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La rhinite : pas une maladie bénigne !
- By Radha Rengasamy
- Published 23rd August, 2008
- Category: Actualités
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Vous éternuez et vous vous mouchez souvent ! Ou alors votre nez coule tout au long de l’année sans que vous soyez pour autant enrhumé ! Vous êtes probablement atteint d’une rhinite allergique. En trente ans, la fréquence de ces allergies a doublé et l’on estime aujourd’hui que 10 à 15 % des habitants des pays industrialisés souffrent, à divers degrés, de ce trouble.
Cette recrudescence ne semble pas tant liée à la pollution extérieure, qu’au confinement croissant des habitations. L’isolation des habitations a pour effet d’augmenter la densité des allergènes domestiques, notamment les produits d’entretien ou les acariens, à l’intérieur même des logements.
Comme toutes les allergies, les rhinites allergiques sont liées à une réponse immunitaire anormale de l’organisme à une substance (allergène) à laquelle la personne est devenue sensible. C’est ce qu’explique le Dr Ishaq Jowahir, généraliste du privé. «Au cours de cette première phase de sensibilisation, l’individu produit des anticorps particuliers qui reconnaissent précisément l’allergène en cause. Ces anticorps vont se fixer sur certaines cellules des muqueuses, nasales notamment, pour provoquer la libération de facteurs inflammatoires. C’est cette réaction inflammatoire qui entraîne les troubles caractéristiques : écoulement nasal, picotements, éternuements, parfois associés à un larmoiement et à une perte de l’odorat», souligne le médecin.
Héréditaire aussi
Extrêmement fréquentes, les rhinites allergiques sont dues à des acariens, des pollens ou des poils d’animaux. Mais il y a aussi des cas de rhinite autres que celle de type allergique. Par exemple, la maladie peut également être due à l’abus de certains médicaments.
Par ailleurs, la rhinite allergique peut aussi parfois être héréditaire. Ainsi les personnes ayant un ou les deux parents atteints d’une maladie allergique ont plus de risque de développer, elles-mêmes, une allergie sous la forme d’une rhinite, notamment. Ce qui est inquiétant est que dans le cas de la rhinite sévère, elle peut à la longue provoquer des crises d’asthme, met en garde le Dr Jowahir. À savoir que chaque année, l’asthme est responsable de 180 000 décès dans le monde. Il est donc évident
que la rhinite allergique est loin d’être une maladie bénigne.
D’ailleurs, le professeur français Jean Bousquet s’est adressé à l’OMS pour la convaincre de s’intéresser à son étude sur l’impact de la rhinite allergique sur l’asthme. Il estime qu’il ne faut pas prendre à la légère la rhinite allergique et soutient que les médecins doivent revoir la prise en charge des patients qui en sont atteints.
Selon lui, les médecins doivent aussi faire preuve de davantage de vigilance pour prévenir l’asthme chez ces patients à travers un traitement approprié.
L’engagement de l’OMS
En 2002, l’OMS a franchi un pas important en publiant le rapport ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma) qui dresse un état des lieux de la rhinite allergique. Son objectif est de présenter une stratégie de prévention de l’asthme afin qu’il y ait une meilleure prise en charge des patients.
L’étude montre que 80 % des asthmatiques présentaient préalablement une rhinite. Une prise en charge précoce aurait donc pu permettre d’éviter l’aggravation de la maladie et son évolution. Le groupe d’experts d’ARIA a aussi fait des recommandations concernant le traitement de la rhinite allergique. «Les antihistaminiques, par voie orale, ou les corticoïdes, par voie nasale, constituent les classes thérapeutiques les plus efficaces pour une rhinite allergique légère », soulignent ces spécialistes.
Pour des symptômes plus importants, les médecins, selon eux, peuvent prescrire un corticoïde par voie locale.
Pour ne pas confondre avec d’autres affections
Lors d’une rhinite allergique, le nez est bouché. Il coule plutôt vers l’avant et démange furieusement. À l’inverse, un nez complètement bouché, avec des sécrétions qui tendent à se diriger vers la gorge, devrait plutôt faire penser à une sinusite.
