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Laxmi et Guillaume Cordeaux : nos globe-trotters vivent d’amour et de voyages
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By Karen Walter
Published on 27th July, 2008
 
Ils ont quitté Maurice à deux. Et c'est à trois que Laxmi Lota et Guillaume Cordeaux sont revenus, le temps de courtes vacances. Les deux anciens journalistes-présentateurs à Radio Plus seront les heureux parents d'une petite fille à la mi-novembre. Entretien avec ce couple globe-trotter, uni par une immense passion pour la radio et les voyages.
 

 
Cinq ans d'idylle et toujours aussi amoureux. Depuis les bancs de l'école de journalisme à Tours, Laxmi Lota et Guillaume Cordeaux ne se sont plus quittés. A 27 (le 31 août prochain) et 30 ans, les deux tourtereaux ont partagé des moments intenses dans ce métier qui les unit : la radio.

Aujourd'hui, un ventre arrondi de cinq mois, c'est tout aussi souriante que l'on retrouve l'ancienne voix du 16 h 30 sur Radio Plus, aux côtés de sa tendre moitié, lui, avec son air d'éternel adolescent.

L'entretien a lieu au Caudan Waterfront. Vue imprenable sur les navires géants accostant la rade de Port-Louis, nos interlocuteurs savourent chaque instant de leur passage dans ce pays qui leur tient à coeur.

Les mêmes intérêts
De véritables globe-trotters. C'est ainsi qu'on peut définir ce couple de journalistes, qui se sont rencontrés par un heureux hasard. Une amitié qui se transforme petit à petit en amour. Flashback. Le décor est planté à l'école de journalisme de Tours. Guillaume est le dernier arrivé dans la salle des étudiants, étant en liste complémentaire. Laxmi et lui se découvrent très vite partager les mêmes intérêts, dont le cinéma asiatique, plus précisément les films coréens. Pendant trois mois, ils sont sortis entre amis. Puis, est arrivé le moment où
« nous nous sommes retrouvés célibataires au même moment ».

Guillaume et Laxmi CordeauxUn moment de casse toujours difficile à surmonter. Voilà comment ils se sont retrouvés un soir de froid de canard, dans l'appartement de Guillaume : « A chaque fois qu'il m'invitait à dîner, j'essayais de repousser au maximum. Mais ce soir-là, quand j'ai finalement accepté, j'ai été très surprise. Guillaume nous avait concocté un vrai repas, très bon, qu'il avait cuisiné lui-même. Il avait aussi sorti la veste et avait mis les bougies sur la table. Et moi qui n'avais rien prévu de spécial ! », se souvient Laxmi, un sourire se dessinant sur ses lèvres, légèrement peints en rouge.

Pourtant, cette belle soirée n'a pas convaincu la jeune femme, née de parents mauriciens : « J'avais la crainte de me lancer. L'idée que cela pouvait mal tourner me faisait peur. Heureusement que Guillaume n'a pas baissé les bras et c'est ce qui m'a convaincu de son amour pour moi », poursuit-elle.

Et de là, leur expérience de la vie à deux a démarré. Ils ont été à quelques pas de Sichuan. On vous laisse deviner les réactions de Laxmi et de Guillaume en apprenant le lourd bilan du séisme qui a affecté la province chinoise, le 12 mai dernier. C'était leur premier grand voyage après leurs études de journalisme à Tours, en 2004.

Pour un reportage sur les pandas, les deux amoureux ont connu les pires périples en terre étrangère. Non, il ne s'agit pas d'un épisode de Pekin Express. C'est bien sacs au dos que Laxmi et Guillaume ont « fait face aux faiblesses de l'autre et se sont débrouillés seuls pendant un long mois. Ce qui nous a rappochés davantage », poursuit Laxmi, en jetant un coup d'oeil câlin à son mari. Et oui ! Mariés, ils le sont civilement depuis leur passage professionnel d'un an et demi à l'île Maurice en 2006.

Une « belle île », qu'ils ont abandonnée pour des opportunités meilleures au Maroc : « Nous avons eu une proposition de Radio France Internationale, affiliée à la création d'une nouvelle radio au Maroc. Si ce n'était pas pour des salaires aussi motivants ou encore pour la référence qu'est RFI, on n'aurait pas quitté Maurice », lâche Guillaume, avec son franc-parler.

Ils y sont restés huit mois, « le temps de bien lancer l'Atlantic Radio à Casablanca. soit, la première radio privée au Maroc, lancée par le groupe médiatique le plus puissant du pays. Et où on a été réellement confrontés à la limite de la liberté de la presse. Tout ce qui touche au Roi, alors là, ce n'est pas discutable ».

Et aussi le temps de survivre aux attentats de Casablanca au printemps 2007, quand les kamikazes se faisaient exploser dans les rues. Que d’évènements forts, diront plusieurs journalistes, mais tout aussi fragilisants et stressants : « Professionnellement, tout le monde n'a pas la possibilité de vivre de tels moments. Nous n'avons pas connu de cyclone à Maurice, mais avons vécu ces traumatisants attentats dans la plus grande ville au Maroc », avance Guillaume, tournant son regard vers l'océan indien.

« Les français sont râleurs »
Après la plage bétonnée au Maroc, c'est avec un grand ouf de soulagement que le couple a regagné leur pays. Deux ans et des miettes loin de la France et c'est le changement radical pour Laxmi et Guillaume : « Tout a changé. On a remarqué combien les Français sont râleurs, les jeunes insousciants et superficiels. On a mis du temps pour se réadapter, mais on était content de retrouver notre pays et nos droits sociaux », avouent-ils.

Il va sans dire qu'avec ces « plus » dans leur CV, de nombreuses portes se sont ouvertes à eux. Des opportunités sur la Belgique, Paris, ou encore le sud de la France. Finalement, Laxmi s'est retrouvée au Toulousains FM, une radio locale spécialisée dans l'économie de Toulouse. Et Guillaume sur RFM Toulouse, avant de mettre le cap, au mois d'août prochain, sur Sud Radio, une multi-régionale : « Enfin, je pourrai faire des reportages et aussi de la présentation », clame-t-il, tout sourire.

En attendant, ils gardent le secret du prénom de leur petite fille. Tout ce qu'on saura, c'est qu'ils ont opté pour un prénom hindou et un deuxième, occidental. Aujourd'hui à Maurice, le temps pour Laxmi de satisfaire les envies de briani, mine frit, barfi. Et demain, « why not the States ? »