Des cadres disent ne pas comprendre la raison pour laquelle leur organisme s’est porté à la rescousse de Manupan, et ce, au prix d’un million de roupies. Alors que d’autres usines sont menacées de fermeture et des centaines d’emplois menacés.

Plus grave encore, ils affirment chercher une logique derrière la décision d’Enterprise Mauritius, qui opère sous l’ombrelle du ministère de l’Industrie, de payer une note – un Legal Fee s’élevant à Rs 200 000 – de l’Industrial Development Task Force, qui tombe sous l’égide du ministère des Finances.

De plus, ils trouvent anormal qu’Enterprise Mauritius encourt certains frais de la Mauritius Trading House Ltd, dont ceux des annonces publiées dans la presse. Cet organisme a pour objectif d’installer des comptoirs de commerce mauriciens à l’étranger, surtout sur le continent africain.

À Enterprise Mauritius, plus d’un craignent
que les relations conflictuelles entre le président du Conseil d’administration, Amédée Darga, et le Chief Executive Officer, Prakash Beeharry, ne se détériorent. Surtout après la décision du Conseil d’adminis­tration de mettre sur pied un sous-comité qui pilotera la mise en application des projets définis. «Avec cette décision, l’orage va gronder davantage. La foudre pourrait s’abattre sur notre orga­nisme. Cela démontre que le gouver­nement n’a pas l’intention d’assainir la situation », dénonce un groupe de cadres.

Nombre de managers sont contre la restructuration envisagée de l’organisme. Ils soutiennent qu’ils seront les grands perdants de cet exercice. «On nous demande de concourir pour nos postes actuels, qui vont faire l’objet d’un appel de candidatures, ou alors de ne pas le faire et d’être rétrogradés au rang de simples officiers », allèguent-ils. Ils se demandent si ce n’est pas une tentative de se débarrasser d’eux.