Newrajlall Burton, chairman du NCB : «La connexion internationale sera engorgée»
- By Nathalie Marion Mungur
- Published 10th August, 2008
- Category: Actu , Interview
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Quel est votre bilan de la conférence régionale organisée au cours de cette édition d’Infotech ?
Nous avons atteint notre but de créer une plate-forme d’échange entre les intervenants, les délégués étrangers et le public. Les retombées sont positives. Les participants ont demandé que ce type de conférences soit organisé plus souvent. Nous travaillons sur une nouvelle formule, qui consiste à tenir une conférence régionale deux fois l’an.
Les opérateurs se plaignent du monopole de Mauritius Telecom dans le domaine de la télécommunication. Votre sentiment…
Je pense que le régulateur et la Competition Commission doivent commencer à s’activer. Selon la logique de la Competition Act, il faut libéraliser les services de télécommunications. Pour moi, la solution, c’est de s’inspirer du modèle de British Telecom (BT). Il faut « unbundle the last mile ». En Grande-Bretagne, le cuivre qui relie les utilisateurs à l’échange de British Telecom est contrôlé par une société qui s’appelle Ofcom. Cet organisme doit permettre aux opérateurs d’utiliser ces infrastructures. Automatiquement, les tarifs baissent. C’est l’utilisateur qui est le grand gagnant. Car la compétition différencie les opérateurs par les services qu’ils offrent. Si on s’en inspire, alors tout va changer. Car les prix vont certainement baisser. Mais, il doit y avoir une volonté de la part du régulateur.
Concernant le National ICT Strategic Plan, comment pensez-vous mettre les paramètres en place pour la libéralisation complète au niveau des télécoms et de la bande passante ?
Il y a plusieurs investisseurs sur le câble SAFE. Mais, au final, la connexion appartient uniquement à Mauritius Telecom. Il faudra trouver une formule qui permette aux autres opérateurs/investisseurs de venir vendre la bande passante à Maurice.
Quand pensez-vous que les Mauriciens auront accès au broadband ?
Les Mauriciens ont déjà accès au broadband. Avec le nouveau service VDSL 2 d’Orange, le débit, sur le plan local, sera dix fois supérieur. Il pourra même dépasser les 50 Mbps. Le service est en train d’être testé et sera lancé très prochainement. Mais combien de temps cela prendra pour atteindre tous les foyers mauriciens ? On ne le sait pas encore. Mais, concernant le haut débit pour l’international, il y aura définitivement un ralentissement. En termes de connexion locale, nous aurons de la vitesse. Mais, il va y avoir un engorgement (jam) pour ce qui est de la connexion internationale. Nous serons limités en termes de capacité. La solution, je pense c’est que les opérateurs des portails locaux soient innovants. Si les portails ont du contenu, alors il ne sera pas nécessaire de se connecter sur les sites internationaux.
100 000 ordinateurs à moins de Rs 10 000 l’unité. Comment cela va-t-il se passer dans le concret ?
Le gouvernement a signé un protocole d’accord avec le géant américain des microprocesseurs AMD (Advanced Micro Devices). AMD ne va pas nous fournir des PC’s, mais des accessoires, tels que les chips, les motherboards et les autres composants d’un PC. Les partenaires d’AMD à Maurice se chargeront de les assembler d’après les normes réglementaires d’AMD, afin d’assurer la qualité, la durée de vie, le standard et la garantie
de 3 ans. AMD procèdera à un exercice d’appel d’offres, fin août, afin de choisir ceux qui vont assembler les PC’s.
Peut-on s’attendre à une offre similaire pour les ordinateurs portables ?
L’accord porte sur les PC’s uniquement. Nous allons commencer avec les PC’s. On verra le response. Éventuellement, nous pourrons négocier pour les laptops. Car l’assemblage des ordinateurs portables est plus complexe.
Et pour ceux qui ne peuvent se permettre un PC à Rs 10 000 ?
Nous allons travailler de concert avec des institutions bancaires sur une formule. Il y aura des critères bien définis pour donner accès à ces ordinateurs aux personnes à faibles revenus.
Est-ce que les PME pourront bénéficier de cette offre ?
Je pense que les autres acteurs doivent jouer leur rôle. La SEDHA doit faire des arrangements avec les institutions financières. Nous sommes là pour l’accord et la forme.
Quel est votre constat du taux de pénétration de l’Internet dans les foyers ?
En 2007, nous étions à 26%. Je suis confiant qu’avec le Net PC et le projet de 100 000 ordinateurs, nous allons dépasser les 50 % d’ici la fin du premier trimestre de l’année prochaine.
À l’étranger, il existe plusieurs forfaits (Internet, téléphonie mobile et télévision) à moindre coût. Comment faire profiter ces forfaits aux Mauriciens au prix bas ?
