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Gilberte Vellien : une touche féminine sous l’uniforme de la SSU
- By Nathalie Marion Mungur
- Published 24th August, 2008
- Category: Cover Story , Cahier Fam
- Views: 973
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Les femmes en uniforme sont attirantes. C’est ce qu’on pense dès qu’on la voit. Surtout que l’uniforme de la SSU lui sied à merveille. De plus, une femme qui manie la matraque... Du coup, Gilberte Vellien attire les regards.
Le béret bleu, porté de travers, la chemise impeccable, affichant fièrement ses deux galons de caporal, le bas du pantalon terminant dans de gros boggys noirs, Gilberte Vellien est la responsable des onze femmes qui font partie de la Women Intervention Team. Mais, elle n’a perdu rien de sa féminité.
Son rouge léger, son khol, son eyeliner et son mascara sont autant de preuves. « Ce n'est pas parce que je fais un job, considéré comme étant un métier d'homme, que je ne dois pas me maquiller. L'uniforme est une chose, mais j'assume ma féminité et ne la cache pas », précise Gilberte Vellien.
D’ailleurs, elle précise que pour faire ce boulot, il suffit tout simplement d’avoir du courage et de la détermination. « Nous nous entraînons beaucoup. Et faisons beaucoup de sport. Par exemple, avec les membres du Groupe d’Intervention de la Police Mauricienne (GIPM), nous avons fait deux trainings de commando, qui comprennent des descentes en rappel, des descentes d'un hélicoptère et du canoë kayak », souligne-t-elle.
Ce métier, c’est elle qui l’a choisi, il y a 18 ans de cela. Et elle le fait toujours avec passion. Pourtant être policière n'a jamais été le rêve de petite Gilberte. C'est une carrière d'esthéticienne qu'elle voulait embrasser. « On ne fait pas toujours ce qu'on désire. N'empêche, j’adore ce que je fais », précise-t-elle.
« J’étais timide et complexée »
C’est le père de Gilberte, feu Cyril Lebrasse, qui l’a poussée à devenir policière. La raison : c’était un job où il y a une sécurité d'emploi. Mais cela n'a aucunement déplu au caporal Vellien, dont le métier lui a été bénéfique sur plusieurs plans. « J'étais une fille très timide, complexée, repliée sur elle-même. J'ai appris à me forger un caractère solide grâce à la police, surtout la SSU. Aussi, j'ai beaucoup évolué. Je rencontre des gens de diverses couches sociales et j’apprends toujours des choses différentes », précise notre interlocutrice.
Gilberte et ses collègues ont pour tâche d'escorter les prisonnières, jugées dangereuses, qui doivent se rendre au tribunal (aux Assises). On fait appel à elles quand il y a des manifestations ou des émeutes. Un métier à risque donc ! Gilberte ne le cache pas. « Il y a toujours des risques. Mais, il faut savoir garder la tête sur les épaules », précise-t-elle, forte de ses six années passées à la SSU.
Cette unité de la police, Gilberte n'avait pas choisi d'en faire partie. C'est un concours de circonstances qui l'a amenée à rejoindre une équipe qui était principalement composée d'hommes. « J'avais, depuis mon entrée dans la force policière en 1990, connu plusieurs unités. J’ai travaillé tour à tour à la National Coast Guard, à la Traffic Branch, au Passport and Immigration Office. En 2002, j'ai demandé à être mutée à la Police Training School car je voulais exercer en tant que Physical Instructor. Mais, je me suis retrouvée à assumer cette fonction au sein de la SSU. Mais, avec les nouvelles recrues masculines, comme j'étais la seule femme au sein de cette division, cela a poussé les responsables à mettre sur pied la Women Intervention Team. Cela fut fait six mois plus tard », rappelle Gilberte.
Depuis qu’elle est en charge de cette équipe, Gilberte a connu des hauts et des bas. Elle se souvient encore quand elle était coincée, avec une dizaine de ses collègues, dans une usine de la Compagnie Mauricienne de Textile (CMT). C’était en mars 2005 et les travailleurs chinois menaçaient de mettre le feu à l'usine. «Ils menaçaient d'asperger les policiers d’acide. Les grands moyens avaient été déployés pour faire face à cette situation. Mais, nous
nous sommes retrouvés coincés à l'intérieur de l'usine. Lorsqu’ils ont tenté d’enfoncer la porte, j'ai eu la peur de ma vie », dit-elle.
