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Émigration : quand l’Eldorado tourne au cauchemar
- By Le Défi Plus
- Published 26th July, 2008
- Enquête , Actualités
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L’herbe est-elle réellement plus verte ailleurs ? Les nombreux Mauriciens qui ont quitté le sol natal récemment diront qu’ils n’ont pas vu leur vie en rose sous d’autres cieux. Ils se sont rendu compte que les conditions de vie, ailleurs, n’étaient pas meilleures qu’ici.
Mais, un constat s’impose. Ces dix dernières années, le nombre de Mauriciens qui partent faire fortune à l’étranger est en nette croissance. Les destinations privilégiées sont : l’Angleterre, la France, l’Irlande, l’Australie et le Canada.
La fortune n’est pas toujours au rendez-vous de ce beau monde. Ainsi, nombreux sont nos compatriotes, ayant contacté de gros emprunts pour tenter leur chance dans ces pays, qui peinent à joindre les deux bouts.
L’Eldorado a vite fait de tourner en cauchemar pour eux. Logements exigus, cherté de la vie, travail au noir : les obstacles ne manquent pas. Cette situation ne concerne pas uniquement la Grande-Bretagne – cela fait des années que les Mauriciens se plaignent – et l’Irlande – les plaintes sont récentes –, mais aussi l’Australie. En effet, de nombreux Mauriciens, installés dans le pays des kangourous, donnent de la voix et dénoncent les difficiles conditions de vie (voir plus loin).
C’est en Angleterre où l’on dénombre le plus grand nombre de Mauriciens sans-papier. Le jeudi 10 juillet, trois de nos compatriotes ont été interpellés par la police britannique parce qu’ils travaillaient au noir dans un restaurant à Plymouth. Ce n’est là que la partie visible de l’iceberg. Il y a un mois, Sanjay, un Mauricien de 29 ans, parti faire des études en comptabilité dans la Blonde d’Albion, a été déporté. La raison : il travaillait au-delà des vingt heures hebdomadaires autorisées aux étudiants. «Rien qu’à Londres, il y a environ 7 000 Mauriciens qui sont en situation irrégulière. Ils sont directement menacés de déportation», s’alarme Celva Runghen, consultant en immigration.
Exemption du visa d’entrée
C’est après 2002 qu’il y a eu un exode vers la Grande-Bretagne. Et ce, après la décision des autorités britanniques d’exempter les Mauriciens du visa d’entrée. Cela ne s’applique qu’à ceux qui font une demande pour les visas touristes uniquement. Car ceux qui s’y rendent pour étudier doivent toujours obtenir au préalable un visa d’entrée auprès du haut-commissariat britannique.
Dans la plupart des cas, les Mauriciens font une demande de visa étudiant afin d’obtenir un permis de séjour, alors qu’ils se rendent en Grande-Bretagne avec la ferme intention d’y travailler. De ce fait, nombre de nos compatriotes se voient dans l’obligation de travailler au noir.
«Les autorités britanniques sont hypocrites. Elles n’ont pas la volonté de combattre le fléau de l’immigration clandestine, car cela représente une main-d’oeuvre bon marché. Ainsi, les petites entreprises peuvent faire de bonnes affaires. Les Anglais veulent faire croire que le problème se trouve à Maurice alors que c’est chez eux qu’ils doivent mettre de l’ordre», fulmine Celva Runghen.
Sanjay, le Mauricien déporté, explique qu’il n’avait d’autre choix que de travailler au noir. Car ses dépenses étaient énormes.
Ce jeune homme, originaire de Ville Noire, confie : «Je louais une maison de quatre chambres pour 70 livres sterling par semaine (Rs 3 780). J’étais plongeur dans un restaurant à East Ham à Londres et je gagnais 100 livres par semaine (environ Rs 5 400). Mes frais de transport s’élevait à 15 livres sterling par semaine (Rs 810). De plus, je dépensais 20 livres chaque semaine ( Rs 1 080). Comment aurais-je fait si je ne travaillais pas au noir? Mon père a emprunté Rs 800 000 pour m’envoyer étudier en Angleterre. Je ne sais plus où mettre la tête».
D’autres étudiants se sont retrouvés dans la même situation que Sanjay. Une source au haut-commissariat britannique à Port-Louis indique que 36 000 Mauriciens se sont rendus en Angleterre l’année dernière. Toutefois, on se refuse à dire combien d’entre eux sont restés au pays de sa Majesté. «Ces chiffres sont confidentiels », nous dit-on.
