On se souvient que des jeunes, soutenus par une ribambelle d'organisations non-gouvernementales, avaient tout fait pour que le tracé d'une route ne passe pas au travers d'un des plus beaux espaces naturels qui existent à Maurice. Le projet, initié par l'ancien régime MSM-MMM, devait être repris par l'Alliance sociale, au nom de la continuité de l'État. Or, des voix se sont élevées, dont celles de jeunes et de Georges Ah Yan, pour prévenir l'abattage d'arbres et surtout protéger les espèces endémiques qui s'y trouvent. Il y a eu un fort lobby pour que le projet aboutisse, mais finalement, Navin Ramgoolam a tranché : pas de routes dans l'espace vert du sud.

Le parc naturel de la Vallée de Ferney est officiellement ouvert. Cette inauguration a eu lieu, samedi, en présence du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, qui s'est dit heureux que cette vallée ait été sauvée d'un progrès qui ne lui aurait été pas du tout favorable.

Le Premier ministre a vivement critiqué le projet de l'autroroute du Sud-Est qui devait passer par la Vallée de Ferney, en précisant que, le vendredi 15 octobre 2005, sa décision avait déjà été prise et qu'il n'a pas cédé malgré une série de pressions, de chantages et de lobbys divers.

« Mes prédécesseurs avaient décidé de la mise à mort d'un de nos plus précieux biens, notre patrimoine naturel. Le gouvernement précédent avait refusé d'envisager l'arrêt  du projet malgré les appels à la vigilance et à la responsabilisation. Il est resté prisonnier de ses calculs à courte vue. Et avait refusé de tenir compte du coût environnemental », a déclaré Navin Ramgoolam.

Alors que Maurice a été le premier des 190 pays à signer et à ratifier la Convention sur la diversité biologique, en septembre 1992, notre pays se classe aujourd'hui parmi les pays où la biodiversité est gravement menacée.

Avis de l’expert
A cela, il devait rappeler qu'aussitôt qu'il avait pris la décision de protéger la vallée, il a fait venir un scientifique indien éminent, responsable de l'environnement des chaînes de l'Himalaya à Simla. Cet expert a qualifié le projet routier de catastrophe écologique, lui donnant raison.

Navin Ramgoolam mettant en terre un plant, symbole du renouveau de la Vallée<div style=