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Mariam Gopaul : « Les parents ont des droits comme leurs enfants »
- By Javed Sobah
- Published 20th July, 2008
- Interview , Cahier Fam
- Unrated
Vous avez passé presque quinze ans à l'UNICEF. Vous auriez pu embrasser une carrière internationale. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?
Je milite pour les droits des enfants depuis un bon nombre d'années au sein de l'UNICEF. J'ai travaillé principalement au bureau de cette organisation à Port-Louis et j'ai eu l'occasion de collaborer avec plusieurs bureaux de l'UNICEF. Il est vrai que l’occasion s’est présentée, à plusieurs reprises, pour faire les valises et partir embrasser une carrière internationale. Si je ne l'ai pas fait, c'est surtout pour mes enfants et ma famille. J'ai deux enfants qui poursuivaient leur scolarité et un époux dont les contraintes professionnelles ne lui auraient pas permis de voyager. Il y avait des choix à faire. Je ne regrette rien. Je pense aussi que nous devons continuer à servir notre pays. Les enfants mauriciens ont aussi besoin qu'on s'assure que leurs droits soient sauvegardés. Je le fais en ce moment, tout en m'assurant du suivi de ce dossier dans la région Océan indien.
On parle toujours de la lutte pour les droits des enfants. Qu'en est-il de ceux des parents ?
Tout d'abord, je souhaiterais ajouter qu'on doit aussi parler des responsabilités des enfants. Un enfant a des droits et des responsabilités. En l’occurrence, celle de respecter ses parents. Bien sûr que les parents ont des droits. Eux, comme les enfants, doivent exercer et jouir de leurs droits dans le respect mutuel et avec un sens de responsabilité. J'encourage le dialogue au sein de la famille afin que les parents puissent bien inculquer aux enfants leurs valeurs et ce qu’ils attendent d'eux. Les jeunes pourraient aussi exprimer leurs préoccupations. Dans toute situation, il faut arriver à s'entendre et se comprendre. Cela éviterait bien des conflits.
Après Apravasi Ghat, Le Morne est classé patrimoine mondial. Votre réaction…
Il est légitime pour tout Mauricien de se réjouir de cette reconnaissance. Je tiens à féliciter
ceux qui ont travaillé sans relâche pour qu’on aboutisse à cette reconnaissance internationale.
Il y a beaucoup de cas de personnes poursuivies pour relations sexuelles avec une mineure de moins de 16 ans. Le problème, c’est que certaines adolescentes, physiquement, font plus que leur âge…
La loi interdit toute relation avec une mineure de moins de 16 ans. Je ne pense pas que l’on puisse se cacher derrière la méconnaissance de l’âge ou de cette loi. De toute manière, je condamne aussi ces adolescentes. Elles ruinent leur jeunesse en voulant s’engager trop tôt dans des relations sexuelles. Elles tendent à banaliser cet acte qui devrait être associé à l’amour. Puis, elles n’adoptent pas une conduite raisonnable et font fi des risques d’une grossesse précoce et du Sida. Je pense aussi qu’il y a souvent dans ces cas un relâchement au niveau du contrôle parental ou même une absence de dialogue et de communication au sein de la famille.
Pour ce troisième trimestre, le ministère de l'Éducation a décidé d’étendre les heures de classe de 40 minutes. Ce temps additionnel devrait-il être consacré à des activités non-académiques, comme l'éducation sexuelle ?
Je serai en faveur des activités non académiques, comme encourager les jeunes à s’engager dans des activités sociales et leur faire prendre conscience de leurs responsabilités citoyennes. Vous parlez d’éducation sexuelle ? Oui, elle devrait être introduite ! Mais par des enseignants qualifiés et formés.
Portrait d’elle
Une vraie militante des droits de l'enfant. Mariam Gopaul, 50 ans, après avoir passé 13 ans à concevoir et à produire des émissions éducatives au Mauritius College of the Air et 15 ans à l'UNICEF, est maintenant chef de projet chez ODEROI. Mariée et mère de 2 enfants, elle a refusé, au long de sa carrière, bon nombre d’offres internationales où elle aurait pu avoir plus d'ouvertures.
