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Disparu à Melbourne : le petit Yadhav Munohur toujours introuvable
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By Pradeep Kumar Daby
Published on 15th August, 2008
 
Les parents du petit Yadav Munohur, 9 ans, sont toujours sans nouvelles de ce dernier depuis sa disparition, le jeudi 7 août, à Melbourne, en Australie. Le couple mauricien, Aarti et Kailash, garde encore l’espoir que cette disparition n’est qu’une fugue et que leur fils adoptif leur reviendra sain et sauf.
 

 
Les parents du petit Yadav Munohur, 9 ans, sont toujours sans nouvelles de ce dernier depuis sa disparition, le jeudi 7 août, à Melbourne, en Australie. Le couple mauricien, Aarti et Kailash, garde encore l’espoir que cette disparition n’est qu’une fugue et que leur fils adoptif leur reviendra sain et sauf. Mardi dernier, ils ont assisté à une conférence de presse organisée par l’ensemble des services de police du comté de Victoria. Le couple mauricien, qui a déjà deux filles, les a remerciés pour leurs efforts ainsi que tous les moyens déployés pour retrouver leur benjamin.

Arrivés en Australie en avril, cette année, les Munohur, originaires de Beau-Bassin, avaient choisi d’émigrer pour assurer l’avenir de leurs trois enfants. «Nous avons un neveu et sa sœur qui étudiaient là-bas déjà, et ils nous avaient parlé des avantages pour les petits en Australie », explique Aarti Munohur. Après des démarches, le couple (deux fonctionnaires à Maurice), a mis le cap sur Melbourne où il a élu domicile dans un appartement dans le quartier résidentiel de Hawthorn. Les enfants du couple, ses deux filles et le petit Yadav, sont inscrits dans les meilleures écoles de la ville.

Famille disciplinée
Jeudi, le jour de la disparition du garçon, Aarti était affairée à ses occupations vers 17 heures. Yadav était déjà rentré de l’école et les deux filles faisaient leurs devoirs. Comme souvent, un jour sur deux, Aarti emmène ses enfants Koo Yong Park, qui se trouve à quelques minutes de leur domicile. Ce jeudi-là, Yadav veut aller au parc. Mais Aarti a ses obligations et lui demande de patienter. Selon elle, le gosse ne veut rien entendre et insiste pour que sa mère se plie à ses exigences. «Nous sommes une famille très disciplinée et il n’était pas question de céder à ses caprices. Je ne pouvais pas laisser les filles à la maison pour aller au parc », raconte Aarti, interrogée au téléphone.

Face à son refus, Yadav fonce vers la porte et s’en va sans attendre la permission de sa mère. «J’ai cru que ce n’était qu’une petite colère », explique Aarti qui sait que Yadav est incapable de fuguer. Mais, elle veut en avoir le cœur net. A peine quelques minutes passées, elle décide de retrouver le garçon. Elle laisse ses deux filles à la maison et file jusqu’au parc. Chemin faisant, elle demande à certaines personnes qu’elle si elles ont vu un garçon qui correspond au profil de Yadav. Mais tous lui répondent par la négative. Aarti ne désespère pas. Au parc, elle interroge d’autres personnes. En vain ! Ce n’est que plus tard, après la tombée de la nuit et alors que les rues sont pratiquement vides, que le couple avisera les autorités policières. Cet après-midi, juste après l’escapade de Yadav, il s’est mis à pleuvoir abondamment et le niveau du cours d’eau Gardiners Creek est monté. A un certain moment, les recherches de la police se sont dirigées vers cet endroit. « Je ne crois pas que Yadav a pu aller là, car il ne sait pas nager », fait ressortir Aarti. Cette sombre perspective a été dissipée après les recherches menées par la Police Air Wing, les Water Crews et le State Emergency Service Volunteer. La police a distribué des pamphlets descriptifs sur le petit garçon et a visionné une caméra de surveillance, qui n’a rien donné. Elle a aussi écarté toute relation entre la disparition de Yadav et une tentative d’enlèvement d’un jeune adolescent survenu quelque temps auparavant. La famille Munohur a elle-même placardé des affiches aux arrêts du tramway et stations ferroviaires. Elle a eu l’aide de la Victorian Taxi Drivers Association qui a collé ces affiches.

Les parents de Yadav décrivent ce dernier comme « un garçon vivant et intelligent». Adopté d’un ashram de Mumbai, à l’âge de sept ans, il s’était rapidement adapté aux réalités mauriciennes. « On parlait le français à la maison à Maurice. Yadav n’a eu aucun mal à parler cette langue », confie Aarti. A Melbourne, il n’a eu aucun mal à se faire des amis et il aimait aller à la bibliothèque et le parc.