On vous reproche souvent votre platitude au sein de la Student Union, puisque la plupart des décisions reviennent à Aarti Beekhary....
Contrairement à ce que peuvent penser beaucoup de gens, avant de prendre une décision, la Student Union prend le temps de consulter les différents membres du board. La direction veille de près à ce que chacun ait son mot à dire. Cependant, lorsqu’il s’agit de prendre la parole devant les médias, ou encore auprès de l’administration, c’est la présidente qui s’en occupe.
Après bientôt une année passée à la vice-présidence de la Student Union, quel est le bilan de votre mandat ?
Pour ma part, je peux vous dire que la Student Union m’a aidé à devenir responsable. Mon rôle en tant que vice-président était de gérer les procédures administratives et je peux attester que cela m’a été d’une très grande utilité.
Il faut aussi dire que nous avons été un peu déçus de constater la lenteur de l’administration à l’université. Nous avions, par exemple, demandé à la direction d’ériger une mini-cafétéria pour avoir plus d’espace dans l’actuelle cafétéria, mais toujours rien. Je pense qu’il est grand temps pour la direction de mettre à jour son plan de travail, car plusieurs projets n’ont pu aboutir à cause de la mollesse administrative.
Il y a une perception que la Student Union se manifeste que pour la rentrée universitaire ou à l’approche des élections. Votre avis ?
On ne peut plaire à tout le monde. Les mauvaises langues à l’égard de la Student Union pullulent. Nous ne sommes pas contre les critiques, à condition qu’elles soient constructives. L’ennui avec les étudiants, c’est qu’ils ne font que blâmer. S’ils pouvaient également apporter des solutions, je pense que nous pourrions bouger les choses.
Je reconnais que la Student Union n’est pas toujours efficace, mais si chacun essayait d’apporter sa contribution, les choses pourraient être meilleures. Surtout, il ne faut surtout pas oublier que notre mandat ne dure qu’une année. Il est quand même difficile de réaliser de gros projets en une seule année.
Faire partie de la Student Union est-il un bon tremplin pour faire de la politique ?
Nous ne sommes qu’un mouvement qui a pour but principal de représenter les élèves. Si un élève souhaite se retrouver dans le monde politique, il lui suffit d’aller s’inscrire dans une aile jeune politique.
Pensez-vous que les associations socio-culturelles ont leur place à Maurice ?
Je pense que du moment qu’elles n’entrent pas dans un vilain jeu communal, c’est ok.
Vous êtes également à la présidence de l’Information System. Parlez-nous en...
C’est une association qui vise à aider les universitaires à s’accou-tumer au Net. Les aider à faire leurs devoirs ou encore leurs exposés, en utilisant l’internet. Il est tout à fait triste de constater que les Mauriciens n’ont pas encore réalisé l’importance de cet outil. Par exemple, de nombreux personnes à l’université de Maurice étudient le IT. Le hic, c’est que l’université ne fait qu’enseigner la théorie, alors que dans le monde du travail, la partie théorique compte peu. L’information System a pour but de conditionner les étudiants à la pratique informatique, de sorte qu’ils ne soient pas perdus, une fois entrés dans le monde du travail.