Quand l’Irlande déçoit
L’Irlande est une autre destination qui a beaucoup déçu les candidats mauriciens à l’émigration. Ce pays, qui était l’un des plus pauvres d’Europe, a connu un succès économique fulgurant. À tel point qu’il est devenu un exemple. Donc, sur papier, l’Irlande réunissait les conditions de vie séduisantes pour nos compatriotes. Depuis quatre ans, il y a eu un engouement sans précédent pour la terre qui vit naître la bière Guinness. La quinzaine d’agents recruteurs qui opèrent y sont pour quelque chose.
Ils ont promis monts et merveilles à nos compatriotes. Ces derniers s’entendaient dire qu’ils allaient facilement obtenir un emploi et que leur vie allait drastiquement changer… Des promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Nombre se sont
rendus à l’évidence qu’ils ont été victimes de leur crédulité.
D’autant que, pour obtenir un permis de séjour en Irlande, la plupart d’entre eux se font passer pour des étudiants. «Souvent, ils ont recours à des agents recruteurs qui ne sont pas enregistrés, qui font toutes sortes de promesses.
Sur place, c’est une autre réalité qui les attend. Les collèges sont en tôle et les logements proposés sont exigus. Sans compter que c’est difficile d’avoir un emploi décent. Certains ont honte de retourner à Maurice et préfèrent avaler l’amère pilule», dénonce un officier au Passport & Immigration Office. Résultat : 300 Mauriciens sont menacés de déportation en Irlande. «Ces agents recruteurs font de la publicité en offrant un ‘work and study programme’. Or, c’est illégal. Soit vous allez dans un pays pour travailler soit vous étudiez», soutient Celva Runghen.
Pour contourner le problème des sans-papier, le gouvernement anglais envisage de réintroduire la demande de visa pour les Mauriciens souhaitant se rendre en Grande-Bretagne.
«Les Mauriciens aiment rêver. Ils croient qu’ils trouveront facilement de l’or ailleurs. Or, c’est une utopie. Il faut bosser dur pour mener une vie décente. Malheureusement, nos compatriotes sont crédules et se font exploiter », relativise Siven, Mauricien qui s’est établi à Londres dans les années 60. Son mot d’ordre : prudence !
Quelques détails
Plusieurs institutions australiennes ont organisé, cette semaine, une rencontre avec les étudiants étrangers pour les conseiller. En ce moment, un groupe d’étudiants mauriciens, à Sydney, se trouve en difficulté. Ces Mauriciens vivent dans des maisons non meublées et dépourvues de chauffage. Ils sont à la recherche de travaux manuels pour obtenir de quoi subvenir à leurs besoins. Le haut-commissariat mauricien, à Canberra, rassemble toutes les informations susceptibles d’aider les Mauriciens désireux d’entreprendre des études en Australie. Ces infos seront acheminées à Maurice pour être consultées.
Cherté du loyer en Australie
Paul connaît bien l’Australie. C’est en 2004 qu’il a quitté Maurice pour s’établir en Australie. Il vit actuellement à Melbourne. Il précise que le nombre de Mauriciens au pays des kangourous, a augmenté par rapport aux dernières années.
Employé dans une compagnie informatique, il déplore l’augmentation drastique du montant du loyer. De ce fait, les étudiants mauriciens n’ont d’autres choix que de louer une maison et d’y habiter à plusieurs.
Il rappelle que les travaux qui sont proposés aux étrangers sont ceux que les Australiens refusent. Les Mauriciens peuvent ainsi se faire jusqu’à 20 dollars australiens (Rs 520) par heure.
«Ceux qui veulent émigrer en Australie doivent se préparer à rencontrer certaines difficultés les deux premières années. Puis, les choses iront beaucoup mieux. Un Mauricien, arrivé en Australie en 2001, rangeait les caddies dans un hypermarché. Aujourd’hui, il dirige un store d’électroménagers », explique Paul.
Explications du HC australien
C’est à travers des articles de presse que Yasmina Hosanoo, responsable des relations publiques du haut-commissariat australien à Maurice, a appris que des étudiants mauriciens rencontraient des difficultés pour trouver des logements abordables.
