D’abord, jeudi, l’Icac a convoqué Siddick Chady, le président de la Mauritius Ports Authority (MPA). En raison de l’indisponibilité de son avocat, Me Said Toorbuth, l’interrogatoire n’a pas eu lieu. Sa version sera consignée durant le week-end ou en début de semaine prochaine. L’Icac veut savoir s’il a réellement empoché, en 2006, 25 000 dollars (soit Rs 700 000) de la compagnie Boskalis International.
Comme il l’a promis, Siddick Chady a autorisé les enquêteurs à avoir accès à ses comptes bancaires. Dans une déclaration au Défi-Plus, il maintient n’avoir rien à cacher: «Je joue cartes sur table. Je donne la liberté aux enquêteurs de fouiller dans mes comptes. Très bientôt, on aura confirmation que je n’ai rien empoché.» Vendredi, les enquêteurs se sont rendus dans les locaux de l’hebdomadaire qui a fait état de cette affaire pour avoir la version des faits des journalistes concernés. Et surtout pour avoir un des documents dits incriminants.
De son côté, S. Suntah, directeur général de la MPA, a adressé une lettre au Chief Executive de Boskalis pour qu’il fasse la lumière sur cette affaire. Il souhaite savoir si Mlle Angela Kok était employée par Boskalis au moment des travaux de dragage dans le port mauricien. Il demande à Pieter Boer de confirmer s’il avait expédié une lettre au président de la MPA. Et s’il était mandaté à transférer 25 000 dollars sur le compte de Siddick Chady ou sur sa compagnie Blockbuster Video. Il veut également savoir pourquoi ce transfert a-il été effectué. Qui plus est, S. Suntah veut connaître le numéro de compte et la banque où a été fait ce transfert à Maurice. Enfin, il veut savoir si d’autres paiements ont été effectués.
Passeport perdu
Un malheur ne vient jamais seul. Lors de sa récente visite en Inde, Siddick Chady a eu le malheur de perdre son passeport. Cette disparition vient au mauvais moment car elle ouvre grande la vanne des spéculations. Ses détracteurs diront qu’on ne saura pas si lors de ce voyage, il aurait fait un petit détour.