Jocelyn V., crie à l’injustice. Il ne comprend toujours pas pourquoi il a dû payer une amende à deux reprises, et ce pour le même délit. Se sentant lésé, cet habitant d’Argy, Flacq, fait appel aux bons offices de l’Attorney General...

S’agit-il d’une bavure administrative? Le 15 mars 2006, Jocelyn V., vaque à ses occupations quotidiennes. Il est propriétaire d’une boutique à Argy, Flacq mais ne détient pas pour autant de permis pour vendre de l’alcool. Mais ce jour-là, Jocelyn passe outre au règlement mais se ravisera bien vite, car le même jour, il est verbalisé.Le 7 mai dernier, cette affaire est appelée au tribunal de Flacq. Plaidant couple, le boutiquier s’acquitte d’une amende de Rs 4 100 et a promis de ne plus jamais transgresser la loi.

Toutefois, le 22 juillet, Jocelyn reçoit la visite des limiers du poste de police de Flacq. Ces derniers sont venus l’embarquer. Il lui
est reproché de n’avoir pas régler son amende de Rs 4 100. Jocelyn tombe des nues et s’empresse de présenter son reçu aux officiers. Il a été alors prié de se rendre au tribunal de Flacq pour s’enquérir davantage de cette affaire. Grande fut sa surprise d’apprendre qu’il est condamné à payer cette même somme pour un autre délit. «Personne, jusqu’à présent, ne s’est jamais plaint de mes activités», proteste-t-il. Par manque d’argent, le boutiquier s’est acquitté de Rs 2 000. Le reste de la somme, il le réglera d’ici à la semaine prochaine. «Mo trouve ça drôle. Si ti éna ène lotte case contre moi, la Cour ti bizin convoque moi pou vine présenté. Mo pas comprends !» peste-t-il.

En attendant, notre commerçant consultera un homme de loi pour décider de la marche à suivre. Il veut des explications sur une amende payée en deux occasions.