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Zones d'ombre autour de la mort de Josian l'Enclume
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By Reshad Toorab
Published on 17th August, 2008
 
Les circonstances entourant la mort de Josian L'Enclume restent floues. La famille de la victime pointe un doigt accusateur vers les policiers de l'hôpital Dr A.G. Jeetoo. Ils auraient failli à recueillir les confessions de Josian, juste avant qu'il ne sombre dans le coma.
 

 
Les circonstances entourant la mort de Josian L'Enclume restent floues. La famille de la victime pointe un doigt accusateur vers les policiers de l'hôpital Dr A.G. Jeetoo. Ils auraient failli à recueillir les confessions de Josian, juste avant qu'il ne sombre dans le coma. « Li ti dire guette Joceline ki fine faire moi en présence docteur, infirmier, domestiques l'hôpital », déclare Sylvestre l'Enclume, 57 ans. Le père est convaincu que son fils n'a pu se donner la mort car il aimait trop la vie. Mercredi dernier, en cour intermédiaire, il a accusé sa belle-fille d'avoir mortellement agressé Josian. « Sa femme détient la clé du mystère ». Sylvestre L'Enclume estime que les enquêteurs devraient considérer cette affaire comme un homicide et non un suicide.

Le père raconte que, mardi soir, son fils et ses petits-enfants se sont rendus à une veillée mortuaire. Josian avait demandé à sa mère de rester. Joceline, sa femme, prise de colère devait proférer des menaces. La veille déjà, Josian s’était plaint que son épouse l'ait menacé. « Elle aurait dit que si elle avait su, elle nous aurait empoisonnés tous. J’ai conseillé à mon fils de donner une déposition à la police mais il n’a pas voulu », affirme Sylveste. « Mon fils était malheureux depuis qu'il a découvert que sa femme avait un amant. Ce n’était un secret pour personne. Josian habitait chez ses beaux-parents. Au mois d’avril, Joceline nous convoque. Mon fils m’a dit qu’elle lui a demandé d'évacuer les lieux, parce qu’elle avait quelqu'un d'autre dans sa vie. Josian pourrait venir voir ses enfants s'il le désirait. » Sylvestre a conseillé au couple de bien réfléchir : « Mon fils ne voulait pas partir. Il a demandé à sa femme de penser aux enfants, d'oublier l'autre homme et de lui donner une autre chance », confie le père.

Le jour du drame, Sylvestre reçoit un appel de son fils. Il est 2h15 du matin. Son fils lui aurait dit : « Mo pe alle mort. Guette Joceline kin faire moi ».

Ses parents se rendent aussitôt chez lui. Trop tard : ils verront le corps de  Josian, recouvert d'un drap, dans la cour. Il avait reçu diverses blessures au corps et une forte odeur de substance nocive se répandait dans l'air.

Les proches de Josian l’emmènent à l'hôpital. « Il n’a pas cessé de dire que sa femme l'avait agressé. C’est regrettable qu’aucun policier n’ait consigné ses propos. Pendant deux heures, il a pu parler. Après l’opération, il est tombé dans le coma », raconte Sylvestre.

Les parents de Josian estime impossible que Josian ait pu s'infliger lui-même ses blessures, ni que sa femme ait pu agresser son mari avec un couteau, surtout si elle a reçu de l’acide au visage. « Ou gagne coute l'acide dans lizieu, kouma ou défanne ou ? Bizin ena complice dans sa lamort Josian là », assurent les L'Enclume.