Souhaite-t-elle que ses deux fils, Jordan (12 ans) et Norman (11 ans) fassent ce métier ? Non, répond-elle catégoriquement. Pas tellement à cause du danger, mais parce que ce métier, avec ses horaires flexibles, empiète beaucoup sur la vie sociale. Néanmoins, Gilberte n'hésite pas une seconde à encourager ses enfants à pratiquer le sport, une autre de ses passions.
Fashion victim
Madame compte une trentaine de médailles et une dizaine de trophées, remportés lors des diverses compétions auxquelles elle a pris part depuis son plus jeune âge. À l'école, elle faisait de l'athlétisme et du volley-ball. Elle avait pris ses distances du sport lorsqu’elle a quitté l'école. Mais depuis qu'elle est entrée dans la force policière, elle a recommencé avec beaucoup plus d’ardeur.
Le sport, elle en pratique pour garder la forme. Mais aussi pour assouvir sa soif de compétition. Elle pratique actuellement du volley-ball, du basket-ball, de la natation, du badminton, de l'athlétisme. Bref, aucun sport et, surtout, aucune compétition ne laisse Gilberte indifférente. Si elle se sent obligée de prendre part à toutes les compétitions, c'est parcequ’il « n'y a pratiquement plus de relève ». Les jeunes, dit-elle, ont d’autres préoccupations que de s’adonner au sport.
Au boulot, Gilberte est tout le temps en pantalon et en bottes. N’empêche, notre caporal est une fashion victim. Elle adore la mode. « Quand je ne porte pas l’uniforme, j’aime être coquette et chic », dit-elle. Et oui, une fois le boulot terminé, c'est une Gilberte transformée qui fait surface.
Elle porte alors, comme le jour où nous l’avons rencontrée, un pantalon rose, assorti d'une ceinture argentée et d'un haut blanc. Elle a des cheveux dans le vent, des mèches blond doré, et porte des ballerines. Sans compter qu’elle a des ongles parfaitement manicurés, sur lesquels il y a des motifs de fleurs. « J'ai moi-même fait ces petits dessins sur mes ongles », confie Gilberte, toute fière.
Notre interlocutrice aime aussi les parfums tendances. Elle porte des vêtements branchés. Et, par-dessus tout, elle s’habille assorti. C’est une priorité. Eh oui, notre Gilberte aime prendre soin d’elle-même. Même si elle ne rend pas souvent visite à l’esthéticienne, elle fait elle-même ses soins à la maison. Ses crèmes du jour, de nuit, elle ne peut s'en passer. «Il faut toujours prendre soin de soi. L’âge ne doit pas être un obstacle », dit celle qui est déjà debout à 05 h 30 chaque matin et qui prend 10 minutes pour se maquiller.
« Je ne sors jamais sans être maquillée. C’est primordial pour moi de faire bonne impression », dit Gilberte. La preuve…
Elle aime, elle déteste
Elle craque pour : les accessoires. Barrettes, bracelets, colliers : Gilberte ne peut résister à tout ce qui agrémente les vêtements.
Elle déteste : l'hypocrisie
Elle aime : le shopping. Pendant le week-end, elle sort la plupart du temps pour faire du shopping.
Elle déteste : l'injustice.
Elle aime : le parfum. « Je n'ai pas de parfum préféré. Tout ce qui sent bon me plaît ».
Elle ne supporte pas : qu'on la dérange quand elle dort.
Elle ne peut se passer : des séries 'carri brilé'. En ce moment, c'est ‘La fille du jardinier’ qui la scotche devant le télé à 18h 30.
Elle n'aime pas : tout ce qui est terne et sobre.
Elle prend plaisir : à faire des gâteaux pour sa famille, surtout une génoise.
Elle a horreur : des cafards
Elle adore : la pizza. Mais s'est fait une solide réputation de « manz tout »
Elle déteste : les travaux ménagers, qu'elle se tape chaque dimanche.
Elle aime : décorer sa maison.
Le béret bleu, porté de travers, la chemise impeccable, affichant fièrement ses deux galons de caporal, le bas du pantalon terminant dans de gros boggys noirs, Gilberte Vellien est la responsable des onze femmes qui font partie de la Women Intervention Team. Mais, elle n’a perdu rien de sa féminité.