Elle explique qu’en 2007, il y avait 450 000 étudiants étrangers en Australie, dont 2 100 Mauriciens. « Il y a donc une grande demande pour des logements se trouvant à proximité des campus. La plupart des universités ont un bureau qui aide les étudiants à trouver des logements », explique-t-elle. Yasmina Hosanoo précise que le nombre d’étudiants mauriciens en Australie a augmenté de 30 % entre 2006 et 2007. Un nombre, dit-elle, qui continue de croître.
Enfin, elle confirme que les agents recruteurs ne sont pas obligés de s’inscrire auprès du haut-commissariat australien, mais doivent l’être auprès du ministère de l’Éducation mauricien.
Mais, un constat s’impose. Ces dix dernières années, le nombre de Mauriciens qui partent faire fortune à l’étranger est en nette croissance. Les destinations privilégiées sont : l’Angleterre, la France, l’Irlande, l’Australie et le Canada.
La fortune n’est pas toujours au rendez-vous de ce beau monde. Ainsi, nombreux sont nos compatriotes, ayant contacté de gros emprunts pour tenter leur chance dans ces pays, qui peinent à joindre les deux bouts.
L’Eldorado a vite fait de tourner en cauchemar pour eux. Logements exigus, cherté de la vie, travail au noir : les obstacles ne manquent pas. Cette situation ne concerne pas uniquement la Grande-Bretagne – cela fait des années que les Mauriciens se plaignent – et l’Irlande – les plaintes sont récentes –, mais aussi l’Australie. En effet, de nombreux Mauriciens, installés dans le pays des kangourous, donnent de la voix et dénoncent les difficiles conditions de vie (voir plus loin).
C’est en Angleterre où l’on dénombre le plus grand nombre de Mauriciens sans-papier. Le jeudi 10 juillet, trois de nos compatriotes ont été interpellés par la police britannique parce qu’ils travaillaient au noir dans un restaurant à Plymouth. Ce n’est là que la partie visible de l’iceberg. Il y a un mois, Sanjay, un Mauricien de 29 ans, parti faire des études en comptabilité dans la Blonde d’Albion, a été déporté. La raison : il travaillait au-delà des vingt heures hebdomadaires autorisées aux étudiants. «Rien qu’à Londres, il y a environ 7 000 Mauriciens qui sont en situation irrégulière. Ils sont directement menacés de déportation», s’alarme Celva Runghen, consultant en immigration.
Exemption du visa d’entrée
C’est après 2002 qu’il y a eu un exode vers la Grande-Bretagne. Et ce, après la décision des autorités britanniques d’exempter les Mauriciens du visa d’entrée. Cela ne s’applique qu’à ceux qui font une demande pour les visas touristes uniquement. Car ceux qui s’y rendent pour étudier doivent toujours obtenir au préalable un visa d’entrée auprès du haut-commissariat britannique.
Dans la plupart des cas, les Mauriciens font une demande de visa étudiant afin d’obtenir un permis de séjour, alors qu’ils se rendent en Grande-Bretagne avec la ferme intention d’y travailler. De ce fait, nombre de nos compatriotes se voient dans l’obligation de travailler au noir.
«Les autorités britanniques sont hypocrites. Elles n’ont pas la volonté de combattre le fléau de l’immigration clandestine, car cela représente une main-d’oeuvre bon marché. Ainsi, les petites entreprises peuvent faire de bonnes affaires. Les Anglais veulent faire croire que le problème se trouve à Maurice alors que c’est chez eux qu’ils doivent mettre de l’ordre», fulmine Celva Runghen.
Sanjay, le Mauricien déporté, explique qu’il n’avait d’autre choix que de travailler au noir. Car ses dépenses étaient énormes.
Ce jeune homme, originaire de Ville Noire, confie : «Je louais une maison de quatre chambres pour 70 livres sterling par semaine (Rs 3 780). J’étais plongeur dans un restaurant à East Ham à Londres et je gagnais 100 livres par semaine (environ Rs 5 400). Mes frais de transport s’élevait à 15 livres sterling par semaine (Rs 810). De plus, je dépensais 20 livres chaque semaine ( Rs 1 080). Comment aurais-je fait si je ne travaillais pas au noir? Mon père a emprunté Rs 800 000 pour m’envoyer étudier en Angleterre. Je ne sais plus où mettre la tête».
