Abdool Satar Hamuth, un ancien infirmier, ne veut pas se rendre en Angleterre pour faire face à un procès. Or, la magistrate Priscilla Veerabudren, siégeant au tribunal de Port-Louis, avait accédé à la demande d'extradition émise par les autorités britanniques. Le même jour, il a été arrêté et détenu au Centre de détention de Moka.

Le jour de son jugement, Abdool Satar Hamuth a juré un affidavit en Cour suprême pour contester le jugement rendu par la magistrate Veerabudren. Par la voie de son avoué, Ally Rojubally, il a présenté une motion de « writ of Habeas Corpus ». Dans celle-ci, il soutient que son arrestation est arbitraire et illégale.

Me Feroza Maudarbocus Moolna, Chief State Attorney,
a, de son côté, résisté à la motion de remise en liberté du prévenu. Entre temps, Abdool Hamuth, qui est défendu par Yousouf Mohamed, S.C, assisté de Me Sanjeev Teeluckdharry, demeure en detention.

Notons qu’Abdool Satar Hamuth est recherché par Scotland Yard pour plusieurs délits : faux, détournement de fonds et blanchiment d'argent, entre autres – au detriment des héritiers d'une riche famille en Angleterre. Alan Roberts était le patient du Mauricien, qui travaillait comme infirmier à la Castlebarn Nursing Home, une résidence pour personnes âgées. Les proches d'Alan Roberts soupçonnent Abdool Hamuth d'avoir falsifié la signature du vieil homme et d’avoir encaissé quatre chèques d'un montant total de 77 000 livres sterling (environ Rs 4,2 millions).