Son rouge léger, son khol, son eyeliner et son mascara sont autant de preuves. « Ce n'est pas parce que je fais un job, considéré comme étant un métier d'homme, que je ne dois pas me maquiller. L'uniforme est une chose, mais j'assume ma féminité et ne la cache pas », précise Gilberte Vellien.D’ailleurs, elle précise que pour faire ce boulot, il suffit tout simplement d’avoir du courage et de la détermination. « Nous nous entraînons beaucoup. Et faisons beaucoup de sport. Par exemple, avec les membres du Groupe d’Intervention de la Police Mauricienne (GIPM), nous avons fait deux trainings de commando, qui comprennent des descentes en rappel, des descentes d'un hélicoptère et du canoë kayak », souligne-t-elle.
Ce métier, c’est elle qui l’a choisi, il y a 18 ans de cela. Et elle le fait toujours avec passion. Pourtant être policière n'a jamais été le rêve de petite Gilberte. C'est une carrière d'esthéticienne qu'elle voulait embrasser. « On ne fait pas toujours ce qu'on désire. N'empêche, j’adore ce que je fais », précise-t-elle.
« J’étais timide et complexée »
C’est le père de Gilberte, feu Cyril Lebrasse, qui l’a poussée à devenir policière. La raison : c’était un job où il y a une sécurité d'emploi. Mais cela n'a aucunement déplu au caporal Vellien, dont le métier lui a été bénéfique sur plusieurs plans. « J'étais une fille très timide, complexée, repliée sur elle-même. J'ai appris à me forger un caractère solide grâce à la police, surtout la SSU. Aussi, j'ai beaucoup évolué. Je rencontre des gens de diverses couches sociales et j’apprends toujours des choses différentes », précise notre interlocutrice.
Gilberte et ses collègues ont pour tâche d'escorter les prisonnières, jugées dangereuses, qui doivent se rendre au tribunal (aux Assises). On fait appel à elles quand il y a des manifestations ou des émeutes. Un métier à risque donc ! Gilberte ne le cache pas. « Il y a toujours des risques. Mais, il faut savoir garder la tête sur les épaules », précise-t-elle, forte de ses six années passées à la SSU.
Cette unité de la police, Gilberte n'avait pas choisi d'en faire partie. C'est un concours de circonstances qui l'a amenée à rejoindre une équipe qui était principalement composée d'hommes. « J'avais, depuis mon entrée dans la force policière en 1990, connu plusieurs unités. J’ai travaillé tour à tour à la National Coast Guard, à la Traffic Branch, au Passport and Immigration Office. En 2002, j'ai demandé à être mutée à la Police Training School car je voulais exercer en tant que Physical Instructor. Mais, je me suis retrouvée à assumer cette fonction au sein de la SSU. Mais, avec les nouvelles recrues masculines, comme j'étais la seule femme au sein de cette division, cela a poussé les responsables à mettre sur pied la Women Intervention Team. Cela fut fait six mois plus tard », rappelle Gilberte.
Depuis qu’elle est en charge de cette équipe, Gilberte a connu des hauts et des bas. Elle se souvient encore quand elle était coincée, avec une dizaine de ses collègues, dans une usine de la Compagnie Mauricienne de Textile (CMT). C’était en mars 2005 et les travailleurs chinois menaçaient de mettre le feu à l'usine. «Ils menaçaient d'asperger les policiers d’acide. Les grands moyens avaient été déployés pour faire face à cette situation. Mais, nous
Souhaite-t-elle que ses deux fils, Jordan (12 ans) et Norman (11 ans) fassent ce métier ? Non, répond-elle catégoriquement. Pas tellement à cause du danger, mais parce que ce métier, avec ses horaires flexibles, empiète beaucoup sur la vie sociale. Néanmoins, Gilberte n'hésite pas une seconde à encourager ses enfants à pratiquer le sport, une autre de ses passions.
Fashion victim
Madame compte une trentaine de médailles et une dizaine de trophées, remportés lors des diverses compétions auxquelles elle a pris part depuis son plus jeune âge. À l'école, elle faisait de l'athlétisme et du volley-ball. Elle avait pris ses distances du sport lorsqu’elle a quitté l'école. Mais depuis qu'elle est entrée dans la force policière, elle a recommencé avec beaucoup plus d’ardeur.