D’autres étudiants se sont retrouvés dans la même situation que Sanjay. Une source au haut-commissariat britannique à Port-Louis indique que 36 000 Mauriciens se sont rendus en Angleterre l’année dernière. Toutefois, on se refuse à dire combien d’entre eux sont restés au pays de sa Majesté. «Ces chiffres sont confidentiels », nous dit-on.
Quand l’Irlande déçoit
L’Irlande est une autre destination qui a beaucoup déçu les candidats mauriciens à l’émigration. Ce pays, qui était l’un des plus pauvres d’Europe, a connu un succès économique fulgurant. À tel point qu’il est devenu un exemple. Donc, sur papier, l’Irlande réunissait les conditions de vie séduisantes pour nos compatriotes. Depuis quatre ans, il y a eu un engouement sans précédent pour la terre qui vit naître la bière Guinness. La quinzaine d’agents recruteurs qui opèrent y sont pour quelque chose.
Ils ont promis monts et merveilles à nos compatriotes. Ces derniers s’entendaient dire qu’ils allaient facilement obtenir un emploi et que leur vie allait drastiquement changer… Des promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Nombre se sont
D’autant que, pour obtenir un permis de séjour en Irlande, la plupart d’entre eux se font passer pour des étudiants. «Souvent, ils ont recours à des agents recruteurs qui ne sont pas enregistrés, qui font toutes sortes de promesses.
Sur place, c’est une autre réalité qui les attend. Les collèges sont en tôle et les logements proposés sont exigus. Sans compter que c’est difficile d’avoir un emploi décent. Certains ont honte de retourner à Maurice et préfèrent avaler l’amère pilule», dénonce un officier au Passport & Immigration Office. Résultat : 300 Mauriciens sont menacés de déportation en Irlande. «Ces agents recruteurs font de la publicité en offrant un ‘work and study programme’. Or, c’est illégal. Soit vous allez dans un pays pour travailler soit vous étudiez», soutient Celva Runghen.
Pour contourner le problème des sans-papier, le gouvernement anglais envisage de réintroduire la demande de visa pour les Mauriciens souhaitant se rendre en Grande-Bretagne.
«Les Mauriciens aiment rêver. Ils croient qu’ils trouveront facilement de l’or ailleurs. Or, c’est une utopie. Il faut bosser dur pour mener une vie décente. Malheureusement, nos compatriotes sont crédules et se font exploiter », relativise Siven, Mauricien qui s’est établi à Londres dans les années 60. Son mot d’ordre : prudence !
Quelques détails
- Ceux qui partent étudier à l’étranger ne sont autorisés à travailler que pendant 20 heures par semaine.
- Les principaux jobs disponibles sont : serveurs, éboueurs, laveurs de voitures.
- En Irlande, environ 300 étudiants du Medway College se retrouvent, d’un coup, sans institution. Les autorités irlandaises ont décidé de retirer ce collège de la liste officielle des institutions privées reconnues. Ceux qui se sont tournés vers d’autres institutions ont eu à payer des frais supplémentaires pour poursuivre leurs études.
- Le ministère de l’Éducation recommande à ceux qui veulent étudier sous d’autres cieux de bien vérifier l’authenticité de l’établissement de leur choix.
Plusieurs institutions australiennes ont organisé, cette semaine, une rencontre avec les étudiants étrangers pour les conseiller. En ce moment, un groupe d’étudiants mauriciens, à Sydney, se trouve en difficulté. Ces Mauriciens vivent dans des maisons non meublées et dépourvues de chauffage. Ils sont à la recherche de travaux manuels pour obtenir de quoi subvenir à leurs besoins. Le haut-commissariat mauricien, à Canberra, rassemble toutes les informations susceptibles d’aider les Mauriciens désireux d’entreprendre des études en Australie. Ces infos seront acheminées à Maurice pour être consultées.
Cherté du loyer en Australie
Paul connaît bien l’Australie. C’est en 2004 qu’il a quitté Maurice pour s’établir en Australie. Il vit actuellement à Melbourne. Il précise que le nombre de Mauriciens au pays des kangourous, a augmenté par rapport aux dernières années.
Employé dans une compagnie informatique, il déplore l’augmentation drastique du montant du loyer. De ce fait, les étudiants mauriciens n’ont d’autres choix que de louer une maison et d’y habiter à plusieurs.