Comme je disais, si on s’inspire du modèle de BT, alors les prix vont définitivement baisser donc les opérateurs pourront proposer des forfaits à l’intention des Mauriciens.
Le multimédia peine à rentrer dans les foyers mauriciens. Quand pensez-vous que les Mauriciens se mettront à l’ère des dernières technologies ?
Le temps que cela prendra est difficile à dire. Nous avons beaucoup de personnes qui baignent déjà dans le monde du multimédia, tandis que d’autres ne savent même pas allumer un ordinateur. Les programmes de formation sont déjà là. Mais une question demeure : how fast can they learn ?
On soutient que le secteur des TIC va créer 29 000 emplois d’ici à l’an 2011. Comment cela va-t-il se faire ?
Selon le Plan stratégique national 2007-2012 pour les Tics, si on veut que l’informatique devienne le 5e pilier de l’économie, il doit contribuer à hauteur de 7 % au PIB (produit intérieur brut). Ce chiffre est actuellement de 5,8 %. D’ici à 2011, il faudra 29 000 personnes pour cette industrie. Nous avons bien dépassé la barre des 8 000 emplois. Et grâce aux différents programmes de formation, Maurice peut arriver à créer 16 000 emplois. Il manquera donc 13 000 personnes. Nous allons devoir trouver des gens sur le continent africain.
Quels sont les grands projets du National Computer Board ?
Nous avons beaucoup de projets, dont celui des PC’s à moins de Rs 10 000, qui devra être mis sur pied avant la fin de l’année. Dans le cadre du Community Empowerment Programme, nous allons organiser des formations sur la création de contenu et le développement de portail. Nous travaillons aussi sur un projet de Multi National ID Card, avec des partenaires. De plus, nous allons créer 40 e-services additionnels qui permettront aux Mauriciens d’avoir accès aux services gouvernementaux à travers l’outil informatique. Ces services seront lancés bientôt.
Votre bilan de cette 15e édition d’Infotech ?
Nous avons atteint l’objectif voulu. Je pense que nous allons atteindre les 75 000 visiteurs cette année.
Nous avons atteint notre but de créer une plate-forme d’échange entre les intervenants, les délégués étrangers et le public. Les retombées sont positives. Les participants ont demandé que ce type de conférences soit organisé plus souvent. Nous travaillons sur une nouvelle formule, qui consiste à tenir une conférence régionale deux fois l’an.
Les opérateurs se plaignent du monopole de Mauritius Telecom dans le domaine de la télécommunication. Votre sentiment…
Je pense que le régulateur et la Competition Commission doivent commencer à s’activer. Selon la logique de la Competition Act, il faut libéraliser les services de télécommunications. Pour moi, la solution, c’est de s’inspirer du modèle de British Telecom (BT). Il faut « unbundle the last mile ». En Grande-Bretagne, le cuivre qui relie les utilisateurs à l’échange de British Telecom est contrôlé par une société qui s’appelle Ofcom. Cet organisme doit permettre aux opérateurs d’utiliser ces infrastructures. Automatiquement, les tarifs baissent. C’est l’utilisateur qui est le grand gagnant. Car la compétition différencie les opérateurs par les services qu’ils offrent. Si on s’en inspire, alors tout va changer. Car les prix vont certainement baisser. Mais, il doit y avoir une volonté de la part du régulateur.
Concernant le National ICT Strategic Plan, comment pensez-vous mettre les paramètres en place pour la libéralisation complète au niveau des télécoms et de la bande passante ?
Il y a plusieurs investisseurs sur le câble SAFE. Mais, au final, la connexion appartient uniquement à Mauritius Telecom. Il faudra trouver une formule qui permette aux autres opérateurs/investisseurs de venir vendre la bande passante à Maurice.
Quand pensez-vous que les Mauriciens auront accès au broadband ?
Les Mauriciens ont déjà accès au broadband. Avec le nouveau service VDSL 2 d’Orange, le débit, sur le plan local, sera dix fois supérieur. Il pourra même dépasser les 50 Mbps. Le service est en train d’être testé et sera lancé très prochainement. Mais combien de temps cela prendra pour atteindre tous les foyers mauriciens ? On ne le sait pas encore. Mais, concernant le haut débit pour l’international, il y aura définitivement un ralentissement. En termes de connexion locale, nous aurons de la vitesse. Mais, il va y avoir un engorgement (jam) pour ce qui est de la connexion internationale. Nous serons limités en termes de capacité. La solution, je pense c’est que les opérateurs des portails locaux soient innovants. Si les portails ont du contenu, alors il ne sera pas nécessaire de se connecter sur les sites internationaux.
100 000 ordinateurs à moins de Rs 10 000 l’unité. Comment cela va-t-il se passer dans le concret ?