Pendant un rhume classique, le nez se bouche d’un côté puis de l’autre, brûle, et les sécrétions sont visqueuses. Chez un enfant, il est souvent plus difficile de faire la différence entre un rhume et une rhinite allergique. Le signe caractéristique pour détecter une rhinite allergique est alors de regarder s’il se gratte le nez avec la paume ou avec les doigts. Car tout se résume à une petite phrase : le rhume fait mal au nez, alors que la rhinite allergique gratte.
Cette recrudescence ne semble pas tant liée à la pollution extérieure, qu’au confinement croissant des habitations. L’isolation des habitations a pour effet d’augmenter la densité des allergènes domestiques, notamment les produits d’entretien ou les acariens, à l’intérieur même des logements.
Comme toutes les allergies, les rhinites allergiques sont liées à une réponse immunitaire anormale de l’organisme à une substance (allergène) à laquelle la personne est devenue sensible. C’est ce qu’explique le Dr Ishaq Jowahir, généraliste du privé. «Au cours de cette première phase de sensibilisation, l’individu produit des anticorps particuliers qui reconnaissent précisément l’allergène en cause. Ces anticorps vont se fixer sur certaines cellules des muqueuses, nasales notamment, pour provoquer la libération de facteurs inflammatoires. C’est cette réaction inflammatoire qui entraîne les troubles caractéristiques : écoulement nasal, picotements, éternuements, parfois associés à un larmoiement et à une perte de l’odorat», souligne le médecin.
Héréditaire aussi
Extrêmement fréquentes, les rhinites allergiques sont dues à des acariens, des pollens ou des poils d’animaux. Mais il y a aussi des cas de rhinite autres que celle de type allergique. Par exemple, la maladie peut également être due à l’abus de certains médicaments.
Par ailleurs, la rhinite allergique peut aussi parfois être héréditaire. Ainsi les personnes ayant un ou les deux parents atteints d’une maladie allergique ont plus de risque de développer, elles-mêmes, une allergie sous la forme d’une rhinite, notamment. Ce qui est inquiétant est que dans le cas de la rhinite sévère, elle peut à la longue provoquer des crises d’asthme, met en garde le Dr Jowahir. À savoir que chaque année, l’asthme est responsable de 180 000 décès dans le monde. Il est donc évident
D’ailleurs, le professeur français Jean Bousquet s’est adressé à l’OMS pour la convaincre de s’intéresser à son étude sur l’impact de la rhinite allergique sur l’asthme. Il estime qu’il ne faut pas prendre à la légère la rhinite allergique et soutient que les médecins doivent revoir la prise en charge des patients qui en sont atteints.
Selon lui, les médecins doivent aussi faire preuve de davantage de vigilance pour prévenir l’asthme chez ces patients à travers un traitement approprié.
L’engagement de l’OMS
En 2002, l’OMS a franchi un pas important en publiant le rapport ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma) qui dresse un état des lieux de la rhinite allergique. Son objectif est de présenter une stratégie de prévention de l’asthme afin qu’il y ait une meilleure prise en charge des patients.
L’étude montre que 80 % des asthmatiques présentaient préalablement une rhinite. Une prise en charge précoce aurait donc pu permettre d’éviter l’aggravation de la maladie et son évolution. Le groupe d’experts d’ARIA a aussi fait des recommandations concernant le traitement de la rhinite allergique. «Les antihistaminiques, par voie orale, ou les corticoïdes, par voie nasale, constituent les classes thérapeutiques les plus efficaces pour une rhinite allergique légère », soulignent ces spécialistes.
Pour des symptômes plus importants, les médecins, selon eux, peuvent prescrire un corticoïde par voie locale.
Pour ne pas confondre avec d’autres affections
Lors d’une rhinite allergique, le nez est bouché. Il coule plutôt vers l’avant et démange furieusement. À l’inverse, un nez complètement bouché, avec des sécrétions qui tendent à se diriger vers la gorge, devrait plutôt faire penser à une sinusite.
Pendant un rhume classique, le nez se bouche d’un côté puis de l’autre, brûle, et les sécrétions sont visqueuses. Chez un enfant, il est souvent plus difficile de faire la différence entre un rhume et une rhinite allergique. Le signe caractéristique pour détecter une rhinite allergique est alors de regarder s’il se gratte le nez avec la paume ou avec les doigts. Car tout se résume à une petite phrase : le rhume fait mal au nez, alors que la rhinite allergique gratte.
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