Il rappelle que les travaux qui sont proposés aux étrangers sont ceux que les Australiens refusent. Les Mauriciens peuvent ainsi se faire jusqu’à 20 dollars australiens (Rs 520) par heure.
«Ceux qui veulent émigrer en Australie doivent se préparer à rencontrer certaines difficultés les deux premières années. Puis, les choses iront beaucoup mieux. Un Mauricien, arrivé en Australie en 2001, rangeait les caddies dans un hypermarché. Aujourd’hui, il dirige un store d’électroménagers », explique Paul.
Explications du HC australien
C’est à travers des articles de presse que Yasmina Hosanoo, responsable des relations publiques du haut-commissariat australien à Maurice, a appris que des étudiants mauriciens rencontraient des difficultés pour trouver des logements abordables.
Elle explique qu’en 2007, il y avait 450 000 étudiants étrangers en Australie, dont 2 100 Mauriciens. « Il y a donc une grande demande pour des logements se trouvant à proximité des campus. La plupart des universités ont un bureau qui aide les étudiants à trouver des logements », explique-t-elle. Yasmina Hosanoo précise que le nombre d’étudiants mauriciens en Australie a augmenté de 30 % entre 2006 et 2007. Un nombre, dit-elle, qui continue de croître.
Enfin, elle confirme que les agents recruteurs ne sont pas obligés de s’inscrire auprès du haut-commissariat australien, mais doivent l’être auprès du ministère de l’Éducation mauricien.
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9 Responses to "Émigration : quand l’Eldorado tourne au cauchemar" 
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said this on 19 Aug 2008 10:15:50 AM MUT
In reference to your program regarding the struggle of Mauritian Students in Australia, I believe that there are 2 sides of the story. Unfortunately, the media always picked the worst one. First of all, there is approximately 5000 Mauritian Students studying in Australia and surely a group of unhappy students cannot really talk as a whole.
In regards to PR, let me explain to you how it works. Being a Mauritian born myself, I migrated to Australia in 1985 and surely whatever negativeness is being said about Australia is surely unacceptable and pure exaggeration. There is 480,000 international students from different part of the world coming around Australia to study each year (well...well...well...be realistic and join the queue as all 480,000 are here for PR....of course how could the Australian government grant PR to all 480,000????? and why should Mauritian students jump the queue?). A lot of big mouth licenced agents in Mauritius are talking bla bla bla...bla bla bla...what do they know about the Australian Immigration System?....what do they know about the Australian Education System?????? Some of them have never even seen the color of Australia and how dare they counsel students on studying in Australia. In regards to IDP Mauritius, well let me tell you that they are no "SAINT" as many of their own students have been misled by their so called counsellor in Mauritius. Some of them are even willing to testify live in regards to IDP Mauritius sending them to a course which was not of their choice or worst forcing them to attend school where the students landed up in the middle of nowhere....so my best advice to Christine Faugoo.....shut up..! and clean your own backyard instead of making as if IDP is some sort of honest and reliable agent. What about those students that work, study, live in comfort and drive a luxury car that they would never have dreamed to drive in Mauritius and goes on holiday every year to Mauritius?.....why not talk about the 99.9% of Mauritian students that enjoys being here and appreciate what Australia has to offer to them? In summary, there has been a lot of tam tam in regards to Mauritian students in Australia. I feel sorry for those that are having some trouble in Australia, but also I would hold them responsible for what is happening to them. For example, your agent advise you to bring at least $3000 in pocket money to support yourself for 3 months just in case you find it hard to find a job straight away (well....what do they do? arrive in Australia with $500.....this is surely a joke as $500 won't even support you for a week)....and who do they blame????? the agent. Surely some of them might provide some inaccurate information....but no one is holding the student like a prisoner and forcing them to come to Australia.....so my advice to those Mauritian having trouble here....grow up....take responsibility......move your ass and get a job.....4975 Mauritian have a job and can support themselves....so I leave it for you to work it out. |
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said this on 14 Aug 2008 1:26:25 PM MUT
Defi-plus bizin fer 1 enquete lor bne agence ki fer dimounes vine dan Perth.zote pou gagne choc
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said this on 31 Jul 2008 6:00:02 PM MUT
My husband and I we migrated to Australia two years ago.We migrated after having secured our permanent residence and after having found jobs in Australia.We're both working full time and we've built our house now.We did our PR application online without using any agents and it went really quick and was really easy!We've become Australian citizens since.All I know is that when you've got tools like the internet it's sheer stupidity to trust and pay for agents to do something you yourself can do for no cost.A student visa was never the key to Permanent residency.Mauritians dreaming about migration should realise that once and for all!