Le sport, elle en pratique pour garder la forme. Mais aussi pour assouvir sa soif de compétition. Elle pratique actuellement du volley-ball, du basket-ball, de la natation, du badminton, de l'athlétisme. Bref, aucun sport et, surtout, aucune compétition ne laisse Gilberte indifférente. Si elle se sent obligée de prendre part à toutes les compétitions, c'est parcequ’il « n'y a pratiquement plus de relève ». Les jeunes, dit-elle, ont d’autres préoccupations que de s’adonner au sport.
Au boulot, Gilberte est tout le temps en pantalon et en bottes. N’empêche, notre caporal est une fashion victim. Elle adore la mode. « Quand je ne porte pas l’uniforme, j’aime être coquette et chic », dit-elle. Et oui, une fois le boulot terminé, c'est une Gilberte transformée qui fait surface.
Elle porte alors, comme le jour où nous l’avons rencontrée, un pantalon rose, assorti d'une ceinture argentée et d'un haut blanc. Elle a des cheveux dans le vent, des mèches blond doré, et porte des ballerines. Sans compter qu’elle a des ongles parfaitement manicurés, sur lesquels il y a des motifs de fleurs. « J'ai moi-même fait ces petits dessins sur mes ongles », confie Gilberte, toute fière.Notre interlocutrice aime aussi les parfums tendances. Elle porte des vêtements branchés. Et, par-dessus tout, elle s’habille assorti. C’est une priorité. Eh oui, notre Gilberte aime prendre soin d’elle-même. Même si elle ne rend pas souvent visite à l’esthéticienne, elle fait elle-même ses soins à la maison. Ses crèmes du jour, de nuit, elle ne peut s'en passer. «Il faut toujours prendre soin de soi. L’âge ne doit pas être un obstacle », dit celle qui est déjà debout à 05 h 30 chaque matin et qui prend 10 minutes pour se maquiller.
« Je ne sors jamais sans être maquillée. C’est primordial pour moi de faire bonne impression », dit Gilberte. La preuve…
Elle aime, elle déteste
Elle craque pour : les accessoires. Barrettes, bracelets, colliers : Gilberte ne peut résister à tout ce qui agrémente les vêtements.
Elle déteste : l'hypocrisie
Elle aime : le shopping. Pendant le week-end, elle sort la plupart du temps pour faire du shopping.
Elle déteste : l'injustice.
Elle aime : le parfum. « Je n'ai pas de parfum préféré. Tout ce qui sent bon me plaît ».
Elle ne supporte pas : qu'on la dérange quand elle dort.
Elle ne peut se passer : des séries 'carri brilé'. En ce moment, c'est ‘La fille du jardinier’ qui la scotche devant le télé à 18h 30.
Elle n'aime pas : tout ce qui est terne et sobre.
Elle prend plaisir : à faire des gâteaux pour sa famille, surtout une génoise.
Elle a horreur : des cafards
Elle adore : la pizza. Mais s'est fait une solide réputation de « manz tout »
Elle déteste : les travaux ménagers, qu'elle se tape chaque dimanche.
Elle aime : décorer sa maison.
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5 Responses to "Gilberte Vellien : une touche féminine sous l’uniforme de la SSU" 
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alain
Rating:
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said this on 27 Aug 2008 3:22:32 PM MUT
tres bien madame bonne continuation
pauvres vagabonds ki gagne en coute matraque ou bien en koute boggy |
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ramboo
Rating:
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said this on 27 Aug 2008 9:34:54 AM MUT
very good. pa bliye get ek veille ban policier ki boire dan travail ek zot faire film .
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Citoyen
Rating:
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said this on 26 Aug 2008 12:50:54 PM MUT
She is indeed very cute and very professional. This is a good example of our Mauritian women. Keep it up Gilberte and I wish you can yourself give a good example compared to one Cindy Legallant. A world of difference !
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raymond
Rating:
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said this on 26 Aug 2008 10:37:18 AM MUT
Its nice to have people who are sincere and like to to their job passionately!
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chombolila
Rating:
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said this on 26 Aug 2008 3:40:02 AM MUT
eski sa madame la pou capave fer taper gaigne per, ? mo esperer ki li bien equiper ek kone fer karater tousala pou aret criminel.mo esperer ki li reusi dan so cariere eh ki li fer ene bon travail dan nou societer malade la.
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Author/Admin)






