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Il vend du rêve : le Malien leur pique Rs 1,2 M, il avait promis de la poudre d’or
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By Irshaad Olitte
Published on 23rd August, 2008
 
Il faut toujours se méfier des inconnus, dit le proverbe. Surtout quand ils sont beaux parleurs et étrangers, qu’ils vous proposent un business, hyper-rentable, et qu’ils viennent… d’Afrique! Un homme d’affaires mauricien et son partenaire français l’auront appris à leurs dépens.
 

 
Il faut toujours se méfier des inconnus, dit le proverbe. Surtout quand ils sont beaux parleurs et étrangers, qu’ils vous proposent un business, hyper-rentable, et qu’ils viennent… d’Afrique! Un homme d’affaires mauricien et son partenaire français l’auront appris à leurs dépens.

Ils avaient cru dur comme fer un Malien et bu comme…du petit lait ses paroles mielleuses. Il leur avait promis de se faire de l’argent, sans problème, grâce à la poudre d’or qu’il se faisait fort de leur procurer. Séduits par la perspective de bénéfices juteux, nos deux businessmen lui ont confié leur pécule, soit près de Rs 1,5 million.

De poudre d’or, ils ne verront pas la couleur, et le méchant renard malien s’est volatilisé avec leurs espèces sonnantes et trébuchantes !

Tout commence en début d’année. Un Malien, qui dit s’appeler Moussa Diaketé, prend contact avec des Français. Il est en quête de partenaires pour un business d’or et se dit grand patron de la société Gold-Al-Sarl. Un Français installé à Paris est séduit. Il contacte son partenaire mauricien, habitant du Nord, pour se lancer dans cette affaire qui pourrait rapporter gros. Estimation de l’investissement initial : 471 000 euros, soit Rs 19 millions.

Les deux parties se mettent d’accord et Moussa Diaketé réclame un paiement partiel (‘part payment’) de 30 000 euros, soit Rs 1,2 million. La somme est censée servir à payer les taxes douanières et à faciliter l’acheminement d’une première cargaison à Maurice.

Le 8 août, le Malien débarque à Maurice pour rencontrer son partenaire mauricien. Il dépensera près de Rs 100 000 comme frais de transport, de logement et de bouche. Mais l’Africain n’est pas en possession de la poudre d’or qui devait servir à produire des lingots…

Il explique que la poudre est restée bloquée à Bamako. Le Mauricien et le Français flaireront le coup fourré lorsque l’Africain commence à leur proposer d’autres modalités pour mener à bien leur partenariat. Le Français tombe des nues en s’entendant dire que la poudre d’or est, cette fois, à Paris. Il lui faudra, semble-t-il, débourser 11 000 euros supplémentaires, soit Rs 462 000, pour récupérer la cargaison.

Le Mauricien saisit aussitôt la police de Goodlands et porte plainte contre l’indélicat tandis que le Français saisit les autorités de son pays. Lorsque les hommes du sergent Beebeeejaun se mettent à sa recherche, le Malien avait déjà mis les voiles.

Il a été arrêté dans son pays grâce aux contacts du Quai d’Orsay. « Il faut se rendre à l’évidence, il nous a roulé dans la farine. La prochaine fois, nous serons plus vigilants dans nos démarches », jure tout penaud l’homme d’affaires mauricien.