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said this on 29 Jul 2008 2:54:12 PM MUT
Am in Ireland since 2 years now where the latest statistics of the immigration office says that there is at least 3000 mauritians here. With 40 people only who have work permits and the rest is on student visa or illegal immigrants. It's not true to say that the some " collèges sont en tôle et les logements proposés sont exigus " The buildings here is different are most of them are in bricks but as far as i know the colleges are in decent conditions. Lets come now to mauritian people over here. I would say that the very most of the mauritian students here once they got their visa for one year they just stop going to schools and thats why they are always in trouble when renewing their visa. Some don't even get there visa renewed and prefer to be illegal.By the way if you have a look at the casino which is found in the city centre of Dublin you will probably find half of the gamers are mauritians everyday !! Its a shame !! Regarding the accomodation. Many mauritians rent a house or flat and stay with 7-10 people in 1 or 2 bedrooms just to reduce the cost every month.I would say that the living cost in Ireland is high but it's not difficult to make progress here but you have to live a decent life. I would say that most young people who has came here is just enjoying and spending everytimes and when they are out of resources they keep complaining about Ireland, colleges, work etc ... I would not advised parents to send there children here mostly young girls as they way they are living here its shameful for some parents. I even know few of them are doing striptease or prostitutes ...
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said this on 28 Jul 2008 7:51:15 PM MUT
There is nothing new in this article. People have always met with difficulties in any walk of life, especially when they are younger, less experienced and financially unstable.a few are just lucky,some will definitetly be unlucky .... morisien zis content zistoire lotte dimoune ... ala la li pa ti content moris li ti croire li emiger li gaine largent , he he get ki line gagner ... bla bla..
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said this on 28 Jul 2008 6:23:40 PM MUT
Hi I am in Quebec, since 3 years, me and my wife have a full time job, we bought a beautiful house, nice car and good education for my children.
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said this on 27 Jul 2008 4:32:40 PM MUT
I had met a lot of students as a mauritian established here in Australia more than 35 years. I had heard a lot of false histories. About students , they expect to have everything in a couple of weeks. Well this does not work this way. First of all you have to learn from the birds. they have to build their nest slowly . Then in couple of years time they will collate their reward. As for lodging this is a very big paramount problem for all new migrant or student here. I do not have the time to explain or debate for your future ,as it is in your own hands. Do not expect a very rosy life in the beginning that all i can say to you.
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said this on 27 Jul 2008 3:03:22 PM MUT
IT IS BAD TIME THAT MAURITIAN PEOPLE CHANGE THEIR ATTITUDES ABOUT THINKING EUROPE IS WONERFUL AND YOU CAN JUST COME HERE AND YOU WILL HAVE A JOLLY GOOD LIFE I BELIEVE YOU ARE ALL ILL ADVISED BY YOUR FRIENDS AND RELATIONS IT IS NOT AT ALL LIKE THAT IT IS THOUGH I HAVE BEEN IN ENGLAND FOR THE PAST 34 YEARS I AM AN ETABLISHED CITIZEN OF THIS COUNTRY MY CHILDREN ARE BORN HERE AND AS A FAMILY WE CONTRIBUTE TO CHARITY AND HELP LOCAL CHARITABLE ORGANISATION WE WORK HARD MORE THAN 11 HOURS A DAY AT WORK YOU HAVE TO EXCEL YOURSELF 100% EVERYDAY TO PROVE WORTHY.MY ADVICE TO YOU ALL MAURITIAN FRIENDS AND CITIZENS TAKE THE PROPER ROUTES DO NOT LISTEN TO PEOPLE LEFT AND RIGHT.
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said this on 27 Jul 2008 7:34:30 AM MUT
Hey, that's not always true for everyone!!! I've migrated to canada since 3 months and with some effort, patience and perseverance, we're somehow settled with a full time job, nice car, good school for kid and looking fwd to make more progress in the future... but when just arrived here had to make some small sacrifices but that's natural, waas prepared for it!!! but it reaps it's fruits later, that's for sure!!!
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