Je milite pour les droits des enfants depuis un bon nombre d'années au sein de l'UNICEF. J'ai travaillé principalement au bureau de cette organisation à Port-Louis et j'ai eu l'occasion de collaborer avec plusieurs bureaux de l'UNICEF. Il est vrai que l’occasion s’est présentée, à plusieurs reprises, pour faire les valises et partir embrasser une carrière internationale. Si je ne l'ai pas fait, c'est surtout pour mes enfants et ma famille. J'ai deux enfants qui poursuivaient leur scolarité et un époux dont les contraintes professionnelles ne lui auraient pas permis de voyager. Il y avait des choix à faire. Je ne regrette rien. Je pense aussi que nous devons continuer à servir notre pays. Les enfants mauriciens ont aussi besoin qu'on s'assure que leurs droits soient sauvegardés. Je le fais en ce moment, tout en m'assurant du suivi de ce dossier dans la région Océan indien.
On parle toujours de la lutte pour les droits des enfants. Qu'en est-il de ceux des parents ?
Tout d'abord, je souhaiterais ajouter qu'on doit aussi parler des responsabilités des enfants. Un enfant a des droits et des responsabilités. En l’occurrence, celle de respecter ses parents. Bien sûr que les parents ont des droits. Eux, comme les enfants, doivent exercer et jouir de leurs droits dans le respect mutuel et avec un sens de responsabilité. J'encourage le dialogue au sein de la famille afin que les parents puissent bien inculquer aux enfants leurs valeurs et ce qu’ils attendent d'eux. Les jeunes pourraient aussi exprimer leurs préoccupations. Dans toute situation, il faut arriver à s'entendre et se comprendre. Cela éviterait bien des conflits.
Après Apravasi Ghat, Le Morne est classé patrimoine mondial. Votre réaction…
Il est légitime pour tout Mauricien de se réjouir de cette reconnaissance. Je tiens à féliciter
Il y a beaucoup de cas de personnes poursuivies pour relations sexuelles avec une mineure de moins de 16 ans. Le problème, c’est que certaines adolescentes, physiquement, font plus que leur âge…
La loi interdit toute relation avec une mineure de moins de 16 ans. Je ne pense pas que l’on puisse se cacher derrière la méconnaissance de l’âge ou de cette loi. De toute manière, je condamne aussi ces adolescentes. Elles ruinent leur jeunesse en voulant s’engager trop tôt dans des relations sexuelles. Elles tendent à banaliser cet acte qui devrait être associé à l’amour. Puis, elles n’adoptent pas une conduite raisonnable et font fi des risques d’une grossesse précoce et du Sida. Je pense aussi qu’il y a souvent dans ces cas un relâchement au niveau du contrôle parental ou même une absence de dialogue et de communication au sein de la famille.
Pour ce troisième trimestre, le ministère de l'Éducation a décidé d’étendre les heures de classe de 40 minutes. Ce temps additionnel devrait-il être consacré à des activités non-académiques, comme l'éducation sexuelle ?
Je serai en faveur des activités non académiques, comme encourager les jeunes à s’engager dans des activités sociales et leur faire prendre conscience de leurs responsabilités citoyennes. Vous parlez d’éducation sexuelle ? Oui, elle devrait être introduite ! Mais par des enseignants qualifiés et formés.
Portrait d’elle
Une vraie militante des droits de l'enfant. Mariam Gopaul, 50 ans, après avoir passé 13 ans à concevoir et à produire des émissions éducatives au Mauritius College of the Air et 15 ans à l'UNICEF, est maintenant chef de projet chez ODEROI. Mariée et mère de 2 enfants, elle a refusé, au long de sa carrière, bon nombre d’offres internationales où elle aurait pu avoir plus d'ouvertures.