Le gouvernement a signé un protocole d’accord avec le géant américain des microprocesseurs AMD (Advanced Micro Devices). AMD ne va pas nous fournir des PC’s, mais des accessoires, tels que les chips, les motherboards et les autres composants d’un PC. Les partenaires d’AMD à Maurice se chargeront de les assembler d’après les normes réglementaires d’AMD, afin d’assurer la qualité, la durée de vie, le standard et la garantie
Peut-on s’attendre à une offre similaire pour les ordinateurs portables ?
L’accord porte sur les PC’s uniquement. Nous allons commencer avec les PC’s. On verra le response. Éventuellement, nous pourrons négocier pour les laptops. Car l’assemblage des ordinateurs portables est plus complexe.
Et pour ceux qui ne peuvent se permettre un PC à Rs 10 000 ?
Nous allons travailler de concert avec des institutions bancaires sur une formule. Il y aura des critères bien définis pour donner accès à ces ordinateurs aux personnes à faibles revenus.
Est-ce que les PME pourront bénéficier de cette offre ?
Je pense que les autres acteurs doivent jouer leur rôle. La SEDHA doit faire des arrangements avec les institutions financières. Nous sommes là pour l’accord et la forme.
Quel est votre constat du taux de pénétration de l’Internet dans les foyers ?
En 2007, nous étions à 26%. Je suis confiant qu’avec le Net PC et le projet de 100 000 ordinateurs, nous allons dépasser les 50 % d’ici la fin du premier trimestre de l’année prochaine.
À l’étranger, il existe plusieurs forfaits (Internet, téléphonie mobile et télévision) à moindre coût. Comment faire profiter ces forfaits aux Mauriciens au prix bas ?
Comme je disais, si on s’inspire du modèle de BT, alors les prix vont définitivement baisser donc les opérateurs pourront proposer des forfaits à l’intention des Mauriciens.
Le multimédia peine à rentrer dans les foyers mauriciens. Quand pensez-vous que les Mauriciens se mettront à l’ère des dernières technologies ?
Le temps que cela prendra est difficile à dire. Nous avons beaucoup de personnes qui baignent déjà dans le monde du multimédia, tandis que d’autres ne savent même pas allumer un ordinateur. Les programmes de formation sont déjà là. Mais une question demeure : how fast can they learn ?
On soutient que le secteur des TIC va créer 29 000 emplois d’ici à l’an 2011. Comment cela va-t-il se faire ?
Selon le Plan stratégique national 2007-2012 pour les Tics, si on veut que l’informatique devienne le 5e pilier de l’économie, il doit contribuer à hauteur de 7 % au PIB (produit intérieur brut). Ce chiffre est actuellement de 5,8 %. D’ici à 2011, il faudra 29 000 personnes pour cette industrie. Nous avons bien dépassé la barre des 8 000 emplois. Et grâce aux différents programmes de formation, Maurice peut arriver à créer 16 000 emplois. Il manquera donc 13 000 personnes. Nous allons devoir trouver des gens sur le continent africain.
Quels sont les grands projets du National Computer Board ?
Nous avons beaucoup de projets, dont celui des PC’s à moins de Rs 10 000, qui devra être mis sur pied avant la fin de l’année. Dans le cadre du Community Empowerment Programme, nous allons organiser des formations sur la création de contenu et le développement de portail. Nous travaillons aussi sur un projet de Multi National ID Card, avec des partenaires. De plus, nous allons créer 40 e-services additionnels qui permettront aux Mauriciens d’avoir accès aux services gouvernementaux à travers l’outil informatique. Ces services seront lancés bientôt.
Votre bilan de cette 15e édition d’Infotech ?
Nous avons atteint l’objectif voulu. Je pense que nous allons atteindre les 75 000 visiteurs cette année.
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2 Responses to "Newrajlall Burton, chairman du NCB : «La connexion internationale sera engorgée»" 
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said this on 12 Aug 2008 11:42:49 PM MUT
Very good interview.
The big question is whether and how this can be implemented. Mauritius is resourceful and can become an IT hub but it just needs the right approach. The 1st in all that will be the elimination of the monopoly enjoyed by MT and also the setting up of a telecommunication operator to regulate the market. Similar models like OPTA in Netherlands, Regtp in Germany are very solid examples of a deregulated market and where the benefits of heathly competition is enjoyed by the consumers via new products such as Triple Play services ( TV, Broadband, Fixed Line telephony services). Some companies in the UK like Virgin Media are often looking at provining quadruple play that includes Mobile services alongside the other 3 services. What more, you can also make your Mobile number the same asyour home telephone numbers if desired. I am sure these are all servics that can benefit the mauritian customer base but if the right strategy is adopted. |
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said this on 13 Aug 2008 1:50:27 PM MUT
15e édition d’Infotech c t fiasco ... ene tas big company ine boude ek sa ..concerna broadban ki nu gagner la bizin dire dialup la ...nu paye ene connection unlimited mais Orange limit to conection which is which ....???
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Author/Admin)








