Le samedi 2 août, aux alentours de 1h 08 du matin, James Z., 20 ans, pompiste à la station-service Indian Oil de GRNO, se trouve sur son lieu de travail. Soudain, un motocycliste s’amène en trombe et lui assène un coup à la tête. Le pompiste s’affaisse. Son agresseur porte un blouson blanc et un casque intégral. Alors qu’il est par terre, le pompiste essaie d’opposer une certaine résistance et lutte avec son agresseur. Celui-ci prend vite le dessus et fait main basse sur les recettes du soir qui se trouvent dans la poche du pantalon du pompiste. Puis, le braqueur prend la fuite à bord de sa moto. Le pompiste se relève, saisit une chaise et la lance en direction du bandit. Malheureusement, il rate sa cible. Informé du vol, le propriétaire de la station-service appelle la police.


Tout de suite, la CID Sud se saisit de l’affaire. Le pompiste raconte comment il a été agressé et a tenté de lutter avec le voleur mais en vain. Le montant des recettes volées s’élève à
Rs 13 500.

Seulement voilà ! L’histoire ne colle pas. Le pompiste n’inspire pas confiance aux enquêteurs. Après que les enquêteurs aient visionné la bande d’enregistrement de la caméra de surveillance, ils soumettent le pompiste à un interrogatoire très serré. Il craque et crache le morceau. Le braquage n’était qu’une mise en scène.

Il a expliqué alors aux enquêteurs comment il a monté la scène de braquage avec la complicité d’un ami pour ne pas éveiller les soupçons. Sachant que la station-service est dotée de caméras de surveillance, il a pensé pouvoir berner le gérant de la station ainsi que la police en se faisant passer pour la victime d’un vol avec violence.

Mais tout scénario comporte des faiblesses. Alors qu’il luttait avec le voleur et qu’il roulait par terre de gauche à droite, le pompiste, en réalité, facilitait la tâche du voleur en lui indiquant la poche qui contenait les recettes. Ce qui n’a pas échappé à l’œil exercé des enquêteurs. Autre facteur qui l’a perdu : le trop long délai entre le moment du vol et sa décision d’informer le gérant.

Le pompiste, un habitant de Pointe-aux-Sables, n’était en poste à la station-service que depuis trois mois. Il est en détention sous une accusation provisoire de vol et de fausse déclaration. Son complice est activement recherché.