Navin Kumar Sooroojbally, un habitant de La Flora, est admis en salle 2-3 de l’hôpital Nehru, Rose-Belle, depuis le lundi 4 août. Il est cloué sur un lit, car paralysé des suites d’une injection. Perdu dans ses pensées, ce palefrenier est traumatisé. Tout d’un coup, il s’est vu dans l’incapacité de se déplacer. Pourtant, à l’origine, il ne souffrait que de courbatures liées à une grippe.
En effet, ce jeune homme de 24 ans s’est rendu à l’hôpital de Rose-Belle le mercredi 30 juillet parce qu’il souffrait de grippe, avec une forte fièvre. Toutefois, le médecin qui l’a examiné lui a prescrit des calmants uniquement. Il n’a même pas jugé qu’un congé maladie était nécessaire dans ce cas.
C’est la raison pour laquelle Navin Kumar Sooroojbally est allé voir un médecin du privé. Car il n’était pas en mesure de travailler. Il a ainsi obtenu deux jours de congé. Toutefois, le lundi 4 août, il s’est de nouveau rendu à l’hôpital de Rose-Belle. Car il souffrait toujours de courbatures même s’il ne faisait plus de fièvre.
Il a été vu par un médecin qui fait des inscriptions sur une carte médicale et lui a demandé d’aller voir un infirmier. Ce dernier lui fait une injection au bras et lui a demandé de patienter pendant trente minutes. Ensuite, il lui a fait une deuxième injection, mais, cette fois-ci, à la hanche.
«Camoufler la vraie cause ...»
À peine dix minutes plus tard, Navin a commencé à ne plus sentir ses membres inférieurs. Il a informé le médecin qu’il ne pouvait plus marcher. Mais ce dernier, irrité, lui aurait lancé : «Arrête faire zes pou ou gagne sick leave ! Marsé ou pou correk là !».
Le jeune homme lui a alors fait comprendre qu’il n’était pas en train de jouer la comédie et qu’il ne pouvait, réellement, plus bouger. Se rendant compte que le patient allait réellement mal, le médecin a fait des démarches pour qu’il obtienne un fauteuil roulant.
Navin est alors admis en salle 2-3 vers 11 h 40, où il est mis sous traction. Comme l’a constaté son père à 15 h 45 quand il est venu le voir en salle. Sonah Sooroojbally s’est enquis auprès des infirmiers de cette salle quant à la raison pour laquelle son fils est sous traction vu qu’il n’avait pas fait de chute. «On m’a dit que c’est un médecin qui a recommandé ce traitement. J’ai été le voir, mais il a juré qu’il n’avait jamais vu mon fils. Nous sommes partis, ensemble, dans la salle et il a ordonné qu’on retire mon fils de la traction. J’ai l’impression qu’on a voulu camoufler la vraie cause de la paralysie de mon fils en faisant croire que c’était une chute qui était responsable de son état », commente-t-il.
Navin Kumar Sooroojbally suit actuellement des séances de physiothérapie, mais il est toujours cloué au lit. Depuis, son père tente vainement de rencontrer son médecin traitant. Ce dernier lui avait donné rendez-vous le mardi 5 août à neuf heures, mais Sonah Sooroojbally l’a attendu vainement pendant plus d’une heure. Il est donc parti voir la femme surintendant de cet hôpital pour lui faire part de ses doléances.
Comme aucun médecin n’a été en mesure d’expliquer ce qui était arrivé exactement à son fils, Sonah Sooroojbally a consigné une déposition au poste de police de l’hôpital pour négligence médicale. Il a également retenu les services de Me Siv Potayya. «Mon fils est paralysé des suites d’une injection. J’ignore s’il pourra marcher à nouveau et si ces deux injections ont été prescrites par un médecin. Ou alors si c’est un infirmier qui les lui a administrées de son propre chef. Aux dernières nouvelles, il s’agit d’un student nurse. Mon fils a droit à des explications ! » s’insurge-t-il.
Faute d’explications, Sonah Sooroojbally a décidé de poursuivre le ministère de la Santé pour négligence médicale.
Soulignons que le PPS Pradeep Peetumbur, est intervenu auprès du ministère de la Santé pour qu’une enquête soit initiée sur ce cas. Affaire à suivre donc !