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Vaincre la solitude : à 70 ans, divorcé, il cherche l’âme soeur
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By Reshad Toorab
Published on 9th August, 2008
 
À coeur vaillant, rien d’impossible ! D’abord veuf, puis divorcé depuis trois mois, il n’a rien perdu de sa fraîcheur et du goût de la vie. Il veut se trouver une compagne, de préférence une qui soit âgée entre 30 et 50 ans.
 

 
À coeur vaillant, rien d’impossible ! D’abord veuf, puis divorcé depuis trois mois, il n’a rien perdu de sa fraîcheur et du goût de la vie. Il veut se trouver une compagne, de préférence une qui soit âgée entre 30 et 50 ans.

Daram Emrit habite Dagotière. Cet ancien laboureur, divorcé, veut à tout prix rompre sa solitude. Seul dans sa modeste demeure, il nous laisse entendre qu’il ne lui manque rien, matériellement s’entend. Sauf qu’il ressent un grand vide. L’absence d’une femme, de la chaleur et de l’amour de l’être aimé.

A 70 ans, il affirme être en bonne santé et souligne que «sa libido tient la route et qu’il n’a pas à en rougir.» Il pense sincèrement pouvoir assumer ses responsabilités en tant que chef de famille. S’il réussit à trouver l’âme sœur, dit-il «ça madame ki pou rentre dans mo la vie là, mo faire li rentre avec l’honneur en tant ki mo épouse. Mo ène dimoune sincère et honnête, mo envie faire ène kite chose ki propre».

Le vieil homme nous fait le récit de sa vie, bien remplie. Il compte 25 ans de vie commune et il est père d’un fils unique. En novembre 2004, sa femme décède d’un arrêt cardiaque.

Daram explique qu’il ne pouvait se faire à l’idée de vivre seul, alors il s’est inscrit à une agence matrimoniale de la capitale. Après plusieurs rencontres organisées par l’agence, Daram finit par trouver la personne «idéale». Il tombe finalement sur une célibataire de 56 ans qui répond aux critères qu’il s’était fixés et qui accepte de l’épouser. En février 2005, le mariage est célébré. Mais le bonheur du couple allait être de courte durée. L’union vole en éclats après trois mois de vie commune. «Un beau jour, explique Daram, c’était le 24 mai 2005, mo femme fine allé. Li dire moi ki li pe alle kote so mama, ki li pas pou retourné. Mo fine tente ramène li à la raison mais li refuse ecoute moi. Mo beaux-parents fine interdit moi pose li pied devant zotte la porte», dit-il.

Quelques mois après cette séparation, il entame les procédures de divorce. Cependant, ce n’est qu’au mois de mai dernier qu’il obtint enfin sa séparation légale. Il ne perd pas de temps et se remet aussitôt à la quête d’une autre dulcinée qui saurait enfin combler le vide de sa vie. Pour augmenter ses chances, il s’est inscrit auprès de diverses agences matrimoniales. La tâche n’est pas aisée car, souvent, il ne correspond pas trop aux critères recherchés par les candidates. « Ena dire mo trop vieux, ou sinon mo pas zotte type. Li dommage ki pe juge moi kuma dire juge zozo par so plume !»