L’affaire a pris d’énormes proportions depuis que les médias s’y sont mêlés. Une Sud-Africaine de 31 ans a quitté la région du Cap le 5 août dernier et pris l’avion pour Maurice en compagnie de son fils de six ans, sans le consentement du père avec qui elle vit séparé depuis un certain temps.
C’est dimanche que le Times d’Afrique du Sud a étalé cette affaire sur la place publique. Le journal a fait état de la plainte du père, Arneten Velden, 48 ans, contre sa compagne, Rosemarie Langley, pour enlèvement. Sans l’en avertir, elle a fait une demande pour un deuxième passeport pour leur enfant, Aiden, et s’en est servi pour lui faire quitter le pays. En douce.
Un nouveau départ
Durant des semaines, Arneten Velden a passé des nuits blanches, ignorant où se trouvait son fils. C’est alors qu’il s’est souvenu que son ancienne compagne lui avait parlé de la possibilité qu’elle puisse trouver du travail à Maurice. Et que ce serait un nouveau départ pour elle et leur enfant.
C’était en mars. Mais il n’a pas voulu entendre parler de cette séparation. Il tient à son fils et, du fait qu’il en a obtenu la garde, il s’y oppose en usant de son droit de veto. Mais c’était mal connaître Rosemarie Langley qui a fait une demande pour un second passeport pour Aiden, prétextant avoir égaré le premier dans un déménagement alors, qu’en fait, il était en la possession du père.
Constatant que son fils n’était plus inscrit à son école et en ayant eu confirmation que sa mère a trompé sa confiance, Arneten Velden n’a eu d’autre recours que de saisir la justice. En invoquant les clauses de la Convention de La Haye afin que son fils lui soit rendu.
Les autorités mauriciennes alertées, la Trackting Team du Passeport and Immigration Office a été sommée de retrouver mère et fils. C’est finalement dans la soirée de mercredi qu’ils ont été localisés à Grand-Baie. Alors qu’officiellement, ils devaient habiter chez des amis aux Plaines-Wilhems. Arneten Velden ayant fait le voyage pour Maurice, Rosemarie Langley a été gentiment invitée à rentrer en Afrique du Sud.
Les autorités mauriciennes ont refusé qu’elle demeure au pays même si elle a proposé de remettre son enfant au père. Pour le Home Office, c’est à la justice sud-africaine de décider qui aura la garde de l’enfant bien que le père a obtenu un ordre temporaire de la Haute Cour du Cap.