! C’est possible ! Du moins si vous connaissez un ministre. C’est ce que le personnel de l’hôpital Victoria, Candos, a constaté récemment.

Une patiente, atteinte de troubles gynécologiques majeurs, devait subir une intervention. La gyné­cologue qui l’a examinée lui a dit que son cas est très sérieux. Traumatisée par les mots de la gynécologue, la patiente a exprimé à son entourage ses appréhen­sions de se faire opérer par cette spécialiste. Ses proches ont alors sollicité un ministre afin qu’il intervienne pour que ce soit un autre gynécologue qui opère la patiente.

Effectivement, des instructions, dans le sens du vœu de la patiente, sont émises en haut lieu. Le gynécologue, qui a reçu l’ordre de pratiquer l’intervention, s’est retrouvé dans un embarras, surtout vis-à-vis de sa collègue. Il a été d’ailleurs lui expliquer qu’il avait reçu des instructions. D’autant que la gynécologue était agacée par la démarche des proches de la patiente. Elle estimait que ses compétences étaient mises en doute.

Elle a donc insisté pour opérer. Mais, quelques minutes avant l’opération, elle devait recevoir un appel l’avertissant des répercussions éventuelles de son entêtement. En effet, on lui a fait comprendre qu’elle devrait assumer ses responsabilités au cas où la patiente aurait des complications en salle d’opération. Elle n’a eu alors d’autre choix que de céder sa place à son collègue, qui a pratiqué l’intervention.

Si certains avancent que c’est le droit d’un patient d’exiger qu’un autre médecin l’opère, d’autres n’ont, par contre, pas apprécié l’intervention du ministre en question. Si tous les patients sollicitent des personnes influentes pour avoir un autre médecin, ce sera la pagaille dans le service hospitalier, préviennent certains médecins et infirmiers.