Elle est professeur de karaté dans la toute première école du genre à Rose-Belle. Devant ce petit bout de femme très bien habillée et maquillée, personne ne devinera jamais que, derrière son apparence bcbg, se cache une femme avec une poigne de fer.

Son amour pour le karaté ne lui est pas venu tout à fait par hasard. En 1998, elle va filmer une compétition de karaté à laquelle participe sa soeur aînée. Admirative devant la force et les mouvements précis des participants, elle veut aussi faire ce sport qui, pour elle, est unique.

Lalida Payendee « Je n'ai pas perdu de temps, je me suis inscrite dans la même école que ma soeur, la Oyama Kyokhushinkai Karate Association. J'ai eu la chance d'avoir un super entraîneur en la personne de Senseï Nanda Venkatakisnen, qui est ceinture noire 3e dan. C'est à force de persévérance et d'efforts que je suis arrivée là où je suis aujourd'hui. Je me suis entraînée très dur », raconte cette jeune femme mariée.

Concilier sport et vie conjugale
Ce n'est pas toujours évident de concilier le sport et la vie conjugale, mais heureusement qu'elle a un  mari compréhensif, qui pratique aussi le karate. Alors, pas de souci, ils se comprennent. Lalida confie avec humour qu'elle est aujourd'hui devenu meilleure que sa soeur aînée, qui avait pourtant fait ses débuts bien avant elle. Mais aucune rivalité n'existe entre les deux
femmes.

« Bien au contraire, ma soeur est très fière de moi et elle ne cesse de m'encourager. J'ai beaucoup de soutien autour de moi, mes amis du club de karaté, mon entraîneur, ma famille, mon mari et mes amis. C'est vrai qu'au début, ce n'était pas toujours facile, mais j'ai appris à gérer mon temps et mon mari m'aide beaucoup. Je dois impérativement m'entraîner tous les jours pendant trois heures », explique-t-elle.

Hommes ou femmes, elles les envoient tous au tapis. Quand elle est sur le tatami, elle ne voit devant elle que des adversaires et c'est pareil pour ces derniers : « Quand je me bats contre des hommes, je ne leur fais pas de cadeau et ils font pareil pour moi. La femme n'est pas considérée comme plus faible. Sur le tatami, nous sommes tous égaux ».

La discipline
Cela fait bientôt sept mois qu'elle est responsable des cours de karaté donnés à plus d'une trentaine d'élèves âgés entre 7 et 22 ans, garçons aussi bien que filles. Elle affirme que ses élèves sont très appliqués et que le karaté ne cesse de fasciner et de faire de nouveaux adeptes de la discipline.

« Le karaté est une discipline qui demande une grande préparation physique et psychologique, ce n'est qu'après des heures d'entraînements intensifs qu'on arrive à maîtriser chaque mouvement, chaque prise. Ce qui fascine encore plus, c'est que ce n'est pas qu'un sport où l'on se bat, mais une discipline qui vous donne confiance en vous et qui vous forge une sacrée personnalité », laisse-t-elle entendre.

Le 23 août prochain, elle va participer au 6e championnat national de Oyama Kyokhushinkai Karate - Full Contact Knock Down Karate Tournament.