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Stephan Buckland : «A Athènes, j’étais à mon ‘peak’»
http://www.defimedia.info/articles/3237/1/Stephan-Buckland--A-Athenes-jetais-a-mon-peak/Page1.html
By Kanen Chelumbrum
Published on 9th August, 2008
 
Stephan Buckand sera à sa 4e participation aux jeux Olympiques. Après une blessure qui l’a mis hors circuit pendant plus de deux ans, le sprinter rêve de terminer en beauté. Car, il l’a dit récemment, c’est peut-être sa dernière participation aux JO. Au cours de cet entretien réalisé à Hong-Kong, Buckland se dit prêt à accepter un poste de conseiller au MJS…
 

 
Stephan Buckand sera à sa 4e participation aux jeux Olympiques. Après une blessure qui l’a mis hors circuit pendant plus de deux ans, le sprinter rêve de terminer en beauté. Car, il l’a dit récemment, c’est peut-être sa dernière participation aux JO. Au cours de cet entretien réalisé à Hong-Kong, Buckland se dit prêt à accepter un poste de conseiller au MJS…

Stephan, vous serez à votre 4e participation  aux jeux Olympiques. Après la performance d’Athènes, où est-ce que vous vous situez-vous à présent ?
Je dois avouer qu’il y a eu pas mal de changements. A Athènes, j’étais à mon ‘peak’ puisque j’enchaînais des compétitions. Or, je suis resté pendant presque deux ans sans activité suite à des problèmes au dos. Il m’a fallu du temps pour que je retrouve mes sensations. Je crois que je suis actuellement en pleine phase d’ascension et il faut maintenant attendre les JO pour avoir une idée réelle de ma condition.

Doit-on conclure que vous n’avez pas eu la meilleure des préparations ?
Certainement et il y a plusieurs facteurs qui ont contribué à cette situation. D’abord ma blessure, ensuite le manque d’engagement des autorités. Il est clair qu’à Maurice, les sportifs professionnels ne bénéficient pas le traitement auquel ils ont droit. C’est navrant, mais c’est comme ça !

Soyons direct. Est-ce que Stephan, le politicien, ne paie-t-il pas un peu certaines de ses décisions politiques ?
Je ne le pense pas. Ce n’est pas vraiment un règlement de compte politique, mais un manque de considération vis-à-vis des sportifs. Et tant qu’on n’aura pas cette culture sportive, tant que nos dirigeants ne changeront pas leur manière de voir les choses, je crains pour l’avenir du sport. Je fais cette critique parce que, quelque part, j’attends une réaction.

Stephan, ministre des Sports. Cela vous tente ?
Lorsque le jour viendra, on verra. Mais je crois que je dois commencer peut-être par être un conseiller du ministre des Sports.

Et si l’offre vous est faite par le ministre Tang ou quelqu’un d’autre, l’accepterez-vous dans ce cas ?
Si l’offre vient, je dis pourquoi pas ?

Revenons à nos moutons, Stephan. Vous entrez en action le 18 août avec deux séries du 200m. Quel est le programme entre-temps ?
On va se maintenir en condition et attendre la course. Je ne vais surtout pas me mettre de la pression. L’important c’est de prendre les choses comme ils viennent.

Il y aura deux séries du 200m, le 18, comme c’est toujours le cas. Le matin, il faudra se mettre dans un bon état d’esprit et avoir comme objectif la qualification. Après la première série, je reviendrai au village pour le déjeuner et me reposer un peu avant d’attaquer la deuxième série dans la soirée.

Avez-vous un objectif précis ?
Après Athènes, je sais que les Mauriciens attendent beaucoup de moi. Je tâcherai de ne pas les décevoir.

Psychologiquement, êtes-vous dans de bonnes conditions ?
Avec l’expérience, j’ai appris à gérer la pression. Je suis quelqu’un de fort mentalement. Dans les grandes compétitions, toute est une question de mental. Sur les sprints, la pression est encore plus énorme car tout va très très vite. Mais j’y suis habitué, donc pas de problème à ce niveau.

Votre meilleure performance est 20s40. Trois semaines de cela, vous réalisez 20s80. Est-ce que ce sera suffisant pour atteindre la finale ?
Tout n’est pas une question de temps. Cela dépend du tirage au sort qui sera effectué le 17 courant.

Le dopage…on ne peut ne pas en parler. Est-ce qu’on est sur le bon chemin ?
Sincèrement, je pense que la Fédération Internationale d’Athlétisme ne se montre pas assez sévère, surtout en ce qu’il s’agit des sanctions.  Il y a encore des produits dopants qui sont utilisés mais qui ne sont pas classés prohibés. Je crois que l’IAAF doit remettre de l’ordre pour traquer ceux qui ternissent l’image de l’athlétisme.